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La Garenne de philosophie

DEMOCRATIE / La politique à venir expliquée à tout un·e chacun·e.

D'emblée, la 6e République n'est qu'une prémice à la 1ère démocratie (tel le communalisme qu'on expérimente présentement à Saint-Denis, pas besoin de lui mettre le qualificatif de libertaire les syndicalistes révolutionnaires jugent déjà qu'il est trop réformistes sans avoir compris ce qu'est une révolution passive sur le long terme, nous y revenons présentement ici pour vous dire ce que c'est).

Dans une première lecture passez si vous voulez les passages en retrait et allez directement aux trois points.

(parenthèse que vous pouvez passer, sauf s'elle vous concerne) D'autre part les libertaires, les anarchistes (s'il en reste encore) sont simplement des gens qui posent une pensée élargie au sens strict du terme : une pensée qui se veux sans présupposé, sans préjugés, sans principes initiaux, de là sans représentant (les magistrats ou archontes > d'où l'Anarkhia d'Aristote, mais une justice si elle ne veut pas être expéditive ou populaire ou soumise et c'est toujours la moralité qu'on juge que vous le vouliez ou non, ce que Milan Kundera nomme les 4 regards, Passons). Donc simplement et je vais vous dire une évidence la pensée et ayant dit cela rien ne vuos enlève votre droit au retrait (le simple fait de ne pas vouloir voirquelqu'un·e parce qu'iel est toxique), à la non participation, un·e refuznik. Peut-être leur dire qu'il y a une pensée plus vastes, plus ample, plus large que la pensée élargie prise en compte et déjà nommée ainsi par Kant. Donc rien de nouveau au niveau de l'anarchisme qui mène toujours à une impasse ou sinon à un retrait, « du monde », « du mondain », de l'établi. Suffit de voir l'avenir de Proudhon son fédéralisme est un étatisme (c'est pourquoi il plaît tant à l'utra droite-nouvelle droite des identitaires), son transmontanisme (soutien au pape, « qu'on m'amène ma Bible » en prison je ne parle même de son anti sémitisme et de son . Dans la vision naïve de l'anarchisme, il n'y a plus de frontières, plus de dissensus, plus de malentendus, bref le « monde » des bisounours appelé « Anarchie ». C'est ne rien comprendre à l'Internationalisme qui précisément tient compte qu'il y a , quant au cosmopolitisme il est souvent le refuge des pervers, ce celleux qui se jouent de la loi, qui se défaussent des problèmes mais c'est Rousseau qui en fait la plus belle critique.

Si vous ne voyez pas que l'Allemagne constitue la plus grosse armée d'Europe en même temps qu'elle subit la plus grosse montée de l'extrême droite et pas seulement dans les lands de l'Est, beh c'est que vous n'avez rien vu.

Les nations ou nationalités par défaut sont toujours le résultat des anciens colonialismes, des anciens impérialismes figés. On parle de langue maternelle mais c'est toujours une langue étrangère imposée puisqu'elle dispose d'une grammaire. C'est le sine qua non propre à toute littérature : crire en langue étrangère.

Tout est déjà écrit dans Aristote, Montesquieu et Rousseau mais personne n'a la diligence de vous le dire qui le reprend sans comprendre comment mettre en place en son temps tous ces régimes (l'éducation obligatoire pour tous, contre laquelle était Condorcet mais qu'il a fait appliquer n'existait pas, on attendra finalement Ferry l'esclavagiste, oui il faut passer outre certaines contradictions dans le mouvement d'une rvolution passive). Bon entre-temps les luttes des subalternes cevsont accumulées :  lutte pour un changement climatique moins brusque à l'heure de la baisse de la biodiversité (Anthropocène) qui peut conduire à un refroidissement (fin du tapis du Gulf stream par exemple par acidification des océans) ; lutte vontre les violence sexuelles et sexistes ; luttes contre le patriarcat à l'heure de l'hypogamie féminine - oui 50 % choisissent des hommes moins riches qu'elles - ; luttes ant-capacitiste ou anti-validistes des handicapé·e·s dans les SETA ouù iels n"ont

Il y a juste trois points à donner

1°) Tosel, Piotte et Politikon sur Gramsci

Sinon Tosel a écrit de chouettes choses sur Gramsci et tu pourrais y jeter un œil notamment sur la révolution passive dans Étudier Gramsci. Le livre de Piotte et la vidéo de Politikon sur Gramsci sont une bonne porte d'entrée. Les classes subalternes qui sont les classes non prolétaires qui sont en marge de faire l'histoire. Elles sont soit en adhésion (union) soit en fragmentation (résignation). De leur insertion par l'avant garde ou la classe révolutionnaire dépend la réalisation de la révolution passive ou la montée du fascisme. C'est le constat que fait Gramsci pour l'Italie, l'explication qu'il donne à « leur » échec. Mai 68 n'a servi qu'à deux choses créer les comités d'entreprise et faire reconnaître que le prolétariat n'est pas la classe révolutionnaire - le constat est posé par les situationniste très marginaux, par Badiou au même moment, Deleuze le fera un peu plus tard).

