11 Mai 2026
Mille Plateaux est surtout le livre des Pensée-Problèmes (c'est un des plus grands recensements qui existe) et comme ils le disent "nous ne sommes pas sortis de ces problèmes", ceux du naturalisme ou devrait-on dire encore ceux de la théologie médiévale. Guillaume Sibertin-Blanc. Si tu veux entrer profondément dans Deleuze et Guattari il faut lire les page 385 à 430 et surtout la conclusion qui te fait saisir les 2 PLANS (le dionysiaque et l'apollinien, auquel il faut ajouter le socratique, mais c'est aussi vieux que "Le monde comme ... " d'Arthur Schopenhauer, repris dans le "Beethoven" de Wagner dont se servira Nietzsche pour , mais pas que lui Nathalie Sarraute, Castañeda, Antonin D^G s'en servent comme des biais de confirmation (puisqu'on y retrouve les deux même dimensions ou plans) alors que ce sont de simples lecteurs de Nietzsche. Une fois que l'on comprend que les déterritorialisations relatives sont des mouvements aberrants (comme pour la dialectique de Hegel dans sa phénoménologie et que Deleuze critique en début d'Image-Mouvement comme un faux mouvement alors que comme une majeur partie de sa philospopphie c'est un mouvement sur place, c'en est ainsi du mouvement dialectique de synthèse); L'autre chose à comprendre est que les déterritorialisation absolues sont au minimum quatre : 1°) l'artisan cosmique (adventicité) à la Platon et à la Nietzsche (Dans le Zarathoustra, eh oui Nietzsche pompe sans relâche Platon, car c'en est un grand lecteur, et renverser le platonisme c'est précisément comprendre que Platon n'est pas un système figé avec le Parménide et le Philèbe qui viennent annuler le Cratyle ou le Politeia mal traduit par République). 2°) la substance ou le corps-sans-organes tiré plus d'Aristote que de Spinoza (je passe sur l'échelle des substances car les substances Deleuze les met à toutes les sauces et les échelles, c'est en cela qu'il compromet la substance unique de Spinoza par de multiples substances et matières expressives (art) par de la transcendance / dit autrement la philosophie du dépassement, de l'aufhebung propre Hegel, Marx et Nietzsche n'échappe pas à la transcendance (c'est pourquoi Marx ne sort pas des idées, c'est pourquoi Nietzsche fait ressurgir le Dieu caché de la tragédie, tout comme Maurice Blanchot, Michel Haar est le premier spectateur de tout cela puisqu'il a traduit les 3 fragments que l'on pourrait intituler "Que mes amis me pardonnent..."). 3°) La Terre comme point de projection fixe mais pas immobile (c'est assez proche du "La Terre ne se meut pas" de Husserl car Deleuze n'a rien compris à l'hypothèse théia ou dipôle Terre-Lune qui la rend non-réductible à un point). Deleuze emprunte beaucoup à Husserl (et pas seulement les "essences vagues" comme il l'avoue dans Mille Plateaux). Il y a un Deleuze dialecticien (contacte Marco Spagnulo) et un Deleuze phénoménologue (Alexander Schnell), il pompe parfois directement dans Heidegger comme dans le Pli (comme le relève Jean-Christophe Goddard). Mais sans la collision avec Théia et l'activation du noyau terrestre , il n'y aurait ni champ magnétique, ni marées (et sortie de l'eau), donc pas de vie évoluée sur Terre. Deleuze ne peut expliquer cela. De même que la première fonction de la monnaie qui est de permettre l'impôt bien avant l'échange et la thésaurisation/capitalisation. 4°) Non présent dans Mille Plateaux, mais s'amorçant dans le cours de 1980 : lignes de fuite - ligne de vie disponible sur Youtube. Le culte de la mort est la quatrième déterritorialisation qui va travailler tout Deleuze jusqu'à sa définition dans Critique et Clinique. C'est pourquoi Deleuze et Guattari pensent qu'il n'y a plus de fascisme alors que Foucault sait qu'il va revenir sous les apprêts du grotesque. C'est la que surgit la relation d'objet inanitaire (la perte du désir, le motif de l'épuisement et non de la fatigue dans la préface à Quad de Beckett). Paul-Claude Racamier qui nomme cela la relation d'objet inanitaire, c'est un grand lecteur de Deleuze et Guattari puisque c'était le plus grand spécialiste de la schizophrénie au sens où il la guérissait contrairement à Guattari qui est à peine à psychothérapeute mais nullement un psychiatre (c'est là le subterfuge de ce jeu de bisbille autour de Jean Oury, Guattari n'avait aucune formation, un peu comme René Char avec la Résistance, alors que la résistance communiste et britannique (SOE) était formée pour te donner un exemple). La philosophie de Deleuze, surtout dans ses cours et son oralité post 1980 peut se voir comme une manière de consolider, de conforter les "essence vagues" (Husserl) des "ensembles flous". C'est ce qui lui permet d'avoir une diarrhée verbale. Il va s'opérer une substitution, une coupure continuée comme dit Frédéric Rambeau entre la pulsion fétichiste ou relation d'objet fétichiste (Le fétichisme est ici le masochisme de Deleuze qui le pousse à l'acte de création, qui est un acte théologique de croyance avant tout et non pas artistique, la théologie rationnelle est ô combien présente chez Deleuze, c'est son côté révolution conservatrice ou comme le dit Guattari de 5 ans son cadet "le vieux"). Les amalgames propres à la LOGIQUE DE PERVERSION monisme = schizoanalyse = pragmatique (linguistique) = strato... = pluralisme. Avec Deleuze et Guattari se trouvent amalgame la posture Schizo (d'observation autour du feu de camp), la personnalité schizoïde, les 6 types de schizophrénies et quelques autres expressions autour de Schizo... Tout est rabattu au point qu'on ne peut plus penser, discerner, comme si la schizophrénie était une attaque du moi, sa dissolution, alors que ce sont des hallucinations autour du moi. Dans Deux Régimes de Fous tu trouvera un texte de 1953 sur Hume où il est déjà question de "on nage en plein délire". Le délire-désir (qui est proprement socratique au passage, un des 6 modes du socratique même si Deleuze en rejette deux) est ce qui rapproche consubstantiellement Deleuze de Lacan (leur attitude de mauvaise foi car le corps-sans-organes est aussi dans le séminaire 11 de Lacan et Guattari en a fait tout un laïus à partir d'une occurrence, comme pour les groupes sujets dans la C R D de Sartre). Ça en est débile, d'où la préface en double discours de Foucault à l'Anti-œdipe, pour maintenir le dialogue avec ce qu'il juge comme une sophistique (il a fait de même avec l'Iran comme le relève Marie-Anne Matard-Bonucci pour avoir un accès diplomatique à l'Iran alors qu'en privé il était très critique). .