28 Mai 2026
C'est une troisième version (en cours) et réécriture de notre article sur le dividuel, cette générosité qui force au respect, cette séréntité qui intégre l'échec au parcours notamment comme erreur productive sans repentir. Il n'y a pas d'individu, d'identité de l'individu, nous évoluons jusqu'à abandonner nos intuitions première. Nous ne sommes point l'union d'une et d'un corps. Dire que
« Au-dessous du niveau microéconomique de l’individu, il y a le niveau infra-économique ; […] l’individu, au niveau de l’infra, n’est pas un, il peut se rassembler pour faire un ; il peut valoir pour un, du point de vue des niveaux supérieurs ; mais en lui-même, il est multiple ; il est fait de multiples tendances : des expressions et orientations potentielles maintenues ensemble, en tension. »
est une gabegie. Ça n'avance à rien, c'est ne pas comprendre que notre discours est pris dans une métaphysique et une théologie funeste, celle qui n'a pas compris ou plutôt entériné l'invention du zéro. Gilles Deleuze éssaye de s'en tirer avec l'invention des multiplicités (manifolds ou variétés en langage mathématique). Mais c'est toujours une théologie qui parle, non pas celle de l'Enai Panta, de l'Un-Tout. L'origine et le nombre, c'est un peut cela dans quoi nous bloque la métaphysique de l'alternative de l'Un et du Multiple et l'obsession de Platon de revenir à l'Unité, bref à l'Alpha ne se comprend que si on comprends que les nombres commence avec le multiple. Nous devrions commencer à compter à zéro et à ne pas commence l'ordre des préséance à zéro.
La pseudo politique subjective du dividualisme met en jeu le personnage de l'« l’enfant rieur » qui sommeille en nous et nous mettre en contact avec des forces insoupçonnées, profondes, qui nous portent vers la vie et nous donnent la force de supporter l’insupportable. Mais on demeure là dans une définition de la vie comme ce que l'on peut supporter, une définition passive et non une définition active, la vie c'est ce qu'on peut créer.
Pour rappel, le logos passe aussi par la constitution intégrative de personnage : les figures de l'« l’enfant rieur » ou du « rire d'or » auquel vient s'ajouter cette dimension « clameur ». A l'inverse dans la logique compassionnelle de la vulnérabilité il s'agit de ne jamais disclamer autrui, de l'accueillir, c'est le motif de la bienveillance du tuteur.
Désolé mais je ne savais pas que les deleuziens pouvaient dire autant de bêtises ; « Rien ne divise ni ne multiplie autant l’individu que sa propre relation à l’avenir. L’incertitude n’est pas seulement externe, relative aux accidents et aux actions imprévisibles des autres. Elle l’agite de l’intérieur. » D'où vient cette exaspération fait à cette intériorité paranoïaque qui cache mal sont individualisme sous le terme dividualisme.
On atteint des sommets avec
l’« individu » est un « dividuel » [2].
Lire autant d'ineptie sur une substance qui n'existe pas, qui est une pétition de principe métaphysique et théologique avant tout, sur l'étance, sur l'essence... volonté et immanence ne font pas bon ménage...
« L’affectivité ne concerne pas des investissements personnels ou subjectifs mais plutôt des autonomies décisionnelles dont on peut uniquement dire qu’elles résident dans le champ relationnel en tant que tout ondulatoire non spécifié – ou, pour être plus précis, dans les mouvements d’une sensibilité dividuelle-transindividuelle transversale aux différentes échelles, traversant le champ relationnel, communiquant des affections d’une manière qui sectionne résolument le flux à chacun de ses passages, produisant des événements singuliers de jugement perceptuel, ou des « abductions », qui débouchent sur des actions. Le problème réside dans l’idée même que ce sont les facteurs hédoniques de la douleur et du plaisir qui président en dernière instance au choix et orientent la production, au niveau de la sympathie, de tendances animées par la passion et la volonté. L’alternative au fondement de la décision et de la volition dans la distinction hédoniste entre douleur et plaisir consiste à introduire la catégorie de l’intensité au sein de ce cadre affectif. L’intensité n’est pas hédoniste. Ce n’est pas un état subjectif qui exprimerait l’investissement affectif d’une personne. C’est une dimension propre aux événements entre lesquelles la vie du corps est bandée. L’intensité d’un événement lui confère la vigueur de sa teneur qualitative : ce que Hume appelle sa « vivacité ». Hume évoque toujours la vivacité d’un phénomène en termes de degrés. L’intensité n’est pas binaire, comme la douleur et le plaisir, mais repose sur un continuum. Hume ne décrit jamais la vivacité comme un état, mais toujours comme une force. La vivacité ou intensité d’une impression ou idée la rend plus affective, et donc plus effective en tant que génératrice de passion et de tendance. Le concept d’intensité peut paraître étrange à l’aune des critères hédonistes habituels. C’est l’idée d’une force qualitative immanente aux événements qui leur confère le pouvoir d’effectuer des transitions : le pouvoir décisionnel d’opérer une section prolongeant le flux des événements. L’intensité est la sensation d’une volition affective. »
Suit une somme d'ineptie théologique
L’autonomisation du choix par l’intuition
Le sujet d’intérêt individuel ne peut plus être considéré comme l’agent autonome d’un choix calculé.