 

2°) Vision de justice

 Je crois davantage aux révolutions passives entrecoupées de mouvements/moments plus violents (s'ils sont inévitables) mais je vois clairement ce que sont des institutions démocratiques (je ne parle pas de gouverment ni de parlement ni de justice à avocats lesquels sont des intellectuels organiques de l'ancien régime comme les notaires, les commissaires priseurs, les huissiers etc. .... ce sont eux qui posent une justice de classe les magistrats eux s'adaptent aux valeurs d'une époques mais chacun devrait pouvoir se défendre directement avec l'aide d'un logographe si nécessaire devant des tiers - magistrats ou archontes - l'anarchie ne supporte pas cela alors est soumise à la justice populaire expéditive c'est-à-dire la rumeur ou le biais d'ancrage ou dans le cas de mise en avant de la vulnérabilité pour user du biais de similarité ou compassion).

Antoine Houlou-Garcia a fait nombre de vidéo dans sa playlist Mathématiques et politique où ils parlent des institutions grecques autour du tirage au sort, certes le régime athénien était censitaire et très discriminant pour les femmes mais pour le reste il peut servir d'inspiration. On pensera aussi au livre de Pierre Vidal-Naquet, Clisthène.

Le débat sur la justice punitive ou la justice transformatrice est vain, car ce sont les institutions qu'il faut transformer en profondeur bien au-delà du conservatisme de classe des avocats avec ce droit fait pour les complications et la domination (c'est toujours la moralité qu'on juge - ou la reconnaissance tribale d'un entre soi).

Je ne sais pas si le terme de Justice est approprié mais c'est celui du sens commun alors comme j'ai besoin de me faire comprendre surtout pour être dans le DIALOGUE et non dans le PARLÊTRE (la jouissance de la parole qui n'écoute qu'elle). Je te glisse ces suggestion qui tiennent de mon expérience de la justice en tant que subalterne qui n'a même pas le droit de faire des enfants (d'où le côté non prolétaire, au passage, même si le subalterne c'est autre chose suivant les « minorisé·e·s » considéré·e· s).

l'anglais n'est pas une langue philosophiquement travaillée, en qu'iel ne dissocie langue et langage ainsi que pouvoir et puissance ou encore qui ne sait traduire énoncé et énonciation (en corrélation) ou qui confond rassemblement (Sartre dans la Critique de la Raison Dialectique, mais aussi l'écclésia) et agencement dans assembly parce que l'agency (« agentivité ») et trop proche d'agencement. En plus les Américains sont hantés de cybernétique et ils ont fait tout leur programme de mise en avant de certains intellectuels mais aussi de certains courants dont 4 des 5 gauchismes : anarchisme, trotskysme, autonomes, maoïsme   ... reste le (marxisme) léninisme mais je ne crois pas qu'il faille se servir de la guerre civile pour éliminer ses opposants (thèse de Lénine).

 

3°) Ce que devient la dictature du prolétariat

Si Gramsci pose le bloc organique entre superstructure et base (ce qu'on appelle trop vite infrastructure), c'est qu'il pense à la dichotomie entre société politique faite de notables libéraux et les différents groupes sociaux subalterne qui constituent la société civile prise dans la production des biens et des services, ainsi que leur élimination ou recyclage. La révolution est ce qui met à mal la société politique qui sert de couvercle coercitif à la société civile. Une époque ou une ère sans société politique est une aire démocratique où la sociéié civile devient elle-ùême démocratique par le tirage au sort qui si il est encore une éléection (unitaire si on ne maintient pas les circonscription à cheval sur ville-campagne-littoral/montagne/désert démographique ou représentative si maintien ces circriptions en secteurs depuis le centre des metropoles.

