7 Septembre 2025
Wilfrid Sellars (1912-1989) occupe une position centrale dans l'histoire de la philosophie analytique du XXe siècle, constituant un pont essentiel entre les développements du positivisme logique et les orientations contemporaines de la philosophie de l'esprit et de la connaissance. Né dans une famille de philosophes - son père Roy Wood Sellars était lui-même un philosophe matérialiste influent - Wilfrid Sellars, en héritier intellectuel du positivisme logique, a développé une œuvre systématique dont l'essentiel des thèses se caractérise par une tentative ambitieuse de réconcilier l'image scientifique du monde avec l'image manifeste, c'est-à-dire notre expérience quotidienne ordinaire, tout en défendant un réalisme scientifique sophistiqué qui reconnaît la primauté ontologique des entités théoriques de la science sur les objets du sens commun. Cela a révolutionné notre compréhension de la perception et de la connaissance en démontrant que même nos expériences les plus élémentaires impliquent déjà une structure conceptuelle acquise socialement, remettant ainsi en question les fondements de l'empirisme traditionnel, à travers la distinction fondamentale entre l'espace des raisons et l'espace des causes naturelles, qui permet de préserver la spécificité normative de la cognition tout en maintenant une position matérialiste cohérente (cohérentisme de la justification). Formé initialement à l'Université du Michigan puis à Harvard et Oxford, Wilfrid Sellars a enseigné successivement à l'Université de l'Iowa, du Minnesota, de Yale et finalement à Pittsburgh, où il a contribué à faire de ce département l'un des centres majeurs de la philosophie analytique et où il a développé l'essentiel de ses thèses. Son influence s'étend bien au-delà de son époque, touchant des domaines aussi variés que la philosophie de l'esprit, l'épistémologie, la philosophie du langage et même l'éthique, mais c'est principalement par ses contributions à la philosophie de la perception et de la connaissance qu'il a marqué de manière indélébile le paysage intellectuel contemporain.
L'apport le plus célèbre et peut-être le plus révolutionnaire de Sellars à la philosophie des sciences réside dans sa critique radicale de ce qu'il nomme « le mythe du donné » (the myth of the given). Cette expression désigne l'idée selon laquelle il existerait des données sensorielles ou des expériences immédiates qui constituent un fondement épistémologique indubitable pour notre connaissance, des éléments qui seraient directement « donnés » à la conscience sans médiation conceptuelle et qui pourraient servir de base certaine à l'édifice de la connaissance scientifique. Sellars démontre que cette conception, qui traverse toute la tradition empiriste depuis Locke jusqu'au positivisme logique, repose sur une confusion fondamentale.
Son argument central, développé notamment dans Empiricism and the Philosophy of Mind (1956), établit que toute connaissance, même la plus élémentaire, est déjà conceptuellement structurée et s'inscrit dans ce qu'il appelle « l'espace des raisons » (space of reasons). Il n'existe pas d'expérience brute ou de sensation pure qui pourrait justifier nos croyances sans faire appel à des concepts et à des relations inférentielles. Cette thèse implique que même nos rapports d'observation les plus simples en science présupposent déjà un arrière-plan conceptuel et théorique complexe. Lorsqu'un scientifique observe « un électron dans une chambre à brouillard », il ne fait pas l'expérience directe d'une entité, mais mobilise tout un réseau de concepts théoriques, d'instruments de mesure et de pratiques scientifiques établies.
Cette critique du donné conduit Sellars à développer une théorie cohérentiste de la justification qui rompt avec le foundationalism (fondationnalisme) traditionnel. Selon le foundationalism, nos croyances forment une structure hiérarchique où certaines croyances de base (les croyances fondamentales) tirent leur justification de l'expérience directe et servent ensuite de fondement à d'autres croyances dérivées. Sellars rejette cette image architecturale de la connaissance au profit d'une conception holistique où nos croyances se soutiennent mutuellement dans un réseau cohérent de relations inférentielles. Dans cette perspective, aucune croyance individuelle ne possède de statut épistémologique privilégié, et c'est la cohérence globale du système qui confère sa légitimité à chacun de ses éléments. Cette approche anticipe et influence profondément les développements ultérieurs de la philosophie des sciences, notamment les travaux de Thomas Kuhn sur les paradigmes scientifiques et ceux de Willard Van Orman Quine sur l'holisme épistémologique.
