6 Novembre 2025
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Né le 19 juin 1623, décédé le 19 août 1662, à l'âge de 39 ans.
« Un génie", tel est qualificatif le plus souvent associé au nom de Blaise Pascal. Un génie qui, malgré une mort prématurée et une grande partie de son temps consacré à la religion, a marqué l'histoire de la science, en particulier par sa grande rigueur d'analyse et son sens de l'expérience. Né à Clermont, en Auvergne le 19 juin 1623, Blaise Pascal est le seul fils d'Antoinette Begon, morte alors qu'il n'a que trois ans, et d'Etienne Pascal. Ce père, juriste et mathématicien, prend totalement en charge l'éducation du garçon. Il commence par les lettres, réservant les mathématiques pour un âge plus avancé, mais le jeune Pascal est précoce. A 12 ans, il commence à travailler seul sur la géométrie et découvre que la somme des angles d'un triangle est égale à deux angles droits.
Installé à Paris avec sa famille en 1631, Blaise Pascal fréquente dès 1635 le cercle de mathématiciens de Marin Mersenne où il côtoie des savants comme Roberval, Gassendi, Mydorge ou Desargues. Ce dernier justement lui inspire l'un de ses premiers travaux, Essai sur les coniques (1640), dans lequel il reprend les méthodes de géométrie projective de son aîné et énonce le théorème de Pascal selon lequel les points d'intersection des couples de côtés d'un hexagone inscrit dans une conique sont alignés. Lorsque Etienne est nommé par Richelieu commissaire pour l'impôt dans la région de Haute-Normandie, les Pascal emménage à Rouen, où ils resteront sept ans. C'est alors une période d'intense activité scientifique qui débute pour le jeune Blaise.
En 1642, il entreprend de développer une machine à calculer afin d'aider son père dans son travail de comptabilité fiscale. Il n'a alors que 19 ans. Destinée au calcul abstrait et financier, la « Pascaline" additionne, soustrait, multiplie et divise, grâce à un système composé de six roues à dix dents. Bien qu'elle ne soit pas la première du genre (Wilhelm Schickard avait inventé une machine similaire en 1623), Blaise Pascal n'a pas connaissance des travaux antérieurs lorsqu'il invente son calculateur et celui-ci reste comme l'une de ses plus grandes contributions à la science. Au bout de trois ans d'effort, Pascal offre au chancelier Séguier une machine finalisée et décide de la commercialiser ; un certain nombre d'exemplaires sont fabriqués, mais le coût est trop élevé et la production sera suspendue.
Ce sont ensuite les expériences sur le vide, à la suite des travaux de Torricelli, qui occupent pleinement Pascal. De 1646 à 1654, il multiplie ces propres expérimentations avec toutes sortes d'instruments. L'une d'entre elles, décrite en détail dans Récit de la grande expérience de l'équilibre des liqueurs (1648), lui permet de confirmer la réalité du vide et de la pression atmosphérique et d'établir la théorie générale de l'équilibre des liqueurs. Pascal est également à l'origine de l'invention de la presse hydraulique, basé sur le principe qui porte son nom et qui veut que, dans un fluide incompressible en équilibre, les pressions se transmettent intégralement.
Grâce à ses connaissances en hydrostatique, il participe à l'assèchement des marais poitevins, à la demande du Duc de Roannez. Celui-là même avec qui il créera les fameuses lignes de carrosses à cinq sols pour circuler dans Paris, préfigurant les transports en commun et qui reflètent parfaitement le souci d'action concrète qui habite le savant.
A partir de 1650, Pascal s'intéresse au calcul infinitésimal et, en arithmétique, aux suites de nombres entiers. S'il n'est pas le premier à travailler sur le triangle de Pascal, puisque des mathématiciens chinois et arabes l'ont fait bien avant lui, on lui doit l'étude la plus systématique. Et c'est à l'occasion du Traité sur le triangle arithmétique qu'il énonce pour la première fois le principe du raisonnement par récurrence.