Chez Gramsci, la société bourgeoise ou actuelle est composée d'une société politiqque et d'une société civile cela forme un bloc organique de la même manière que ce qu'il appelle le bloc organique de la superstructure (pouvoir économique et idéologique) et de la base (on l'appelle parfois infrastructure mais ce sont les moyens de production, de diffusion/distribution et d'élimination des marchandises). En gros, Gramsci pose que la révolution ou la réforme consititutionnelle - et donc imaginiare - des institutions fait que tout bonnement la société politique (qui n'existe en germe que depuis le XIIIe siècle, on peut remonter aux républiques germaniques des villes allemandes comme Metz jusqu'au 9e siècle. La politique n'est qu'un stade de ce grand mouvement d'anacyclose. Elle repose déjà sur un mode passéiste de domination qui se nomme la subjectivité et qui va de pair avec la transcendance inventée en 1230-1232 donc un peu avec les pères que l'on attribue à la subjectivité et

Ceci se retrouve jusque dans Deleuze et Le Pli où il expose explicitement son schéma de domination de l'« autorité horizontale » (au passage Michel Onfray use des même ficelle et la transcendance dans l'immanece se fait passer pour une « immanence pure »  alors que tout Deleuze repose sur trois plans : le plan d'immanence ou dionysiaque de consistance, le plan de transcendance ou appolinien de , le plan chamanique ou socratique des 6 faussaires qu'il appelle tour à tour Corsp-sans-organes ou Substance (en lien en fait avec toute une echelle naturaliste des substances petites substances de la matière expressive (C'est sa définition de l'Art, qui n'est rien d'autre qu'n acte théologique bref de croyance) 

L'équation diktat du prolétariat = démocratie c'est Daniel Bensaïd (LCR qui la pose. Daniel Bensaïd était le premier à constituer une agora démocratique, un espace safe de dialogue et délibération. Si vous avez vu Philippe Poutou être un dangereux dictateur vous pouvez toujours me contacter j'assure le service après vente et vous rembourse d'un million. Le diktat du prolétariat était posé en opposition au diktat de la bourgeoisie qui s'est mis en place économique à travers les formes de parlement et de gouvernement qui tolèrent autant les républiques que les monarchies constitutionnelles - ces monarchies pouvant être héréditaire ou électives .  plutôt que diktat des professions libérales qui se sont tribalement entendues pour garantir par des règles avantageuses un marché (res tribulis). Un marché 

4°) Peut-être ajouter que l'hégémon s'est appelé tour à tour Le Prince, Le Léviathan, Le Capital et qu'il constitue un dipôle dont l'autre membre est l'État ou société politique de notables ou importants (comme dirait Alain). Cet autre membre est le socius, le fétiche dont il faut se rapprocher pour obtenir . Un exemple Locke - importé en France par Voltaire comme Newton dans ses lettres philosophiques, un comme les Napoléon importeront les dispositifs anglais toue leur vie - Mill qui était contre la rente foncière qui supprime toute émulation vers l'« esprit d'innovation » et les valeurs libérales n'ont fait que trouver une niche économique qui se trouve être la rente tatique en fournissant des équipemts militaire à l'état, la rente foncière est remplacée par la rente étatique mais reste une rente. Les libéraux se disent agir contre la rente alors que leur idéal de vie est de ce constitue une rente économique qu'il nomment niche, et il n'y a outre la Terre que l'État qui soit prenne dans le temps, c'est là où les libéraux (qui deviendont les radicaux de la « pensée radicale » - faute de pouvoir s'appeler républicains au sein de monarchies constitutionnelles - et les libertaires anarchistes divergent, puisque ces derniers veulent supprimer l'État tout en étant impuissant à le faire puisqu'il n'ont ni l'étape intermédiaire ni la pensée.

On passera sur l'économie institutionnelle, cette économie qui pose

  • un marché des institutions que sont la naissance, le mariage ou son équivalent non patriarcal si on en reste au couple et à la famille non-dysfonctionnelle, le décès et le deuil,
  • à ce marché s'ajoute le marché des biens et des services, ces bien étant entendus comme bien privés par oppositions aux biens publics qui relèvent de nationalisation mais qui ne s . La catégorie de marché qui est le cadre à ces échanges de valeurs est lui-même un bien tribal, on le comprends mieux au point suivant . Ce marché est aussi vieux que tous les magos celtiques (1). ou les agoras hellènes attiques (2).
  • et encore le marché des actions et des obligations (aussi nommé Bourse) et qui s'est constitué à Amsterdam avec la colonisation (marché entre copains qui ont constitué la Compagnie des Indes occientales), 