Cette conception holiste et sociale de la connaissance conduit Wilfrid Sellars à développer une théorie sophistiquée de la perception qui rompt définitivement avec les modèles fondationnalistes traditionnels. Selon Wilfrid Sellars, les énoncés d'observation comme « ceci est rouge » ne tirent pas leur autorité épistémique d'un contact privilégié avec une réalité donnée, mais de leur place dans un réseau complexe de pratiques linguistiques et conceptuelles qui déterminent les conditions de leur assertabilité garantie. Un énoncé d'observation est fiable non pas parce qu'il reflète passivement une donnée sensorielles indubitable, mais parce que celui qui l'énonce maîtrise les concepts pertinents et se trouve dans les conditions appropriées pour appliquer ces concepts de manière fiable. Cette fiabilité elle-même n'est pas une propriété intrinsèque de l'énoncé ou de l'expérience qui lui correspond, mais résulte d'un processus complexe de formation et de calibration sociale au cours duquel les membres d'une communauté linguistique apprennent à reconnaître les circonstances dans lesquelles certains types d'énoncés peuvent être légitimement assertés. La perception devient ainsi non pas un processus passif de réception d'informations, mais une activité conceptuelle sophistiquée qui mobilise des capacités apprises socialement et qui s'inscrit dans un espace de raisons partagé par une communauté.
La critique du mythe du donné s'accompagne chez Wilfrid Sellars d'une théorie positive de la connaissance qui accorde une place centrale au caractère conceptuel et social de toute forme de cognition. Contrairement aux théories empiristes traditionnelles qui conçoivent la connaissance comme résultant d'un contact direct entre l'esprit et le monde, Wilfrid Sellars soutient que toute connaissance, y compris la connaissance perceptuelle la plus élémentaire, implique nécessairement la maîtrise de concepts et de règles linguistiques qui ne peuvent être acquis qu'à travers l'apprentissage social et l'éducation dans une communauté linguistique. Cette thèse, souvent résumée par la formule selon laquelle « tout savoir est savoir-que » (all knowledge is knowledge-that), exprime que même nos expériences perceptuelles les plus immédiates possèdent déjà une structure conceptuelle qui les rend susceptibles d'être vraies ou fausses, justifiées ou injustifiées. Lorsque je perçois un objet rouge, par exemple, cette perception n'est pas une simple réception passive d'une donnée sensorielle brute, mais implique déjà l'application du concept de rouge et une série de capacités conceptuelles complexes qui me permettent de classer cette expérience dans la catégorie des expériences de rouge plutôt que dans d'autres catégories. Ces capacités conceptuelles ne sont pas innées mais résultent d'un apprentissage social complexe au cours duquel j'apprends à utiliser correctement les termes de couleur dans les contextes appropriés et à reconnaître les conditions dans lesquelles leur application est justifiée.
L'un des aspects les plus novateurs de la philosophie sellarsienne réside dans sa conception de ce qu'il appelle « l'espace des raisons » (the space of reasons), notion qui est devenue centrale dans la philosophie analytique contemporaine et qui influence encore aujourd'hui les débats en épistémologie et en philosophie de l'esprit. L'espace des raisons désigne le domaine logique dans lequel s'inscrivent tous les actes cognitifs authentiques (croyances, jugements, inférences, justifications) et qui se caractérise par sa structure normative intrinsèque. Être dans l'espace des raisons, c'est être soumis aux normes de la rationalité : c'est pouvoir donner et demander des raisons, évaluer la cohérence logique de ses commitments, réviser ses croyances face à des évidences contraires, et plus généralement participer au jeu social de la justification mutuelle. Cet espace se distingue radicalement de l'espace des causes naturelles où s'inscrivent les événements physiques et biologiques, y compris les processus neurophysiologiques qui sous-tendent nos activités cognitives. Cette distinction ne signifie pas que Wilfrid Sellars endosse un dualisme métaphysique, il est au contraire un matérialiste convaincu, mais plutôt qu'il reconnaît l'irréductibilité de certaines descriptions et explications de niveau supérieur qui s'avèrent nécessaires pour rendre compte de la spécificité des phénomènes cognitifs et normatifs. Les croyances et les désirs, par exemple, ne peuvent pas être simplement identifiés à des états neurophysiologiques, non pas parce qu'ils appartiendraient à une substance non-physique, mais parce que leur caractérisation adéquate requiert un vocabulaire normatif et intentionnel qui ne se réduit pas au vocabulaire des sciences naturelles - pris dans l'espace des causes naturelles.
