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La Garenne de philosophie

JUAN ASENSIO - FATIGUE MORALE / La Cendre et la foudre

La Cendre et la foudre d’Éric Bonnargent

 

On peut  voir La Cendre et la foudre d’Éric Bonnargent comme l’une des tentatives les plus audacieuses pour redonner à la critique littéraire sa puissance existentielle, sa capacité à traverser les œuvres comme le fait Juan Asensio, non pour les juger mais pour les révéler, et il considère que ce livre ne cherche pas à imposer des évaluations mais à éclairer des présences, à discerner dans les textes contemporains cette part inquiète, brûlante, qui résiste au divertissement généralisé, à la transparence obligatoire, et pour lui, Bonnargent n’est pas un prescripteur mais un arpenteur, un lecteur habité, un homme qui scrute les marges, les voix oubliées, les écritures fragiles, et il insiste sur le fait que ce recueil de critiques n’est pas une suite d’exercices universitaires mais une traversée existentielle, un voyage au cœur des livres comme au cœur de l’être, et il relève que les thèmes qui l’irriguent sont ceux de la défaite du sens, de la beauté comme intensité morale, du style comme dernier lieu de résistance, et il lit chez Bonnargent une fidélité à la langue, à sa densité, à sa rigueur, à son tremblement, et cette fidélité devient pour lui une posture éthique, une manière d’habiter les textes, non pour les dominer mais pour s’y perdre, s’y brûler, et il souligne que le choix des auteurs commentés souvent peu médiatisés, souvent en rupture, traduit une volonté de creuser l’obscur, de fréquenter les écrivains qui ne séduisent pas mais inquiètent, qui ne racontent pas mais interrogent, qui ne rassurent pas mais dérangent, et il affirme que La Cendre et la foudre, dans sa structure même, incarne un geste critique rare : une parole qui ne s’affiche pas mais qui perce, qui ne compile pas mais qui éclaire, qui ne cherche pas à plaire mais à nommer avec acuité ce qui dans les livres échappe au marché, au bruit, à la facilité, et Asensio conclut que ce livre n’est pas un manifeste mais une initiation, une incitation à lire autrement, à écouter les voix ténues, à entendre la foudre dans la cendre, le feu dans les silences, et que Bonnargent, dans cette quête, rétablit la critique comme exercice spirituel, comme regard intense, comme tension vers le vrai — fût-il douloureux, fût-il inaccessible. Juan Asensio discerne dans La Cendre et la foudre d’Éric Bonnargent une série de motifs essentiels qui traversent la critique littéraire contemporaine lorsqu’elle ne cherche pas à commenter mais à habiter les œuvres, car pour lui, Bonnargent ne pratique pas une analyse extérieure mais une lecture immergée, une manière d’arpenter les textes comme des paysages intérieurs dont chaque ligne contient une secousse, une menace ou une blessure, et il identifie parmi les grands thèmes celui de la résistance esthétique, c’est-à-dire cette capacité qu’ont certaines œuvres à ne pas plier devant la transparence numérique, l’obsession du contenu, la logique marchande, car Bonnargent lit la littérature comme un acte de guerre douce contre le bruit du monde, contre l’uniformisation des discours, contre la dépossession de la parole vraie, et Asensio insiste sur le fait que le style critique, chez Bonnargent, devient un art en soi, une recherche formelle qui reflète l’exigence des textes abordés, et les thèmes récurrents comme la fatigue métaphysique, le tremblement du réel, la beauté obscure, l’échec fertile, la puissance du négatif, constituent pour lui non une grille de lecture mais une constellation, une géographie mouvante de l’intensité, et il voit dans La Cendre et la foudre une tentative rare de faire de la critique un exercice spirituel, un lieu de transformation, un miroir de la lecture comme expérience, et chaque texte commenté devient alors révélateur d’une lutte souterraine entre la langue et le monde, entre le silence et le verbe, entre la clarté désirée et le vertige assumé, et Asensio considère que Bonnargent, dans cette démarche, ne se contente pas d’aimer les livres mais les fréquente comme on fréquente les abîmes, avec respect, inquiétude, loyauté, et il conclut que les thèmes présents dans ce recueil comme le style comme éthique, l’auteur comme corps traversé, le livre comme expérience risquée, ne sont pas des sujets mais des intensités, des foyers d’échos où la critique devient lieu d’écoute, de dépôt, de révélation fragile.

Juan Asensio ne fait toujours que parler de ses doutes et de ss apories, ni plus ni moins, bref de ses impossbilités de penser.

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