Même si je n'emploie pas ses mots, je fais du Gramsci. Juste il ne faut pas effrayer surtout quand le discours relève du bon sens face à la fin du patriarcat, l'urgence climatique, la corruption pandémique, l'endettement des États (France notamment), la baisse de la natalité - qui relève à la fois du nihilisme et de la mentalité de «dernier homme » dont Nietzsche faisait partie, aujourd'hui par exemples, Houellebecq, Onfray, etc. ... Nietzsche savait et énonçait que le nivellement démocratique allait dans le sens du Surhomme, donc de ce qu'il appelait le sens de la Terre par opposition au sens divin (transcendance) de la signification et au sens divin (immanence) de la mystification/désignification (M.-A. Ouaknin, mystique juive dans son Tsimtsoum, Payot).

 

(1) Que sont les magus chez les « Gaulois » ou les « Kelts » (grec keltos) ? Simplement ce qui va constituer nos futures villes puisque c'est là dans ce point focal que les différent membres d'une tribu celte ou gauloise (si on ne veut prendre que ceux de Gaule, dénommination romaines. Les tribus celtes se réunissaient dans une plaine et y constituaient leur marché auprès duquel se trouvait le forgeron, les meules étant individuelles (comme à Jublains) il n'y avait pas de meuniers en tout cas ce marché se nommait magos comme pour Juliomagus Andecavi (Angers),  Caesaromagus (Beauvais), Condatomagus (Le Mans,  Condate=confluence),  Argantomagus  (site proche d’Argenton-sur-Creuse), Noviomagus Regnorum (Chichester), Noviomagus Viromanduorum (Noyon, Oise), Noiomagos (Nyons, Drôme), Noviogmagus (Neumagen-Dhron, Allemagne ; Nijon, Haute-Marne ; Pompierre, Vosges ; Novion-Porcien, Ardennes ; Brion à Saint-Germain-d'Esteuil, Gironde ; Is-sur-Tille pour la tribu des Tricasses ou Lingons), Ratisomagus (Rezé, Sud de Nnates) Rotomagus (Rouen), Ulpia Noviomagus Batavorum (Nimègue), [Magus] Durocortorum (Reims). Autrefois ce lieu d'échange et rencontre au milieu de ces tribus pouvait se nommerMediolanum Aulercorum (Évreux), Noviomagus Lexoviorum (Lisieux)
Noviomagus (plusieurs villes, dont Lisieux et Is-sur-Tille). Le marché est une dimension tribale avant tout, un bien tribal d'initiés ; il faut en connaître les codes pour y manœuvrer.

(2) on remarquera la racine similaire entre agora et magos l'un ayant un antéfixe m-.

En complément du dexuième point nous avons vu que notre blog ami LA BOITE À IDÉE a publié au mêem mont une longue citation sur la justice américaine, il nous sempble intéressant de la réproduire ici.  La thèse selon laquelle la Chine serait une plus grande démocratie que les États-Unis semble justifier par deux critères : il y a plus d'innovation en chaîne donc une latence plus grande laissée en bout de chaîne aux entreprise et le secondpoint est qu'il y a moins de prisonniers e, Chine sauf à se dire qu'ils ont exécuter 2 millions de personnes.

 