Cette conception de l'espace des raisons permet à Wilfrid Sellars de développer une théorie originale de l'intentionalité qui évite les écueils traditionnels du mentalisme et du behaviorisme. Contrairement aux théories mentalistes qui conçoivent l'intentionalité comme une relation mystérieuse entre l'esprit et ses objets, Wilfrid Sellars propose de comprendre l'intentionalité en termes de rôles fonctionnels dans un réseau complexe de dispositions comportementales et linguistiques. Avoir une croyance ou un désir, c'est être disposé à agir et à parler de certaines manières dans certaines circonstances, mais ces dispositions ne sont pas de simples régularités causales observables de l'extérieur - elles possèdent une structure normative interne qui les rend susceptibles d'évaluation rationnelle. Cette approche, que Wilfrid Sellars qualifie parfois de « behaviorisme logique » pour la distinguer du behaviorisme psychologique réductionniste, permet de préserver la spécificité normative des phénomènes mentaux tout en évitant de postuler des entités mentales mystérieuses. Les concepts psychologiques comme la croyance et le désir ne réfèrent pas à des états intérieurs privés mais à des patterns complexes d'activité qui s'inscrivent dans l'espace public des raisons et qui tirent leur signification de leur rôle dans nos pratiques sociales de justification et d'explication.
L'épistémologie sellarsienne révolutionne également notre compréhension de l'objectivité scientifique en développant une conception intersubjectiviste qui évite à la fois le relativisme et l'absolutisme épistémologique. Pour Sellars, l'objectivité n'est pas une propriété intrinsèque de nos représentations qui refléteraient passivement une réalité indépendante, mais une propriété émergente de nos pratiques collectives de justification et de critique. Une croyance est objective dans la mesure où elle peut être soumise à l'évaluation critique de la communauté scientifique et résister aux objections rationnelles. Cette conception procédurale de l'objectivité s'oppose au fondationalisme qui cherche des garanties épistémologiques absolues dans l'expérience immédiate ou la raison pure. Sellars montre que l'objectivité scientifique résulte d'un processus social complexe de discussion, de vérification et de révision où les scientifiques confrontent leurs hypothèses à l'expérience, mais toujours dans le cadre de traditions de recherche historiquement constituées. Cette approche anticipe les développements de la sociologie des sciences et de l'épistémologie sociale contemporaine, tout en évitant les écueils relativistes qui menacent ces disciplines.
La philosophie de la perception de Sellars se caractérise également par sa critique sophistiquée de ce qu'il appelle la théorie du « sens-datum » ou donnée sensorielle, qui dominait la philosophie analytique de la perception dans la première moitié du XXe siècle. Selon cette théorie, défendue notamment par Bertrand Russell, G.E. Moore et H.H. Price, la perception implique nécessairement une relation directe entre l'esprit et des entités mentales privées - les sense-data - qui constituent les objets immédiats de la conscience perceptuelle. Ces entités seraient caractérisées par des propriétés sensorielles (couleurs, formes, textures) et serviraient d'intermédiaires entre l'esprit et le monde physique externe. Wilfrid Sellars démontre que cette théorie repose sur une série de confusions conceptuelles fondamentales et qu'elle génère des problèmes insolubles concernant la nature de ces entités et leur relation aux objets physiques. Sa critique procède principalement par l'analyse du langage ordinaire de la perception et par l'examen des conditions dans lesquelles nous apprenons à utiliser les concepts perceptuels. Il montre notamment que les expressions comme « il me semble que... » ou « j'ai l'impression que... » ne réfèrent pas à des relations entre l'esprit et des objets mentaux spéciaux, mais constituent plutôt des modalités particulières de l'assertion qui permettent de qualifier le degré de certitude ou d'engagement épistémique associé à nos jugements perceptuels. Lorsque je dis « il me semble voir un chat rouge », je ne décris pas une relation entre moi et un sense-datum félin coloré, mais j'exprime un jugement perceptuel avec une modalité épistémique particulière qui indique ma prudence ou mon incertitude concernant la situation perceptuelle.
