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Publié par Victoria


Le New Age au sens propre est l’attente d’une  nouvelle ère. C’est une théorie ésotérique inspirée d’un astrologue français, Paul Le Cour,  qui annonce en 1937 que l’ère du Poisson va se terminer et que celle du Verseau s’apprête à  débuter, et transformera profondément l’humanité. C’est en réalité une croyance millénariste,  c’est-à-dire l’attente d’un âge meilleur, celui d’une prise de conscience planétaire,  amenant la paix et le bonheur, mais cette fois-ci, sans l’intervention d’un messie. Il n’y a bien entendu pas de doctrine unifiée au New Age, c’est plutôt une nébuleuse de croyances.  Il y a toutefois des fondements largement partagés comme le monisme spiritualiste, l’idée que  l’univers est un. 

La conscience humaine peut entrer en résonance avec lui, donc s’affranchir  de barrières physiques grâce à son esprit. Cela débouche par exemple sur l’idée que la Terre  est une entité vivante et consciente, ce que certains nomment la théorie Gaïa. Autre thème  récurrent du New Age, la possibilité d’entrer en communication avec des êtres invisibles,  d’où l’intérêt pour les pratiques chamaniques, réinterprétées dans un cadre occidental  contemporain. Ça mérite une explication.

Le chamanisme est, on le rappelle, un  terme qui désigne un ensemble de pratiques magico-religieuses. Le mot de chaman a  été emprunté aux Toungouses de Sibérie, là où les premières pratiques sont observées par  les Russes au XVIIe siècle. Mais le chamanisme est aussi répandu en Amérique, très probablement  diffusé par les populations sibériennes qui ont peuplé le continent américain à  la Préhistoire. Dans ces pratiques, le chaman subit une révélation de la part  d’un esprit, par qui il est ensuite initié, et ressort investi d’un pouvoir surnaturel. Dans la rhétorique New-Age, le chamanisme joue le rôle de la tradition authentique par excellence,  elle est pensée comme commune à toute l’humanité.  Il faut avouer que les anthropologues ont leur  part de responsabilité dans cette affaire, puisqu’ils ont longtemps considéré le chamanisme  comme LA religion universelle de la Préhistoire.  Cet aspect primitif, ancestral et authentique en a  fait un centre d’intérêt majeur pour les nouvelles spiritualités en quête de pratiques originales.  

Le chamanisme se retrouve donc aujourd’hui dilué dans la globalisation et les séjours  d’initiation en Amazonie à base de diverses drogues traditionnelles se sont multipliés. On  nous vend par exemple des voyages au Pérou pour faire du yoga en prenant de l’ayahuasca.  Le yoga donc, rituel typiquement péruvien. Il y a beaucoup d’autres exemples de nouvelles  spiritualités qui ont émergé depuis le XIXe siècle : le spiritisme, le bahaïsme,  l’Eglise mooniste de l’unification, la scientologie ou même le mouvement raëlien, on  pourrait en citer à la pelle.
 

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