Le système de justice américain repose sur plusieurs paradoxes. Les États-Unis ont été le premier pays, il y a cela 200 ans, à se doter d'une chartre des droits. Ils ont été aussi le premier pays à mettre fin à la torture et autres châtiments corporels comme base du système de justice. Croyant à la possibilité de réformer et de rééduquer les criminels et délinquants, ils ont inventé au début du 19e siècle le système pénitentiaire moderne. Si le système judiciaire américain a longtemps servi de modèle dans le monde, il en va différemment aujourd'hui.  Le système politique américain s'est développé à l'origine autour des principes d'une justice égale et impartiale pour tous. Par conséquent, le système cherchait au début plus à réhabiliter qu'à punir les délinquants. Toutefois, ces nobles idéaux ont été depuis longtemps oubliés.  Avec plus de 2,4 millions de personnes incarcérées, les États-Unis se classent au premier rang mondial, loin devant la Chine. Cette dernière, qui a quatre fois plus d'habitants que les États-Unis, arrive au 2e rang avec une population carcérale de 1,6 million. En fait, la population carcérale américaine s'est accrue de 700 % depuis 1970, alors que la population totale du pays ne faisait que doubler.                                                                                  La croissance de la population criminelle est moins due à une croissance des actes criminels qu'à la mise en place de nouvelles normes dans l'application des lois. Une nouvelle culture judiciaire a ainsi émergé, qui privilégie l'incarcération à toute autre politique comme moyen de lutter contre la criminalité. Ainsi, plus de 50 % des cas d'arrestation et de condamnation sont liés à la possession de drogues illicites. De plus, un grand nombre d'États condamnent automatiquement les délinquants, trouvés coupables d'un troisième délit, même mineur, à une peine d'au moins 25 ans de prison.   Trop souvent, la justice américaine perpétue l'inégalité au lieu d'assurer la justice. Ainsi, les immigrants illégaux reconnus coupables de crimes sont soumis à des peines plus dures que les citoyens américains. De même, les Afro-américains, qui ne représentent que 13 % de la population américaine, sont arrêtés trois fois plus souvent que les Blancs pour possession de marijuana, en dépit de l'absence d'écart dans la consommation de cette drogue. Les Afro-américains représentent ensuite 55 % des personnes condamnées et 74 % des personnes emprisonnées pour ce délit. En ce qui concerne les femmes emprisonnées, le nombre a quadruplé depuis 1985. Quarante pour cent de ces dernières sont emprisonnées pour avoir consommé illégalement des médicaments. La plus forte augmentation touche les femmes afro-américaines qui sont emprisonnées huit fois plus souvent que les femmes blanches.  Par ailleurs, les États-Unis sont le seul pays avec la Somalie à avoir refusé de signer la convention des Nations Unies sur les droits des enfants qui exclut la possibilité de condamner des enfants à des peines à perpétuité sans possibilité de libération. Ainsi, il y a présentement plus de 2400 prisonniers qui sont incarcérés à perpétuité dans les prisons américaines pour avoir commis des crimes alors qu'ils avaient moins de 18 ans.                            Des enfants, aussi jeunes que 10 ou 11 ans, sont périodiquement jugés comme adultes dans plusieurs États. Cela est particulièrement vrai lorsqu'ils sont accusés d'avoir commis un meurtre. Ainsi, un jeune garçon de 11 ans du comté de Marion en Indiana a été arrêté pour meurtre après avoir tué son jeune frère de six ans le 30 juin dernier. Il a été accusé d'homicide involontaire pour avoir utilisé avec insouciance une arme à feu. Il risque ainsi d'être condamné à la prison à vie, s'il est reconnu coupable. L'année dernière, un jeune garçon de 12 ans qui était accusé de meurtre dans le comté de Kosciusko, en Indiana, a plaidé coupable à un crime moins grave. Il a vu ainsi sa peine réduite à 25 ans ferme de prison.                                 C'est au niveau de l'application de la peine de mort que le système judiciaire américain est l'objet de critiques internationales les plus virulentes. En 2010, encore 54 personnes y ont été exécutées. Or, des études récentes démontrent que le taux d'erreur judiciaire est très élevé. Cinquante-deux pour cent des personnes condamnées à mort dans les 34 États américains qui permettent de telle condamnation l'ont été lors de procès comportant de graves erreurs judiciaires. L'an dernier, plus de 200 personnes aux États-Unis ont vu leur condamnation annulée grâce à des tests d'ADN. Dans les trois quarts des cas, les personnes avaient été condamnées à partir de témoignages oculaires erronés. Cette situation a amené en février dernier le gouverneur Ryan de l'Illinois à suspendre temporairement toutes les exécutions dans son État.  Entre 1980 et 2006, les dépenses des États américains pour le maintien des prisons sont passées de 7 milliards $ à 53 milliards $, sans compter les 16 milliards $ dépensés par le fédéral. En 2008, ces mêmes États dépensaient comparativement 158 milliards $ pour l'éducation supérieure et 25 milliards $ en assistance publique.                                                                                      Décidément, le système pénitentiaire représente une véritable industrie. D'ailleurs, le nombre de prisons privées, autorisées depuis 1984, ne cesse de s'accroître. En 2010, 129 000 personnes, soit 7,4 % des personnes incarcérées, étaient détenues dans de tels centres dont les budgets atteignaient les 3 milliards $. Ironiquement, les subventions aux programmes de réhabilitation connaissaient entre-temps une baisse importante. Le système judicaire américain semble faire intrinsèquement partie du système capitaliste où la première règle est la rentabilité et le profit."  

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