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Publié par Perrine Gaust

Cet article est une ébauche

Il semble qu'un premier décret municipal tente de rendre la cocarde obligatoire dans Paris, dès 1789.

l'épisode du banquet du régiment des Flandres :

En septembre 1789, les gardes du corps du roi à Versailles décient d'organiser les 1er octobre un banquet en l'honneur du régiment des Flandre, nouvellement venu en renforts. Pçurtant la disette de pain parisienne dû à un manque d'approvisionnement en farines et en céréales est largement connue et relayée par les journaux. Le repas est prévu pour 300 convives dérange une partie des parisiens. Le prix est fixé à vingt-six livres par menu par Deharmes, traiteur versaillais,, sans compter les vins, les liqueurs, les glaces ou encore les bougies et l'orhestre. Le banquet a lieu dans la grande salle de l'opéra du château de Versailles, salle ordinairement réservée aux banquets des délégations étrangères à Versailles, c'est-à-dire aux plus grands événements. Ll'opulence en période de disette passe mal aux yeux des parisiens.

Le  1er octobre 1789, vers le dessert, le roi, revient de la chasse et décide d'aller avec la reine et le dauphin saluer le banquet. Il passe entre les tables, et se fait aborder par des hommes ivres. Plusieurs toasts sont proposés — au roi, au dauphin, à la famille royale — et acceptés cordialement. Un toast à la Nation est rejeté. À un moment de la soirée, après le passage du roi, la cocarde monochrome (blanche ou noire, on ne sait) est déclarée seule vraie cocarde. Aucune cocarde n'est piétinée, mais des soldats de la garde nationale qui portent, eux, la cocarde bleue et rouge des bourgeois la Commune de Paris de leur uniforme se la voient enlevée, ou arrachée, pour être remplacée par une cocarde d'une seule couleur. La cocarde blanche incarne le roi, le blanc étant la couleur des Bourbons .

 

Les enjeux autour de la cocarde :

L’épisode est relayé par le bouche à oreille puis dans la presse journalière. On ne parle pas encore de cocardes piétinées.. En revanche, le refus du vœu de santé à la Nation et l'affront fait à la cocarde  trcolore patriotique est un exemple des enjeux liés à un simple triple bout de tissu. Les cocardes sont faites en feuille si on relève l'anecdote de Camille Desmoulins, et surtout en laine et en soie suivant la classe à laquelle on appartient.

En septembre 1793, éclate lune querelle autour du port de la cocarde par les femmes dans l'espace public. La Convention nationale rend le port de la cocarde obligatoire le 21 septembre 1793 sous peine de prison.

DÉCRET
DELA
CONVENTION NATIONALE,
Du 21 Septembre 1793, l'an deuxième de la République Française,
une et indivisible,

Qui enjoint aux Femmes de porter la.
Cocarde tricolore.

JLA CONVENTION NATIONALE , sur la
proposition d'un membre, décrète que les Femmes
qui ne porteront pas la cocard e tricolore, seront
punies, la première fois, de huit jours de prison ;
en cas de récidive, elles seront réputées suspectes ;
et quant à celles qui arracheroient a une autre ou
profaneroient la cocarde nationale, elles seront
punies de six années de réclusion.

Visé par l' Inspecteur. Signé BLAUX.

Collationné à l'original par nous président et secrétaires de 1a
Convention Natioale. A Paris, le 21 septembre 1793. L'an second
de la République Française, une et indivisible. Signé par CAMBON
fils   aîné,   président,   P.   LEJEUNE   et  J AGOT,   secrétaires

A notre époque

Par effet de sinistrisme, le terme « cocarde » a souvent été repris dans les milieux nationalistes ou républicains français. L'écrivain nationaliste Maurice Barrès avait ainsi dirigé un journal nommé La Cocarde. On parle également d'écrivain ou de chansonnier « cocardier » pour désigner l'élan nationaliste de la fin du xixe siècle. C'est aussi le nom du syndicat étudiant de droite souverainiste La Cocarde étudiante fondée en 2015.

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