Blaise Pascal est également, avec Pierre Fermat, le fondateur du calcul des probabilités. Une correspondance suivie s'établit entre les deux hommes autour de la résolution de problèmes comme celui posé par un joueur, le Chevalier de Méré, et transmis à Fermat par Pascal, présentant une situation dans laquelle deux joueurs veulent quitter la table avec la fin de la partie. Chacun s'ayant vu attribuer le nombre de points qui lui revenait, la question est de savoir comment distribuer les mises. En fait, chaque joueur prendra la mise minimale correspondante à ses points, la somme restante étant partagée également entre eux. Les deux mathématiciens arrivent à la même conclusion, mais par des chemins différents : Fermat utilise l'analyse combinatoire et Pascal un raisonnement par récurrence.
Parallèlement, l'homme développe ses réflexions autour de la religion, un thème qui tient tout au long de sa vie une place prédominante. De retour à Paris en 1647, il est bientôt séparé de son père, décédé en 1651, et de sa sœur Jacqueline qui, comme lui séduite par l'ardeur de la foi prônée par le jansénisme, entre en religion l'année suivante. Commence alors pour lui une période mondaine, faite de sorties et de jeux, qui s'achèvera subitement en 1654, à la suite d'une expérience mystique, une révélation qui conduit Pascal à une conversion totale. Il s'installe au monastère de Port Royal (1655), à une trentaine de kilomètres de Paris, et se consacre désormais presque exclusivement à la défense du jansénisme (Les provinciales) et à des œuvres philosophico-religieuses (Pensées). Ses derniers travaux scientifiques concernent les cycloïdes. En 1658, il résout ainsi certains problèmes qui occupaient nombre de mathématiciens, liés notamment à l'aire et au volume créés par la rotation d'une cycloïde autour de son axe.
De santé précaire, Pascal meurt prématurément à l'âge de 39 ans, rongé par la douleur, probablement à cause d'une tumeur à l'estomac ayant migré jusqu'au cerveau. Mathématicien, physicien, théologien, philosophe, moraliste et fondateur de la prose classique en France, les nombreux talents de ce personnage hors du commun ont fait de Blaise Pascal une des figures les plus importantes de son siècle.
1623. Naissance le 19 juin de Blaise Pascal à Clermont (aujourd'hui Clermont-ferrand). Il est le fils d'Etienne Pascal, juriste, passionné de mathématiques et second président de la cour des aides de Clermont et d'Antoinette Begon.
1626. Mort d'Antoinette Begon, la mère de Blaise Pascal.
1631. Le père Étienne Pascal, le petit Blaise et ses deux sœurs Gilberte (1620) et Jacqueline (1625) s'installent à Paris en novembre. Blaise est de santé fragile.
1634. Etienne Pascal vend sa charge pour se consacrer à l'éducation de ses enfants.
1635. Étienne Pascal se rend avec son fils l'Académie des sciences fondée par le philosophe Marin Mersenne. Très vite Blaise Pascal fait preuve de dons exceptionnels : à 12 ans il démontre seul la trente-deuxième proposition d'Euclide (la somme des angles d'un triangle est égale à deux angles droits). Son père qui avait privilégié jusque là l'étude des langues anciennes au détriment des mathématiques, décide alors de lui acheter un volume sur la géométrie d'Euclide.
1639. La famille de Blaise Pascal s'installe à Rouen, où son père est nommé adjoint de l'intendant de Normandie, chargé de collecter les impôts.
1640. A 17 ans, Blaise Pascal publie son premier ouvrage : l'Essai sur les Coniques, qui le fait connaître dans le monde des savants français et européens.
1642. Blaise Pascal met au point une machine arithmétique pour aider son père dans le calcul des impôts. Cette invention vaut au jeune prodige une solide renommée dans le domaine des sciences et des techniques.
