Pages

Archives

Publié par Anthony

Oui c'est le fameux "Si tout est phénomène (apparaître) rien n'est phénomène" (vers 2004-2005, si je resitue bien le parcours de J. Benoist) alors il n'y a pas de intérêt à voir des phénomènes partout (car aucune distinction n'existe entre niveau le niveau objectif et la vérité 26:00). Mais c'est la même chose avec la distinction Arbre et non-arbre. Le problème c'est que Monsieur Benoist se plante non dans le constat mais sur la voie empruntée qui est celle (réalisme contextuel) de la raison marchande ou suffisante en ce qu'elle suppose une "conscience" (et derrière les modes de la survenance de l'esprit ou de l'excédence de l'évènement/catastrophe). Certes la phénoménologie est morte, et alors ? C'est simplement le motif de la mort de la philosophie chez Heidegger si on lui impose le cadre phénoménologique ou l'alternative de Hegel réduit au journal des faits divers : Spinoza ou pas de philosophie. Oh ce n'est pas prendre la pente de l'immanence. Il n'y a pas de niveau ontologique nécessaire (22:47). Ne me demander pas de vous donner une image de ce qui est en cours, si je la nommais ce serait des préjugés et des idées reçues venues de la sophistique (Edgar Morin). Une indication était donnée dans la préface de 'La phénoménologie de l'esprit' quand le sujet n'a rien de substantiel (26:25), pour ceux qui ont choisi la voie de Jocelyn Benoist. Jocelyn Benoist est trop ancré dans une quête de 'vérité', alors qu'il n'a pas la probité de voir que notre monde s'en écroule d'autant plus qu'on explore cette dimension, d'autant plus qu'on fait fausse route face au changement tout naturel du climat. Peut-être que Sandra (ainsi que Madame Chauviré sans doute) l'extirperait de cette voie abstraite comme elle l'a extirpé de la phénoménologie vers la philosophie analytique. Le problème est que la philosophie analytique est la mort non pas de la réflexion (ce qui est une bonne chose) mais de la philosophie dont Monsieur Benoist n'est que le phénomène.

La question est-elle... ? S'agit-il de dire... ? "si ce que je dis à propos de la réalité est vrai... (28:53)" ou "si ce que je dis à propos de la complexité importe..." ? ... car d'emblée nous sommes en mouvement - sauf à être fixiste c'est-à-dire phénoménologue. Pensez à cet égard , par exemple, aux textes de Husserl sur le mouvement de la Terre, approche qu'on retrouve paradoxalement chez Virilio alors qu'on le pense adepte du mouvement, lui qui critique la dromocratie. Parler de réalité c'est déjà valider la quadri partition romaine entre res publica, res privata, res communis et res nullius... c'est déjà se donner un cadre juridique à son discours fait de concept ou à son propos fait de termes (si on est derridien, par exemple).

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article