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Publié par La Philosophie

POLITIQUE / National-bolchévisme

Le National Bolchévisme est un courant qui évolue dans la nébuleuse de la révolution conservatrice (nationaux-révolutionaires comme Ernst Jünger parfois dénommés anarchiste conservateur comme Jean-Claude Michéa, tiens !), du strassérisme et du national-bolchévisme (Ernst Niekisch, Arthur Moeller van den Bruck, Nikolaï Oustrialov, Jirinovski, Alexandre Douguine, éminence grise de Vladimir Poutine pour Novorussia, la "Nouvelle Russie").

  • Remettre sur pied une forme ou une autre d'alliance germano-soviétique (en Allemagne) ou euro-soviétique (ailleurs, notamment en Belgique avec Jean Thiriart).
  • Créer un espace eurasiatique comme ersatz géopolitique de l'internationalisme (prolétarien ou autre).
  • Montrer une préférence pour les idéologies martiales contre les idéologies marchandes, véhiculées par le libéralisme américain.
  • Chercher une alternative au libéralisme occidental et au soviétisme (jugé trop rigide : « panzercommunisme », « capitalisme d'État », règne des apparatchiks, etc.).
  • La recherche de cette alternative conduit à se souvenir des dialogues entre « extrême droite » et « extrême gauche » d'avant 1914 en France. Dans cette optique, les travaux du Cercle Proudhon en 1911 où nationalistes maurrassiens et socialistes soréliens avaient confronté leurs points de vue, afin de lutter contre un « marais » politique parlementaire, incapable de résoudre rapidement les problèmes de la société française.
  • Ce « néo-national-bolchévisme » retient des années 1920 et 1930 une option anticolonialiste ou anti-néo-colonialiste, amenant la plupart des cercles nationaux-révolutionnaires ou nationaux-bolcheviques à prendre fait et cause pour les Palestiniens, pour Kadhafi, pour l'Iran, etc. Mais notons que Douguine est pour l'invasion et la colonisation de l'Europe par les chars russes pour s'accaparer le savoir-faire "occidental".
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