1646. Sous l'influence de Jean Duvergier de Hauranne, abbé de Saint-Cyran, la famille Pascal se convertit à un christianisme austère. Le père de Blaise Pascal se blesse à la cuisse. Il est soigné par deux gentilshommes, les frères Deschamps, qui lui prêtent des ouvrages jansénistes (alors que le jansénisme fait déjà l'objet, depuis 1641, de premières condamnations). Blaise Pascal qui a de fréquentes conversations avec eux, ainsi que sa sœur Jacqueline, sont ébranlés par les idées jansénistes de ces messieurs de Port Royal. Cette période constitue ce que l'on a appelé « la première conversion » de Pascal. A l'automne, Blaise Pascal et son père répètent les expériences de Torricelli sur le vide. La théorie de Torricelli est révolutionnaire car aucun savant n'avait osé remettre en cause jusque-là le concept d'Aristote selon lequel « la nature a horreur du vide ».
1647. Blaise Pascal prend part à une polémique connue sous le nom d'affaire sainte Ange : Jacques Forton , sieur de Saint-Ange, exposait en privé sa conception de la théologie et prétendait démontrer rationnellement la Trinité; ce qu'il fit auprès de Pascal et de deux de ses amis. Les 3 amis rapportèrent les paroles de Saint-Ange auprès de l'archevêché de Rouen, et rédigèrent un très précis Récit de deux conférences ou entretiens particuliers. Saint-Ange dut se rétracter et renoncer à ses idées. Cet épisode marque le première polémique théologique de Blaise Pascal. Blaise Pascal rencontre Descartes, mais les deux hommes ne peuvent se mettre d'accord sur la question du vide. La santé de Blaise Pascal se détériore. Devant l'aggravation de ses maux de tête et d'estomac, les médecins lui recommandent l'arrêt de tout travail intellectuel intensif.
1648. Blaise Pascal fait réaliser par son beau-frère (Florin Perier, le mari de Gilberte), le 1er septembre une expérience au sommet du Puy de Dôme. Cette célèbre expérience donne lieu en octobre à la publication du récit de la Grande Expérience de l'équilibre des liqueurs.
1649. La famille Pascal fuit les troubles de la Fronde et retourne à Clermont.
1651. Mort du père de Pascal, le 24 septembre. Pascal écrivit à sa sœur Gilberte, deux lettres de consolation dans lesquelles il émet des préceptes de conduites particulières pour ce deuil familial et développe une réflexion sur la nature de la mort. Ces deux lettres seront publiées à titre posthume, en 1670, avec les Pensées, sous le titre de Pensées sur la mort.
1652. Le 4 janvier, Jacqueline Pascal, la sœur de Blaise se retire à Port-Royal de Paris .
Pascal poursuit ses travaux scientifiques et mène alors une période de vie mondaine, avec notamment le chevalier de Méré et le riche Damien Mitton. Discours sur les passions de l'amour (1652), attribué longtemps à Blaise Pascal, mais sans doute l'œuvre du chevalier de Méré.
1653. Jacqueline Pascal fait sa profession de foi, malgré l'opposition de son frère qui lui, pendant cette période, mène à la fois une vie mondaine intense et une intense activité scientifique. Rédaction du Traité du triangle arithmétique (publié à titre posthume en 1665).
1654. A la fin de l'année, Blaise Pascal fait part de son dégoût du monde : un grand mépris du monde et un dégoût insupportable de toutes les personnes qui en sont ( extrait de la lettre de Jacqueline de Sainte Euphémie à Mme Périer).
La nuit du 23 Novembre 1654, Blaise Pascal connaît une illumination qui va bouleverser son existence : Depuis environ dix heures et demi du soir jusque minuit, quinze jours après un accident très grave de voiture sur le pont de Neuilly, auquel il survécut miraculeusement, Blaise Pascal fit une expérience « d'extase mystique ». On découvrira à sa mort, un parchemin (le Mémorial) que Pascal avait caché dans la doublure de son pourpoint et qui relate l'état d'exaltation dans lequel il se trouvait cette nuit-là. Il y affirme la certitude de sa foi et s'engage à la soumission envers le Christ : « Certitude, certitude, sentiment, joie, paix. Joie, joie, joie, pleurs de joie ». Cet épisode constitue la « seconde conversion » de Pascal. Celle-ci fut décrite par sa sœur Gilberte comme un double renoncement : à la vie du monde et ses plaisir empestés, mais aussi aux sciences humaines (physique, mathématiques, géométrie…) vaines par rapport à la science divine.
