26 Septembre 2025
« le propagandé [le manipulé] est convaincu qu'il agit et décide par lui-même,
alors qu'il ne le fait pas. »
Je me permets de vous faire remarquer que Paul Virilio a excessivement travaillé sur la propagande et a montré que celle-ci remontait à la propagande de la foi. C'est que la propagande-manipulation appartient au théologico-politique, elle a été voulue sous la forme « l'Eglise pense », sous la forme du platonisme pour le peuple qu'est le christianisme qui a recouvert la pensée bisexuelle de Platon. On peut même aller plus loin est dire que Nietzsche utilise la propagande en laissant au lecteur l'illusion qu'il a de conclure les aphorisme de Nietzsche, c'est même un des 10 conseils qu'il donne à Lou Salomé. La propagande-manipulation entretient le sentiment de liberté tout en orientant les comportement « vous êtes libre de refuser », « et avec ceci », ce aussi le nudge. Une propagande efficace doit donner l'impression de choix tout en supprimant des alternatives. Les supermarchés fonctionnent dessus puisqu'il ne vendent que de l'industriel servi par palette entières, même les tomates (La PLM en premier) en sont le bon exemple. Une tomate actuelle a une forme ronde et une peau plus épaisse pour supporter les 5 jours d'acheminement et de distribution jusqu'au consommateur là où une tomme « traditionnelle » ne tenait que quelques jours. Les tomates industrielles sont blanches à l'intérieur avec d'énormes alveoles (trous). Même chose avec les crevettes que l'on rend roses alors qu'elles pêchées grises ou encore le miel qui est récolté sous forme d'une patte et que l'on va rendre liquide et onctueux. Même choses avec le sucre de canne qui est roux et et que l'on raffine pour le blanchir. Le but de la propagande sera de vous faire accepter cela comme "naturel ». Les individus (ce résultat de 2000 ans de façonnage) croient prendre des décisions libres mais en réalité ils suivent des schémas prédéterminés qui répondent aux besoins du système. On dit individus car ces « êtres humains » croient avoir un esprit, une pensée autonome alors que les différents régimes de pensées nous sont extérieurs, couchés bien souvent en un texte (ce que nous avons vu être la médiation intellectuel mais dire cela est un remède au nihilisme on ne peut pas changer les choses mais les accompagner en les influençant par l'inertie du nombre ou lez détruire par stupidité, par nihilisme actif. Mais on peut renoncer à vouloir changer le monde et donc sortir du nihilisme dès lors qu'on abonde et valide une illusion communes qui de fait rend sein les interaction interne à la communauté qui les détient. On leur a même adjoint une subjectivité c'est-à-dire l'impression d'une volonté tournée vers la domination. Une propagande réussie se confond avec le sentiment d'autonomie personnelle, bref d'épanouissement. Il faut s'y conformer. C'est le problème de l'illusion fondamentale de l'homme moderne. Cet homme moderne, cet « individu », cet « être humain », ce résultat d'un long dressage croit que l'accès à l'information équivaut à la compréhension (alors qu'elle n'est que médiation, filtre, appauvrissement) et que la diversité apparente des sources garantit la liberté de choix (alors que ce choix se réduit à une alternative asymétrique comme le second tour d'une élection à suffrage). Pour Jacques Ellul, « la propagande moderne est fondée sur une analyse rationnelle de la psychologie ». La thèse que nous avançons ici est que La propagande moderne est le résultat de la théologie rationnelle médiévale, de son dressage jusque dans le concepts baroques qui en tant que pointes et traits d'esprit valident le reste. Psychologie et analyse rationnelle sont les outil du théologico-politique autre nom de la théologie rationnelle ou scholastique. Ne pas voir cela c'est se maintenir dans l'une des deux formes du secret, non pas le secret inassignable parce qu'il « change sans cesse de nature », mais le secret ignoré, ignoré alors que visible, ignoré car personne ne le veut voir. Ce sont là déni et dénégation. Elle fournit des raisons logiques pour des comportements désirés, tout en rendant d'autres logiques psychologiquement inaccessibles ou trop coûteuses socialement. C'est ainsi qu'apparaît ce que Jacque Ellul appelle une fausse conscience. Mais fausse conscience et conscience sont la même chose pour la simple raison que la conscience a toujours un objet, que comme dans tout phénomène de prestidigitation, elle se focalise sur un objet et ignore tout le reste, l'à-côté, le latéral où se passent réellement les choses. Au passage vous pouvez ici comprendre tout Mille Plateaux de Deleuze et Guattari en ce que vous avez le naturel et le contre-nature, c'est-à-dire ce qui est acceptable en tant que comportement désiré par vous et entretenu