Cette analyse conduit Wilfrid Sellars à proposer une théorie alternative de la perception qu'il qualifie parfois d'adverbialisme, selon laquelle les concepts sensoriels caractérisent des manières d'être dans des états perceptuels plutôt que des objets de ces états. Au lieu de dire que je perçois un sense-datum rouge, il faudrait dire que je perçois « rougeoyamment » (to sense redly), c'est-à-dire que je me trouve dans un état perceptuel caractérisé par un certain type de contenu conceptuel. Cette reformulation, qui peut paraître purement terminologique, a en réalité des conséquences théoriques importantes car elle évite de postuler des entités mentales problématiques tout en préservant la possibilité de rendre compte des aspects phénoménologiques de l'expérience perceptuelle. Elle permet notamment d'expliquer les cas d'illusion et d'hallucination sans avoir recours à des objets mentaux spéciaux : dans une hallucination de chat rouge, je ne perçois pas un sense-datum de chat rouge, mais je me trouve dans un état perceptuel du même type que celui qui serait normalement causé par la présence d'un chat rouge dans mon environnement. Cette approche s'inscrit dans une stratégie théorique plus générale qui consiste à préserver les distinctions phénoménologiques importantes tout en évitant les engagements ontologiques problématiques associés aux théories traditionnelles de la perception.
Son œuvre constitue ainsi un pont essentiel entre la tradition analytique classique et les développements les plus novateurs de la philosophie des sciences contemporaine, démontrant qu'il est possible de concilier sophistication conceptuelle et attention aux pratiques scientifiques effectives. Pour Wilfrid Sellars, la science ne progresse pas par accumulation de faits observationnels neutres, mais par l'élaboration de cadres conceptuels de plus en plus sophistiqués qui permettent d'intégrer et d'expliquer une gamme croissante de phénomènes. L'influence de Wilfrid Sellars sur la philosophie des sciences contemporaine s'avère considérable et multiforme. Sa critique du mythe du donné constitue désormais un acquis largement partagé qui a contribué à l'abandon des programmes fondationalistes en épistémologie. Plus généralement, Wilfrid Sellars a contribué à transformer la philosophie des sciences d'une discipline principalement logique et formelle en une entreprise qui prend au sérieux la dimension historique, sociale et pragmatique de l'activité scientifique, tout en maintenant des ambitions réalistes et rationalistes.
La philosophie de l'histoire des sciences de Sellars se caractérise par une vision progressiste mais non téléologique du développement scientifique. Contrairement aux conceptions whig de l'histoire des sciences qui interprètent le passé comme une marche linéaire vers la vérité contemporaine, Sellars reconnaît la contingence historique des développements scientifiques tout en maintenant l'idée d'un progrès cognitif réel. Les révolutions scientifiques ne consistent pas simplement en des changements de paradigmes incommensurables, comme le soutient Thomas Kuhn, mais en des transitions rationnelles vers des cadres conceptuels plus adéquats pour résoudre les problèmes théoriques et empiriques. Cette rationalité historique ne suppose pas l'existence d'une méthode scientifique universelle et anhistorique, mais émerge des pratiques concrètes de résolution de problèmes développées par les communautés scientifiques. Sellars influence ainsi les travaux ultérieurs de Dudley Shapere sur l'évolution rationnelle des domaines scientifiques et ceux de Larry Laudan sur la résolution de problèmes comme moteur du progrès scientifique. Son approche permet de concilier une forme de réalisme épistémologique - nos théories nous donnent accès à la structure réelle du monde - avec une reconnaissance de la dimension historique et sociale de l'entreprise scientifique.
Sa critique du mythe du donné a contribué, encore une fois, à l'abandon définitif des théories fondationnalistes strictes et à l'émergence de conceptions holistes et cohérentistes de la justification épistémique qui dominent aujourd'hui le paysage philosophique. Des philosophes aussi influents que Donald Davidson, John McDowell, Robert Brandom et John Haugeland reconnaissent explicitement leur dette envers Wilfrid Sellars et développent des théories qui s'inscrivent dans la lignée de ses intuitions fondamentales. Son holisme épistémologique et sa conception cohérentiste de la justification influencent profondément les travaux de Donald Davidson sur l'interprétation radicale et l'holisme du mental, ainsi que ceux de John McDowell sur la réconciliation entre l'espace des raisons et l'espace des causes. En effet, la distinction entre l'espace des raisons et l'espace des causes naturelles est devenue un thème central des débats contemporains sur la naturalisation de l'épistémologie et sur les relations entre les sciences naturelles et les sciences humaines. Elle permet de formuler de manière précise les enjeux du débat entre naturalistes et anti-naturalistes en épistémologie et de clarifier les conditions sous lesquelles une naturalisation réussie de la connaissance pourrait être possible. Son réalisme scientifique nourrit les débats contemporains sur le statut ontologique des entités théoriques et inspire les travaux de Richard Boyd sur le réalisme scientifique mature et ceux de Hilary Putnam sur le réalisme interne.