1655. Retraite à Port Royal des Champs. Pascal rédige l'Abrégé de la Vie de Jésus-Christ, l'Entretien avec Monsieur de Saci sur Épictète et Montaigne.
1656. Pascal prend part à la querelle qui oppose les jansénistes aux jésuites et à la Sorbonne en rédigeant les Provinciales (lettres fictives adressées à un ami provincial). Ces 18 lettres seront publiées une par une et anonymement. Il y défend la rigueur du jansénisme, notamment à partir de la question fondamentale de la grâce. La première lettre paraît le 23 janvier : Lettre escrite à un provincial par un de ses amis sur le sujet des disputes présentes de la Sorbonne. Le 24 mars, Marguerite Perrier, la filleule de Pascal (la fille de sa sœur Gilberte), est guérie miraculeusement d'une fistule purulente à l'œil gauche dont elle souffre depuis longtemps. Alors que rien ne pouvait la guérir, et qu'elle était promise à une mort prochaine, le contact de la Sainte-Épine, (relique de la couronne du Christ conservée à Port-Royal) la guérit instantanément. Pascal fut certainement très impressionné par ce miracle (on trouve dans les Pensées de nombreuses réflexions sur le miracle).
1658. Blaise Pascal expose lors d'une conférence à Port-Royal l'Apologie de la religion chrétienne.
1659. A partir de février, Blaise Pascal tombe gravement malade.
1661. La polémique s'envenime entre les jansénistes et l'assemblée du clergé de France. Cette dernière impose la signature d'un formulaire à tout prêtre ou religieux. Arnaud et Nicole, deux des figures théologiques de Port Royal sont prêts à se soumettre, mais Pascal s'y oppose fermement dans Ecrit sur la signature du formulaire. Jacqueline, la sœur de Blaise, accepte, elle de se soumettre, elle meurt 4 mois plus tard le 4 octobre. Suite à la mort de sa sœur, Blaise Pascal décide de stopper la polémique afin de plus se consacrer qu'à Dieu.
1662. Pascal invente avec le duc de Roannez le carrosse à cinq sols, qui est considéré comme l'un des premiers transports en commun. En juin sa maladie s'aggrave. Pascal s'éteint le 19 août, 2 mois après son trente-neuvième anniversaire, à 1 heure du matin, après avoir prononcé ces dernière paroles : Que Dieu ne m'abandonne jamais !
1665. Parution du Traité du triangle arithmétique (posthume).
1669. Publication posthume des Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets, qui ont été trouvées après sa mort parmi ses papiers.
Rédigé à l’âge de 16 ans, ce texte est aussi appelé Essai pour les coniques. Il résume et prolonge les travaux d’Apollonius de Perge sur les sections coniques (ellipse, parabole, hyperbole). Pascal y introduit le célèbre « Théorème de Pascal », qui affirme que si un hexagone est inscrit dans une conique, les points d’intersection des prolongements de côtés opposés sont alignés. Ce théorème est considéré comme l’acte de naissance de la géométrie projective, une branche fondamentale des mathématiques. L’élégance du raisonnement impressionna même René Descartes, bien que celui-ci ait d’abord douté de l’authenticité du travail d’un si jeune auteur.
Aussi appelée Pascaline, c’est l’un des premiers calculateurs mécaniques qui permet d’effectuer des additions et soustractions grâce à un système d’engrenages. Conçue pour aider son père, intendant des finances, dans ses calculs fiscaux, elle marque une étape majeure dans l’histoire du calcul automatique. On en fait souvent un précurseur des ordinateurs modernes.
C'est une réponse aux critiques du père Noël qui contestait l'existence du vide. Pascal réfute l’idée scolastique selon laquelle « la nature a horreur du vide ». Il s’appuie sur les travaux de Torricelli et Galilée pour démontrer l’existence du vide et réalise des expériences avec des baromètres pour mesurer la pression atmosphérique. Ces travaux fondent la physique expérimentale moderne.
