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Publié par Anthony

La  némésis qui veut dire la "vengeance"  en Grec, se retrouve insidieusement dans les pensées les plus abstraites, dans les pensées qui pensent dominer les corps. On retrouve cet attrait chez Socrate, qui sous son ironie cachait un grand pessimisme et mais aussi chez Foucault.

La Némésis, cette vengeance que celui qui a souffert veut retourner insidieusement contre les siens, certains veulent la voir chez Nietzsche parce que Nietzsche la voyait chez Socrate mais on peut se demander si elle n’était pas présente chez Foucault lui qui s’attaquait dénonçait le « regard médical » de notre époque.

 

2°) Nietzsche et Socrate.
On a reproché à Nietzsche (E. Bertram, Nietzsche. Essai de mythologie, p. 408 et Pierre Hadot, Exercices spirituels et philosophie antique, Etudes Augustiniennes, p. 113) de considérer l’existence comme un maladie, d’avoir une haine amoureuse envers lui-même, parce qu’il serait revenu plusieurs fois sur la dernière phrase de Socrate (Gai Savoir §340, Le crépuscule des idoles, « le problème de Socrate », §1). Cette phrase de Socrate était : « Ô Criton, je dois un coq à esculape
» [Esclapios en grec). Pour Nietzsche sacrifier un coq au dieu de la médecine, le coq étant son animal emblème, est le signe qu'on pense en silence que la vie est un maladie, laquelle oblige à un sacrifice auprès du dieu de la médecine. En fait, il n'y a pas d'admiration de Nietzsche pour Socrate, car il est hypothétique qu'il ait « appartenu à une classe d'esprits supérieurs » et que Nietsche parlait à son égard d'un « attrapeur de rats », toujours dans le même aphorisme. Qui plus Socrate demeure par son esprit théorique et l'influence raisonnée qu'il a eu sur Euripide celui qui a éteint la tragédie. Ainsi retient-on que Socrate, socrate a souffert de la vie »


Lire la Némésis médicale d'Ivan Illich

 

Petite note d'humeur : J'ai écrit cet article avec une certaine crispation, ça me retourne l'estomac ;-s

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