Le réalisme scientifique de Sellars se distingue nettement des formes naïves de réalisme qui accordent une réalité équivalente aux objets du sens commun et aux entités théoriques de la science. Sellars défend ce qu'on peut appeler un « réalisme des entités théoriques » qui accorde la primauté ontologique aux objets postulés par nos meilleures théories scientifiques. Cette position s'articule autour de sa fameuse distinction entre « l'image manifeste » et « l'image scientifique » du monde. L'image manifeste correspond à la conception du monde que nous développons spontanément dans notre expérience ordinaire, peuplée d'objets colorés, sonores, chauds ou froids, d'agents intentionnels et de qualités sensibles. L'image scientifique, quant à elle, décrit le monde en termes d'entités théoriques comme les particules, les champs, les ondes, les structures moléculaires, qui ne possèdent que des propriétés mathématiquement descriptibles. Contrairement à l'instrumentalisme qui ne voit dans les théories scientifiques que des outils de calcul et de prédiction, Sellars soutient que les entités théoriques de la science existent réellement et constituent la véritable structure du réel. Les objets colorés et sonores de notre expérience quotidienne ne sont que des constructions conceptuelles utiles pour naviguer dans le monde, mais ils ne correspondent à aucune réalité fondamentale. Cette thèse implique une forme de réductionnisme ontologique : ce que nous appelons « rouge » n'existe pas en tant que propriété du monde physique, mais seulement comme une certaine disposition neurophysiologique complexe à réagir à certaines longueurs d'onde lumineuses.
Cette conception du réalisme scientifique amène Sellars à développer une philosophie de l'esprit matérialiste sophistiquée qui cherche à intégrer les phénomènes mentaux dans l'image scientifique du monde. Il rejette le dualisme cartésien qui oppose radicalement l'esprit et le corps, mais refuse également les formes grossières de behaviorisme qui réduisent les états mentaux à des dispositions comportementales observables. Sa solution consiste à interpréter les concepts mentaux comme des concepts théoriques analogues aux concepts de la science physique. De même que nous postulons l'existence d'électrons pour expliquer certains phénomènes observables, nous postulons l'existence d'états mentaux pour expliquer le comportement intelligent. Cette approche, qu'il développe notamment dans « Science, Perception and Reality » (1963), constitue une forme de matérialisme éliminatif modéré : les états mentaux sont réels en tant qu'états neurophysiologiques complexes, mais nos concepts mentaux ordinaires (croyances, désirs, sensations) sont des approximations conceptuelles destinées à être progressivement remplacées par des descriptions neuroscientifiques plus précises. Cette position influence considérablement les développements contemporains en philosophie de l'esprit, notamment les travaux de Paul et Patricia Churchland sur l'élimination des concepts mentaux folkloriques.
Au-delà de ses contributions techniques spécifiques, Sellars a également transformé la manière dont la philosophie analytique conçoit ses propres méthodes et objectifs. Sa pratique philosophique se caractérise par une attention minutieuse aux détails conceptuels et linguistiques, combinée à une ambition théorique systématique qui vise à articuler une vision d'ensemble cohérente de la place de l'esprit et de la connaissance dans la nature. Cette combinaison de rigueur analytique et d'ambition synthétique, relativement rare dans la philosophie analytique de son époque, a inspiré toute une génération de philosophes qui cherchent à dépasser l'opposition stérile entre analyse conceptuelle minutieuse et construction théorique ambitieuse. Sellars démontre qu'il est possible de mener des analyses conceptuelles sophistiquées au service d'une vision théorique unifiée, et que la philosophie analytique peut contribuer de manière significative aux grandes questions traditionnelles de la philosophie sans abandonner ses standards de précision et de rigueur argumentative. De même, sa conception de l'intentionalité en termes de rôles fonctionnels dans l'espace des raisons a profondément influencé les développements contemporains de la philosophie de l'esprit et de la philosophie du langage, contribuant notamment à l'émergence de théories fonctionnalistes sophistiquées qui évitent les écueils du réductionnisme behavioriste tout en préservant la compatibilité avec le naturalisme métaphysique. Cette leçon méthodologique continue d'inspirer les philosophes analytiques contemporains qui cherchent à articuler des théories systématiques de la connaissance, de l'esprit et du langage qui soient à la fois analytiquement rigoureuses et synthétiquement ambitieuses.