Ce dialogue entre Pascal et deux savants sur les expériences liées au vide témoigne de son souci de vérification expérimentale et de rigueur scientifique. Il permet de mettre en lumière la méthode de Pascal : observer, expérimenter, raisonner.
Ce traité présente le célèbre triangle de Pascal, une disposition des coefficients binomiaux. Il contient 19 propriétés du triangle, démontrées ou illustrées par des exemples. Pascal y développe des applications en dénombrement et en calcul de probabilités, et des développements algébriques tels que (1+x)n. Il introduit pour la première fois le raisonnement par récurrence, devenu un outil fondamental en mathématiques. Ce travail est lié à sa correspondance avec Pierre de Fermat sur les jeux de hasard, qui a jeté les bases de la théorie des probabilités.
Ce traité philosophique porte sur la méthode de raisonnement rigoureux. Il distingue deux types de vérités : celles démontrées par la raison (géométriques) et celles perçues par le cœur. Il propose une méthode de persuasion fondée sur la clarté et l’ordre logique. C'est une réflexion sur la méthode mathématique et son application à la pensée à travers la distinction entre l'esprit de géométrie (rigueur logique) et l'esprit de finesse (intuition). L'intuition est un apport de René Descartes. Ainsi, c'est une anticipation de la rhétorique moderne et de la philosophie des sciences.
Écrit pour les élèves des Granges de Port-Royal, c'est un exposé sur l'unité mathématique de l'espace et du temps
La cycloïde est la courbe décrite par un point d’un cercle roulant sans glisser sur une ligne droite ; Blaise Pascal lance un défi mathématique public à travers une série de problèmes sur la cycloïde, notamment le calcul de l’aire sous la courbe et les volume et surface du solide engendré par sa rotation. Il résout lui-même les problèmes, démontrant une maîtrise précoce du calcul intégral, avant même Newton et Leibniz. Ce travail est considéré comme une étape vers le développement du calcul infinitésimal. Remarquons qu'il signe sous le nom d’Amos Dettonville, anagramme de Louis de Montalte, son pseudonyme dans Les Provinciales.
Ce texte retrace l’évolution des connaissances sur la cycloïde, depuis ses premières observations jusqu’aux solutions des problèmes posés, où Pascal expose les méthodes et raisonnements qui ont permis de comprendre cette courbe et il montre comment la cycloïde a été étudiée par Galilée, Roberval, Torricelli, et d’autres savants. Ce récit est à la fois historique et pédagogique.
Blaise Pascal avait lancé un concours sur la cycloïde. Ce texte relate l’analyse des réponses reçues et la non-attribution du prix, faute de solutions satisfaisantes. Il insiste sur les difficultés techniques et la rigueur exigée.
Ce complément à l’Histoire de la roulette, approfondissant les propriétés de la cycloïde, développe des méthodes de quadrature et de calcul de volumes.
Dernier ajout à la série, avec des résultats nouveaux sur les courbes engendrées par la roulette, qui affine les démonstrations et propose des formules intégrales.
Cette série de lettres publiées sous son pseudonyme contient des résultats inédits sur les courbes, les solides et les arcs qui témoignent de sa créativité géométrique et de sa maîtrise du raisonnement.
On inclut dans ce corpus (cycle) des traités :
- Traité des trilignes rectangles et de leurs onglets : étude des figures formées par trois segments droits.
- Traité des sinus du quart de cercle : analyse trigonométrique fine.
- Traité des arcs de cercle : calculs de longueurs et propriétés géométriques.
- Traité des solides circulaires : volumes engendrés par la rotation de courbes.
- Traité général de la roulette : synthèse des propriétés de la cycloïde.
- Traité des courbes de la roulette : étude des courbes dérivées de la cycloïde.
- Ainsi que des traités connexes : compléments techniques et démonstrations.
C'est la suite de ses travaux sur la pression atmosphérique. Ce traité étudie la pression atmosphérique et ses effets sur les liquides ; il confirme que l’air a un poids et exerce une pression mesurable ; il prolonge ses expériences sur le vide et la pression. Au final, c'est une contribution majeure à la physique des fluides.