La décision a lieu : affectivement-systémiquement, dans une zone non consciente d’autonomie processuelle où cohabitent des états incompatibles. C’est l’événement qui décide, au moment où il a lieu.
L’amorçage (priming) — La forme de conditionnement qui consiste à moduler le comportement en implantant des présuppositions et en activant des tendances au sein d’une situation de rencontre ouverte, se nomme amorçage (priming) [3]. Pour des illustrations de ces dispositifs d’amorçage, voir…. L’amorçage n’opère pas tant à travers des phénomènes de stimulus-réponse que par le biais de signaux (cues) dont la force est d’ordre situationnel. L’amorçage concerne les positions-seuils (les présuppositions) qui orientent l’arrivée du participant au sein de la situation, ainsi que les tendances associées qui font évoluer cette orientation à travers la rencontre. Ainsi, l’amorçage n’exerce pas le même type de pouvoir que les mécanismes normatifs-disciplinaires (dont les deux formes de conditionnement traditionnelles, le conditionnement opérateur et le conditionnement de type pavlovien, offrent un modèle extrêmement condensé). C’est précisément parce que l’amorçage oriente et active, modulant plus qu’il ne moule, qu’il est incapable de garantir une pareille uniformité des résultats.
Cela signifie que l’amorçage opère avec le dividuel. Son mode opératoire présuppose un contre-courant tendanciel dans la vie de l’individu dont la meilleure approche est affirmative et dont la complexité est telle que seul un certain pourcentage de réussite est garanti.
Cela ne signifie pas que le capitalisme est dépourvu de toute possibilité de joie.
Le militant endoctrine et inculque ; l’activiste module et induit.
Hume et les néolibéraux avaient tout faux. La satisfaction ne survient pas à la fin, pour peu que l’on ait poursuivi son intérêt personnel. Elle survient en chemin, dans la valeur auto-affirmatrice du processus même.
Pourquoi dire que ce sont des inéprie car il faut savoir sortir du délire.
𝐖𝐞 𝐀𝐫𝐞 𝐒𝐰𝐢𝐦𝐦𝐢𝐧𝐠 𝐈𝐧 𝐃𝐞𝐥𝐢𝐫𝐢𝐮𝐦
”Left to itself, the mind does not lack the power to pass from one idea to another, but indeed does so haphazardly, in a delirium that goes through the universe dreaming up fire-breathing dragons, winged horses, giants, and other monstrosities. On the other hand, the principles of human nature impose on this delirium unchanging rules as laws of passage, transition, and inference, in accordance with Nature itself.
From this point on, however, a strange battle ensues. Because if it is true that the principles of association determine the mind by imposing on it a nature to discipline its delirium or fictions of the imagination, conversely the imagination uses these same principles to pass off its fictions and fantasies as real, lending them a surety they would not otherwise have. In this sense, what is proper to fiction is feigning the relations themselves, inducing Active relations, and making us believe in tales of madness. The liar comes in this way to believe his lies by repeating them. And education, superstition, eloquence, and poetry all work in the same way. It is no longer on the path of science that we go beyond experience, confirmed by Nature itself and a corresponding calculation; we go beyond it always and everywhere in our delirium, which dreams up a counter-nature and ensures the fusion of anything whatsoever. David Hume is here effecting a second major displacement in philosophy: for the traditional concept of error he substitutes the concept of illusion or delirium, according to which there are not false but illegitimate beliefs, illegitimate operations of the faculties, and illegitimate functionings of relations. In this respect, Kant once again owes something essential to Hume. We're not threatened by error. It's much worse: we're swimming in delirium.”
