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Publié par Anthony Le Cazals

Nous avons déjà proposé un texte de métaéthique, recensant toute les possibilité de morales et d'éthiques. Ce qui différencie la morale de l'éthique c'est que l'une prescriptrice et noramtive quand la seconde est descriptive. L'une part d'un jugement émit suite à une peur, une appréhension quand la seconde relève d'une suspension du jugement et d'une compréhension, d'une appréciation. Quand un professionnel que que quelque chose relève de son éthique, il fait en fait de la déontologie, c'est-à-dire une branche de la morale initiée par Bentham.

La métaéhtique s'intéresse à la portée morale d'une question et de là à sa légitimité en en relevant les présupposés "logiques" et "épistémologiques", bref les instincts dressés, parfois par le simple langage conformateur, qui sous-tendent cette questions. La métaéthique porte de fait sur le langage formel qui produit l'émergence de ces questions, c'est-à-dire sur le cadre morale et éthique. C'est tout simplement la morale analytique, l'éthique analtyique comme ils aiment à dire ; c'est une attitude maniériste du style je prends des pincettes avec mon objet.

A partir de Moore (Principia Ethica, 1903) la métaéthique d'implication analytique a développé tout une série de théorie dont voici les principaux concepts :

  • L'axiologie : ce n'est rien d'autre que la théorie de la valeur ; elle se repère assez aisément en ce que se décompose comme chez Wittgenstein entre le doublet éthique/esthétique (mais d'emblée il s'agit d'une morale individualiste libérale). ; elle peut conduire à une exigence de neutralité axiologique c'est-à-dire à faire que le philosophe appréhende ses propres valeurs afin d'écarter le plus possible les biais de pensée dus à ses propres jugement de valeurs, ses aprioris, ses idées reçues, ses intuitions morales. 
  • Le non-cognitivisme : théorie méta-éthique : les phrases morales n'expriment pas de propositions (c'est-à-dire d'affirmations) et ne peuvent donc être vraies ou fausses (elles ne sont pas aptes à la vérité, seulement à une vérité subjective prospectiviste en contexte) ; le non-cognitivisme implique que la connaissance morale est impossible. (1)
  • L'émotivisme : théorie métaéthique exprimée par Alfred Jules Ayer dans Langage, vérité et logique (1936) et développée par Charles Stevenson : les jugements moraux sont des expressions des émotions ou des attitudes du locuteur qui émet ces jugements ; une de deux (?) formes de l'expressivisme avec le prescriptivisme (1). Machine prudente a énoncer des tautologies.
  • L'expressivisme : théorie métaéthique sur la valeur du langage : les phrases qui emploient des termes moraux comme « Il est mal de ... » ne sont pas des descriptions ou des affirmations de faits mais plutôt expriment une attitude évaluative vis-à-vis d'un objet d'évaluation : la fonction du langage moral est non descriptive (1).
  • Le fictionnalisme : conception philosophique : les déclarations qui semblent être des descriptions du monde ne devraient pas être interprétées comme telles mais devraient plutôt être comprises comme des cas de « faire croire », de « faire semblant » (1), bref des « comme si ».
  • Le naturalisme moral : théorie morale et métaéthique : les jugements moraux sont réductibles à des jugements factuels et empiriques, de type scientifique (1). A l'opposé le non-naturalisme de Moore, qui est un autre réalisme, énoncera que les propriétés morales ne sont  pas des propriétés naturelles.
  • Le prescriptivisme (universel) : théorie méta-éthique de R. M. Hare dans son livre The Language of Morals (1952) ; version universaliste du non-cognitivisme ; plutôt que d'exprimer des propositions, les phrases morales fonctionnent de façon similaire à des impératifs universalisables — quiconque émet un jugement moral est engagé par le même jugement dans toute situation où surviennent les mêmes faits pertinents (1) ;  une de deux (?) formes de l'expressivisme avec l'émotivisme. Ses auteurs pensent avoir inventé la prescription universelle et avec prudence on énoncera qu'Il semble donc que la logique interne de la prescription exige un certain niveau de dépassement, que Hare nomme surpassement.
  • Le subjectivisme moral : théorie morale et métaéthique selon laquelle les jugements éthiques expriment des propositions morales et dont quelques-unes (de ces propositions) sont vraies en ce qu'elles portent sur les opinions ou sentiments moraux des individus (justification). Ce subjectivisme s'oppose de fait au non-cognitivisme ainsi qu'au réalisme moral pour lequel les propositions morales se réfèrent à des faits objectifs indépendants des opinions subjectives (1) ; on le retrouve chez les théoricien du sens moral comme Hutcheson et Hume. Le non-naturalisme de Moore que nous développons à nouveau plus bas énoncera quant à lui que 1°) Les phrases morales expriment des propositions ; 2°) Quelques-unes de ces propositions sont vraies ; 3°) Ces propositions sont rendues vraies par des caractéristiques objectives du monde, indépendamment de l'opinion humaine : 4°) Ces traits moraux du monde ne sont réductibles à aucun ensemble de caractéristiques non morales.

Ce qui est intéressant c'est de voir la mauvaise fois de leur universalisme : 
-  "quiconque émet un jugement moral est engagé par le même jugement dans toute situation où surviennent les mêmes faits pertinents." (article sur le prescriptivisme universel)
- un énoncé est universelle "pour toute situation donnée identique".
- "une autre conséquence de la spécificité de l'éthique est l'irréductibilité des valeurs aux faits, c'est-à-dire l'impossibilité en tant qu'êtres finis observant une réalité infinie, de produire des constructions morales prétendant à une validité générale" (article sur la méta-éthique)
En fait l'universalisable n'est pas l'universel, mais prétention à l'universel.

Moore est un déclencheur à l'opposé des théories morale résumées plus haut, c'est un tenant du cognitivime : 1°) Les propriétés morales, quoique attribuées en fonction des propriétés naturelles, ne sont pas réductibles aux propriétés naturelles (survenance morale) ; 2°) Les propriétés morales appartiennent réellement aux choses, elles ne sont pas projetées sur elles (réalisme de l'intuitionnisme moral) ; 3°) Certaines vérités morales sont connues de nous sans inférence ni affection -non-naturalisme et non-émotivisme).

  • Le cognitivisme : se partage avec le non-cognitivisme le champ de recherche qu'est la pompeuse métaéthique qui doit s'assurer qu'à la fin rien n'est changé pour que la maximisation des profit ne soit pas entravée.
  • L'intuitionnisme moral ou éthique intuitionniste est à l'origine en fait de la métaéthique et est énoncé par Sidgwick dans The methods of Ethics (1874). Il a lui-même énoncé deux racines plus anciennes dans Outlines of history of Ethics (1886) : 1°) La plus ancienne naît en réaction à la doctrine égoïste de Hobbes chez les platoniciens de Cambridge comme Ralph Cudworth et H. More au XVIIe siècle, et comme Samuel Clarke et R. Price, au XVIIIe siècle ; la seconde, plus récente, considère la conscience morale comme un sens moral analogue aux différents sens jusqu'à la confondre avec le sens commun, notamment chez Thomas Reid.
  • Si le réalisme moral dit qu'il existe des vérités morales indépendantes de notre esprit, l'intuitionnisme moral ajoute que nous pouvons les connaître de manière directe sans remettre en cause ces présupposés et ses idées reçues, issu du l'universalité en quelque sorte du "sens moral".

Sources
(0). voir notre bibliographie sur la métaéthique.
(1). Articles wikipédia par commodité et fainéantise.
NB. " : " équivaut à " selon laquelle ".

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