La théorie sémantique de Sellars constitue un autre apport majeur à la philosophie des sciences, particulièrement sa conception fonctionnelle du langage et sa théorie des actes de langage. Influencé par les travaux de Ludwig Wittgenstein sur les jeux de langage, Sellars développe une pragmatique philosophique qui met l'accent sur les usages effectifs du langage plutôt que sur ses propriétés formelles abstraites. Il distingue différents types d'actes linguistiques : les actes descriptifs qui visent à représenter la réalité, les actes expressifs qui manifestent des états intérieurs, et les actes performatifs qui accomplissent des actions par le simple fait d'être énoncés. Cette analyse s'applique particulièrement bien au langage scientifique où les énoncés théoriques ne fonctionnent pas seulement comme des descriptions du monde, mais aussi comme des instruments conceptuels qui orientent la recherche et structurent notre compréhension. La signification d'un concept scientifique ne réside pas dans sa correspondance à une réalité préexistante, mais dans son rôle fonctionnel au sein d'un réseau complexe de pratiques scientifiques incluant l'observation, l'expérimentation, le calcul et l'inférence. Cette approche fonctionnaliste de la signification scientifique influence profondément la philosophie des sciences contemporaine, notamment les travaux de Ian Hacking sur les styles de raisonnement scientifique et ceux de Nancy Cartwright sur la pluralité des sciences.
Sur l'image scientifique du monde et l'image manifeste :
« Le but ultime de la philosophie, en tant que discipline, est de comprendre comment les choses, au sens le plus large, s'accordent au sens le plus large. » Philosophy and the Scientific Image of Man (1962) Dans la quête de Wilfrid Sellars pour unifier deux visions du monde, l'image manifeste, qui est notre compréhension quotidienne basée sur le sens commun, le savoir partagé, et l'image scientifique, qui est la description du monde par la science, le savoir expert. Wilfrid Sellars soutient que la science a la primauté, mais que la philosophie doit montrer comment les deux s'articulent.
Sur la nature des concepts et de la réflexion philosophique :
« Les concepts, bien qu'ils ne soient pas des entités, sont des 'rôles fonctionnels' dans un langage qui sont acquis par des pratiques. » Cette citation, souvent évoquée dans ses essais, Wilfrid Stellars ne tombe pas semble-t-il dans le piège de la réification des idées. « Penser est une sorte de parler — de parler 'intérieurement'. » Tiré de ses travaux sur le béhaviorisme linguistique, cet aphorisme illustre l'idée que les concepts et la pensée ne sont pas des entités privées et mystérieuses, mais des phénomènes ancrés dans des pratiques linguistiques et sociales. Il voit la pensée comme une activité symbolique qui peut être comprise à travers l'étude du langage. On peut voir l'influence du christianisme (intériorisation critiquée par Michel Tournier et Gilles Deleuze dans les années 50-60) et voir que Wilfrid se maintient dans une réflexion, ce qui est, somme toute le propre d'une philosophie mais li ne parvient pas à une pensée du Dehors, un comme si nous observions l'univers depuis la terre seulement avec spectre luminieux des ondes électro-magnétiques et le spectre radio, des ondes radio, les deux seuls qui ne sont pas filtré par l'atmosphère terrestre et non de le téléscope James Webb en orbite au delà de ce filtre. L'intériorité, la conscience bonne ou mavaise, la mauvaise foi et la courtoisie agissent comme un filtre « social », de l'« ère sociale » et non plus féodale. Quelque part le mythe de la caverne ne dit pas autre chose.
Sur l'espace logique des raisons :
« En donnant des raisons, nous nous situons dans l'espace logique des raisons, et non pas dans l'espace logique des causes. » Cette citation est une idée centrale de son œuvre Empiricism and the Philosophy of Mind (1956). Elle distingue l'explication scientifique (qui repose sur des causes) de l'explication normative ou épistémique (qui repose sur des raisons).
Sur le mythe du Donné :
« Le mythe du Donné est l'idée que la connaissance ou la justification repose sur quelque chose de non-inférentiel et de non-conceptuel. » C'est le point de départ de son argument le plus célèbre, également dans Empiricism and the Philosophy of Mind. Sellars critique l'idée que certaines de nos expériences sensorielles ou intuitions nous donnent un accès immédiat à la vérité, sans nécessiter de raisonnement ou de concepts.
