28 Avril 2019
C'est plutôt questionner cette manière présente tant dans le roman que dans le film de mettre en exergue une scène de meurtre et la fascination ("ma scèe préférée"). Pris hors contexte, on a littéralement, ma scène préférée est le meutrere d'un arabe. C'est cette promiscuité que je questionne. Le dispositif camusien, sans garde-fou. Donc volontaire (chez quelqu'un qui a reçu le prix Nobel). Si mon commentaire produit de la nausée, c'est tant mieux, vous êtes encore humain en comparaison du dispositif camusien presque inconscient, qui veut toucher à une sublimation. La question deviendrait est-e simplement une esthétique ? Je ne suis pas 100% décolonial, auquel cas il faudrait décoloniser les provinces. Simplement, je dois avoir trop écouter Par exemple, L'écrivaillon prend en compte l'enquête de Serge Arfi sur Nicoals Sarkozy alors il est étrange qu'il ne tienne pas compte de ces vidéos : "Oublier Camus, le colonialiste à visage humain" sur la chaîne de Serge Tostain "Albert Camus : Michel Onfray a tort !" sur Miziane TV (les trois premières minutes décrivent mon point de vue, cette distorsion d'avec le légende). Et pour nuancer une hagiographique : "Camus pour les paumés (tout savoir sur Camus)" sur Rendez-vous au 19, mais bizarrement cet entretien me me mal à l'aise. Le même malaise surgirait de nos jours avec quelques phrases de Jean-Jacques Audubon, qui trouvait que les journées où il n'avait tué qu'une centaine d'oiseau pour pouvoir en peindre un seul étaient des journées ratées. De nos jours, cela passerait-il sans une certaine circonspection, voire un malaise éprouvé. Là où je ne souhaite pas trop être critique d'Albert Camus, c'est qu'il reprend beaucoup des thèses socialistes libertaires de Jean-Paul Sartre tout en les décalant dans le temps, c'est visible dans les Justes, cette idée de se dominer soi-même pour dominer les autres (dispositif éculé de la subjectivité, Deleuze le dessine dans la figure 15 du chapitre 8 de Le Pli, Louis Althusser en parle comme double spécularité, Blanchot en évoquer les deux termes dans l'Ecriture du désastre, 1980, avec Sujet et subjectvité, Alain Badiou à la fois Lacano-Deleuzien et Althussero-Foucaldien parle bien des DEUX sujets et donc du vinculum d'autorité, par exemple dans Conditions ou Voyages mentaux philosophiques). Ce n'est que cela, mais c'est bien là que ça cloche. C'est de ce ressort dont il est question : la facination subjective, l'interpellation (Althusser) esthétique. J'ai remis un peu d'excipeint histoire de faire passer le comprimé mais vuos ne pourrez pas ne pas tenir compte de : "Oublier Camus, le colonialiste à visage humain" "Albert Camus : Michel Onfray a tort !" PS : l'excipient s'appelle de la théologie rationnelle ou encore un style classique d'aborder les problèmes, de les naturaliser. J'ai une profonde gêne face au nihilisme de Camus, car il n'y a pas d'amour dans sa philosophie (c'est volontaire de sa part et assumé). Ce n'est même pas de la haine, c'est un "inconscient" structurel, seul une lecture de Fanon la fait ressurgir. Et il faut avoir lu Guillaumin pour comprendre qu'il y a le même ressort entre l'esclavage (indigénat) et le sexage (ce pourquoi j'évoquais la femme d'Albert Camus ou alors cette anecdote qui veuille qu'il s'étonne auprès d'un ami que ses amantes l'oublie si vite et passent à un autre, dissymétrie posée par Camus propre au sexage prédateur). Oui j'enrobe cela de termes compliqué pour dire que ce n'est guère glorieux, que ça ne sent pas la lumière de Dréan ou de "L'été" (ou plutôt que celle-ci aveugle).