Ce dialogue fictif entre Pascal et le moine janséniste de Saci compare la morale stoïcienne (Épictète), la sagesse sceptique (Montaigne) et la vérité chrétienne. Pascal y montre que la raison humaine est insuffisante sans la grâce divine. Ce texte fondamental pour comprendre sa critique des philosophies païennes.
Dans un style sobre et empreint de ferveur janséniste, ce digeste méditatif de la vie du Christ, centré sur sa passion et sa rédemption, vise à nourrir la piété personnelle et la contemplation spirituelle.
C'est une ensemble de 18 lettres publiées sous le pseudonyme Louis de Montalte qui apporte une défense du jansénisme contre les attaques des jésuites, plus précismément c'est une défense de son ami Antoine Arnauld contre la casuistique jésuite. Le style se veut satirique, d'une logique implacable et d'une grande clarté d’argumentation. Ce chef-d’œuvre de polémique religieuse a profondément influencé la prose française.
Ce recueil fragmentaire de réflexions sur Dieu, l’homme, la foi et la raison contient le célèbre pari de Pascal : il vaut mieux croire en Dieu, car le gain est infini si Dieu existe que ne pas croire en lui. C'est un mélange de considérations sur la théologie, la philosophie, la psychologie et la littérature. Elles démeurent un texte fondamental de la pensée chrétienne et de la philosophie moderne.
Seconde défense de la doctrine janséniste mais cette fois du point de vue de la grâce efficace. Comme tout écrit janséniste, c'est une réflexion sur la liberté humaine et la prédestination et ces textes approfondissent les tensions entre foi et raison.
Ce projett ambitieux de défense rationnelle du christianisme a donné naissance aux Pensées, publiées après sa mort. Blaise Pascal, voulait convaincre les libertins et sceptiques par la logique et l’émotion. C'est une fusion de la foi et de la raison, dans une démarche apologétique unique. Elle est restée inachevée.
Cette méditation sur la souffrance physique et spirituelle en fait un texte émouvant et profond sur la spiritualité dans l’épreuve. Pascal y voit la maladie comme une occasion de purification et de rapprochement avec Dieu.
Texte polémique contre l’obligation faite aux jansénistes de signer un formulaire condamnant cinq propositions hérétiques. Blaise Pascal y dénonce l’hypocrisie et la violence des autorités ecclésiastiques. C'est la troisième défense de la liberté de conscience et de la sincérité intellectuelle.
Blaise Pascal laisse par ailleurs une abondante correspondance avec les savants de son époque (Fermat, Huygens le savant hollandais, etc.).
Par cette correspondance entre deux pionniers de la géométrie moderne, Blaise Pascal expose ses méthodes pour mesurer les courbes, anticipant le calcul intégral.
« ... Pascal est un génie. A douze ans , il redécouvre à sa façon les mathématiques; à seize, il invente la géométrie projective, aujourd'hui encore nécessaire à la mécanique et aux sciences de l'ingénieur; à dix-neuf, il met au point la première machine à calculer, dont s'inspirent encore tous nos ordinateurs; à vingt trois ans, il invente la physique expérimentale, calcule la pesanteur de l'air, conçoit la presse hydraulique et fait s'écrouler une théorie multimillénaire, selon laquelle la nature aurait « horreur du vide ». A vingt-huit il invente le calcul des probabilités, pilier de toutes les sciences sociales et physiques d'aujourd'hui. A trente, il contribue à fixer la langue française et crée le journalisme polémique. A trente-cinq, souffrant le martyre, il résout l'un des plus difficiles problèmes mathématiques jamais posés, tout en inventant le calcul intégral. Et dans la plus belle langue française, une prose telle qu'on ne l'a jamais maniée avant lui, il écrit des pages immortelles sur la condition humaine, sur des relations entre science et foi, liberté et imagination, bonheur et compassion , pouvoir et force, mêlant sans cesse le hasard et la loi, la nature et la coutume, l'esprit et le cœur, la science et l'expérience, l'ici-bas et la mystique... Avec l'obsession de dévoiler , classifier, expliquer les causes cachées des plus insignifiantes mesquineries humaines comme des plus grands événements. / Tout cela sans projet , sans plan préconçu, sans vouloir rien publier ni laisser de traces, si ce n'est en se dissimulant derrière sept identités distinctes, chacune dotée de sa propre personnalité. Seulement pour relever les défis de l'intelligence que l'amitié et le hasard mettent sur sa route. Dans l'obsession de la pauvreté, du retrait, de l'anonymat, du salut. / Un génie particulièrement français dans toutes ses dimensions : l'intellectuel, le marginal, le journaliste, le polémiste, le rebelle, l'homme d'action, soucieux d'universel, certes, mais aussi le délateur, l'arrogant, le jaloux, le menteur... » Jacques Attali, Blaise Pascal ou le génie français, Paris, Fayard, 2000.