Sur le béhaviorisme logique :
« Le sens d'une expression linguistique n'est pas son comportement, mais la place qu'elle occupe dans le jeu de langage. » Cette citation, encore tirée de Empiricism and the Philosophy of Mind, montre que Sellars concevait le sens des mots non pas comme des réponses à des stimuli, mais comme des rôles dans une pratique sociale et linguistique plus large. Pourrait-on parler de behavoriasme linguistique ?
Sur la substitution d'une équivalence linguistique à la vérité comme « correspondance » :
« Dire que la 'pensée' et le 'monde' sont en correspondance n'est rien d'autre que dire que 'p' est vrai' est équivalent à 'p'. » Cette citation est tirée de l'essai de Wilfrid Sellars Truth and 'Correspondence' (1962), qui a été publié dans le recueil Science, Perception and Reality (1963). Dans cet essai, Sellars se penche sur le concept de vérité et sa relation avec la « correspondance » entre nos pensées (ou notre langage) et le monde. Il critique l'idée intuitive selon laquelle la correspondance est une relation mystérieuse et métaphysique entre des entités distinctes : l'esprit et la réalité. Il propose une approche plus austère et formelle, influencée par le travail d'Alfred Tarski sur la vérité. Sellars affirme que la relation de « correspondance » est expliquée de manière adéquate par le simple schéma d'équivalence : dire que la phrase 'P' est vraie, c'est la même chose que de dire que P. Par exemple, « 'La neige est blanche' est vrai » est équivalent à « La neige est blanche ». L'idée de Sellars est que le mot « vrai » n'ajoute pas un nouveau fait sur la relation entre le langage et le monde, mais qu'il est plutôt un outil dans le langage pour affirmer ou confirmer un énoncé. La citation que vous mentionnez résume parfaitement cette position : elle réduit la notion de « correspondance » à une simple équivalence linguistique, évacuant ainsi le besoin d'une théorie métaphysique de la vérité. Notons que cette phrase fait écho à la théorie de la vérité de Tarski.
« Sellars is one of the most important philosophical writers of the century, perhaps of any century, and he was also one of the most outstanding philosophy editors of the century, perhaps of any century. » Keith Lehrer
« La philosophie de Sellars est l'une des rares grandes philosophies systématiques du XXe siècle. » Robert Brandom voit Sellars comme un penseur qui a su construire un système philosophique cohérent et qui a unifié la philosophie de l'esprit, l'épistémologie et la métaphysique.
« Sellars a été l'un des premiers philosophes analytiques à ne pas être un simple continuateur du positivisme logique. Il a montré que la philosophie analytique pouvait être une discipline historique et critique. » Willard Rorty a vu en Sellars un philosophe qui a réussi à s'éloigner des dogmes du positivisme logique et à montrer que les problèmes philosophiques ne sont pas purement logiques, mais qu'ils sont enracinés dans l'histoire de la philosophie. Bien qu'il ait eu une relation complexe avec Wilfrid Sellars, Willard Rorty l'a considéré comme un penseur clé pour la philosophie analytique. Willard Rorty aurait aussi dit que « Sellars est une des rares personnes avec qui je me sens en accord sur les points les plus fondamentaux. » Mais nous n'avons pas retrouvé la référence.
Sur l'important de la critique du « mythe du Donné » : « Sellars était un penseur extrêmement important et difficile. Il a détruit de nombreux mythes en philosophie, notamment celui selon lequel la conscience est une sorte de 'théâtre cartésien'. » Daniel Dennett fait ici référence à l'idée que l'esprit n'est pas un lieu où se déroulent des événements privés et conscients. Pour Dennett, la critique de Sellars a été cruciale pour le développement d'une approche plus matérialiste et scientifique de la conscience.
« L'idée de Sellars selon laquelle nous sommes dans l'espace des raisons nous libère du dilemme de choisir entre le mythe du Donné et un cohérentisme qui nous coupe de la réalité. » John McDowell a été fortement influencé par Sellars, en particulier par sa critique du « mythe du Donné » et il utilise les idées de Sellars pour résoudre le problème de l'expérience et du monde. Il soutient que notre expérience est déjà « conceptuellement médiée » et qu'elle ne nous confronte donc pas à des données brutes, mais à des faits déjà structurés par la pensée.
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