On nage en plein délire
"Laissé à lui-même, l'esprit ne manque pas le pouvoir de passer d'une idée à l'autre, mais il le fait vraiment au hasard, dans un délire qui traverse l'univers en rêvant de dragons, de chevaux ailés, de géants et d'autres monstruosités. Par contre, les principes de la nature humaine imposent à ce délire des règles inchangées comme lois de passage, de transition et d'inférence, conformément à la nature elle-même. Toutefois, à partir de maintenant, une étrange bataille s'ensuit. Parce que s'il est vrai que les principes d'association déterminent l'esprit en lui imposant une nature de discipliner son délire ou les fictions de l'imagination, inversement l'imagination utilise ces mêmes principes pour faire passer ses fictions et ses fantasmes comme réels, en leur prêtant une caution qu'ils fer n'ont pas autrement. En ce sens, ce qui est approprié à la fiction, c'est de feindre les relations elles-mêmes, d'inciter des relations actives et de nous faire croire aux histoires de f
Le menteur vient de cette façon pour croire ses mensonges en les répétant. Et l'éducation, la superstition, l'éloquence et la poésie fonctionnent tous de la même façon. Ce n'est plus sur le chemin de la science que l'on va au-delà de l'expérience, confirmée par la Nature elle-même et un calcul correspondant ; on va au-delà toujours et partout dans notre délire, qui rêve une contre-nature et assure la fusion de n'importe quoi. David Hume est ici en train d'effectuer un deuxième déplacement majeur en philosophie : pour le concept traditionnel d'erreur il remplace le concept d'illusion ou de délire, selon lequel il n'y a pas de croyances fausses mais illégitimes, d'opérations illégitimes des facultés et de fonctionnement illégitimes des relations. À cet égard, Kant doit encore une fois quelque chose d'essentiel à Hume. Nous ne sommes pas menacés par l'erreur C'est bien pire on nage dans le délire. ”
Gilles Deleuze bien avant l'Anti-Œdipe et Mille Plateaux est déjà de le « délire-désire » dès 1953, qui est contre la dénégation de Gilles Deleuze lui-même bien un des modes socratique. Deleuze a toujours été un théologien et un chamane de la puissance du faux.
Il est dommage que les mathématique se soient longtemps jouée sur un mode viennois celui de la théorie des ensembles, alors que la théorie des catégorie, introduite en France . C'est par exemple Jean-Tousssain Desanti qui a dit , il dira bien des années plus tard que la géométrie algébrique sont les mathématiques les plus raffinées qui soit. On est loin des mathématiques différentielles des infiniment petits, de l'infinitésimal.
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Étymologie
(par analogie avec résidu) Emprunté au latin residuum, neutre subst. de l'adjectig residuus « qui est de reste » (résider), desidere donne désirer, obsidere (assiéger) donne obsidional, c'est-)-dire ce qui concerne le siège, considére donc considération ; dans les cas de viols et d'agression sexuelles on a la sidération, le désir consiste donc quelqe part à se lever et suivre son impulsivité ou ses envie parfois insonsidérée. En terme de séméiance, on a notamment a) 1331 « reliquat d'un compte » (Giry, Les Etablissements de Rouen, t. 2, p. 139); b)vers 1380 « ce qui reste » (Jean Lefèvre, Trad. La Vieille, 10 ds T.-L.); c) 1694 math. résidu d'une division (Ac.);
(individuel) : première mention en 1372 individuel « indivisible » (Denis Foulechat, Trad. du Policraticus de Jean de Salisbury, fo52 roa ds R. Ling. rom. t. 33, p. 322).
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Notes
[1]. D'abord publié dans Multitudes 2017/3 (n° 68), pages 77 à 87, ce texte a été mis en ligne sur Cairn.info le 06/11/2017. Ce texte est composé de plusieurs extraits du livre de Brian Massumi intitulé The Power at the End of the Economy (Durham, Duke University Press, 2015), qui sera publié fin 2017 par les éditions Lux dans la traduction française d’Armelle Chrétien sous le titre Le pouvoir à la fin de l’économie.
[2]. Gilles Deleuze, « Post-scriptum sur les sociétés de contrôle », Pourparlers, Paris, Minuit, 1990, p. 244.
[3b]. (Gilles Deleuze: “Hume”. Desert Islands and Other Texts, 1953 – 1974. English edition 2004, edited by David Lapoujade, translated by Michael Taormina, p.165 edited)
{3b] (Gilles Deleuze : « Hume ». Îles désertes et autres textes, 1953 – 1974. Édité par David Lapoujade)
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