par la société et son crédit social (qui existe sous la forme de la notation google). Ce naturel, cet acceptable c'est ce que se développe sur le plan d'organisation et de développement, bref l'apollinien chez Nietzsche puisque Deleuze n'en fait qu'une reprise et puis vos avez ce qui est plus « coûteux socialement », le mariage contre nature et le devenir imperceptible qui ne sont perçu que sur le plan de consistance, le dionysiaque en somme (sachant que le socratique n'est pas loin dans 4 des 6 modes de la participation, dont le désir, dont le délire, dont le chamane socratique, dont l'intermédiaire que met en place Deleuze, celui qui est à la fois et successivement conceptualiste, réalistes des idées et empiriste dans la manière d'aborder certains problèmes, mais il les aborde de trois manière c'est sa chaosmose, son hétérogenèse ou ce qu'il appellera son incohérence). S'éloigne-t-on de Jacques Ellul, non on met juste à jour la propagande de la théologie rationnelle et de la philosophie naturelle propre au naturalise de Deleuze qui prend pour naturelle (c'est-à-dire centrée comme pour tous ses schémas en spirale qui peuplent ses livres et ses cours) ; Vous perdre dans labyrinthe, vous pendre dans une tollé d'araignée avec une profusion d'information c'est ce que veut réussir Deleuze, pour pouvoir vous maintenir dans sa subjectivité, la faire passer pour une nouvelle subjectivité, celle du plan de consistance, celle du vinculum vertical que vous retrouverez fig. 15 du chapitre 8 du Pli (1988) et qui est comme un jeu de marionnettes, alors que vous n'avez qu'un choix, celui de ne pas être attaché. Vous ne pouvez que devenir, mais pas advenir. Surtout pas. Là est la propagande théologique.
La propagande utilise des méthode diffuse pour agir et « entailler » (provoguer-entraîner-concerner) :
- la création d'un environnement total (ce sont les télécran de 1984, ces télévision à capteur et caméra, al seule différence est qu'aujourd'hui ils tiennent dans votre mais où sont posé avec clavier sur votre bureau ou tablette de train), c'est l'englobant
- la basse fréquence pour ne pas se faire repérer mais avoir un impact encore plus destructeur sur vos résistances, c'est l'insidieux.
- la coordination psychologique, diffèrent secteurs de la société agissent comme par synchronicité comme dirait Jung, ce qui frappe d'autant plus les esprits alors qu'ils ne font que transmette sans se concentrer le même type de message ou de contenu. C'est ceci qui crée l'illusion de sens, de ce que notre vie devrait avoir un sens et non une mission (la mission ici pouvant être : ne pas céder à la propagande qu'est le conformisme précisément en ce conformant et en éduquant sur le long termes contre cette vision de la philosophie qui la réduirait à un système ouvert de concept auto-référentiel ou non suivant les moment ou ensemble flous d'essences vagues ou au cognitif, en tant que prolongement du behaviorisme, du prévisible auquel on aurait adjoint l'affect et le percept - donc plus du tout auto-référentiel pour sûr).
- l'unanimité artificielle de la chaosmose. On est typiquement dans un idéalisme en ce que se dernier poussent les naïf à l'action. « le propagandé [le manipulé] devient l'instrument de son propre contrôle. » Par facilité et par biais de confirmation, on va chercher l'information qui confirme soit notre comportement déviant soit nos habitudes installées. C'est validation. C'est l'une des 4 formes de regard chez Milan Kundera. On élimine dès lors tous les risques qui peuvent menacer leur équilibre psychologique. C'est essentiellement pourquoi notre cerveau est conditionné par la peur et que nos politiciens le savent, car induire la peur implique (« entaille ») que nos choix seront fait par inertie, par le principe de la moindre action, ce qui est aussi une manière de maintenir l'ordre social ou moral, appelons ainsi le squelette de ce que l'on nomme société en ce qu'elle est faire d'individus et de communauté auxquels se sont adjoints les subjectivités et leur groupe d'emprise, comme facteurs de mutation. Il s'agit de muter pour que la démocratie n'advienne pas, pour la simple raison que le théologico-politique qui empoigne la propagande depuis des siècle est opposé à la démocratique. Non pas que la subjectivité serait verticale (bien que de domination) et la démocratie serait horizontale (c'est là encore une manière de la rendre impossible), car la subjectivité souhaite se maintenir, maintenir sa domination par la propagande ignorée de tous et toutes, il y a que nos confrères animaux qui perçoivent notre folie incendiaire, par la raréfaction de leur diversité.
Et c'est là que renversement on comprend le clinamen pour sortir de cette propagande, de ce déterminisme absolu. La déclinaison des matérialiste comme Épicure.