« Il y avait un homme qui, à douze ans, avec des barres et des ronds, avait créé les mathématiques ; qui, à seize, avait fait le plus savant traité des coniques qu'on eût vu depuis l'antiquité ; qui, à dix-neuf, réduisit en machine une science qui existe tout entière dans l'entendement ;qui à vingt-trois, démontra les phénomènes de la pesanteur de l'air, et détruisit une des grandes erreurs de l'ancienne physique ; qui, à cette âge où les autres commencent à peine à naître, ayant achevé de parcourir le cercle des sciences humaines, s'aperçut de leur néant et tourna ses pensées vers la religion ; qui, depuis ce moment jusqu'à sa mort, arrivé dans sa trente-neuvième année, toujours infirme et souffrant, fixa la langue que parlèrent Bossuet et Racine, donna le modèle de la plus parfaite plaisanterie, comme du raisonnement le plus fort ; enfin qui, dans les cours intervalles de ses maux, résolut, par distraction, un des plus hauts problèmes de la géométrie, et jeta sur le papier des pensées qui tiennent autant du Dieu que de l'homme. Cet effrayant génie se nommait Blaise Pascal. » René Chateaubriand.
« Pascal brille dans la science, dans la polémique, dans la théologie, dans la philosophie. C'est un génie universel. Il est dépassé comme savant . Il est indépassable comme écrivain. Il a porté à l'incandescence la géométrie enflammée par l'amour de Dieu : sa place est immense dans cette littérature que son génie méprisait. Corneille est le créateur de notre vers classique. Pascal est le créateur de notre prose classique. A eux deux avec le Cid, avec les Provinciales et les Pensées, ils président à la naissance de ce que Thucydide appelait … , un trésor pour toujours : la langue française classique. » Jean d'Ormesson, Une autre Histoire de la littérature, Tome 1.
« L'œuvre de Pascal ne semble pas obéir à un projet ou à une ambition. Son génie multiforme s'exprime dans des domaines aussi divers qu'on ne sait quel Pascal choisir. Si l'on feint un moment d'oublier l'ancrage littéraire de notre étude, on se trouve confronté à un mathématicien précoce, un physicien qui ne l'est pas moins, un écrivain polémiste engagé dans les querelles théologiques et morales de son temps, un théologien fervent, un philosophe critique d'Epitecte et de Montaigne, et même une sorte de polytechnicien qui commence par mettre au point une machine à calcul et finit par invente les transports en commun. » François Collet, Pascal, Paris, Editions Nathan, 1993.
Sites sur Blaise Pascal
Un site réalisé par les élèves du Lycée français Lapérouse de San Francisco
Le site du Collège le Clergeon, situé à Rumilly (74) : une biographie de Pascal illustrée de plusieurs photos, dont celle de la machine arithmétique de 6 chiffres qu'il a créée.
« Le Plan retrouvé" . Les Pensées de Pascal classées par Francis Kaplan. Un article évoquant ce livre.
Philippe Henry et Jérome Roudier aiment la littérature et ont créé ce site où ils évoquent la littérature, la Philosophie et Blaise Pascal