30 Novembre 2025
Dominique Ngoïe-Ngalla, historien, philosophe et écrivain, a marqué la scène intellectuelle congolaise par son engagement en faveur d’une relecture de l’histoire africaine, notamment celle du Congo-Brazzaville. Professeur à l’université Marien Ngouabi, il a enseigné le latin, le grec et l’histoire, tout en invitant ses étudiants à s’intéresser à l’Afrique précoloniale. Sa réflexion porte sur le réveil identitaire des groupes ethniques au début du XXe siècle, qu’il analyse dans son ouvrage Le retour des ethnies. Quel état pour l’Afrique. Il y aborde la question de la traite des Noirs et de ses relais locaux, en soulignant la nécessité de réactiver le fond d’humanité universelle présent dans les institutions traditionnelles africaines. Pour Ngoïe-Ngalla, la construction d’un État citoyen passe par une éducation civique qui complète celle des sociétés de base, sans rupture. Il s’est aussi illustré par son engagement contre les discriminations et les stéréotypes visant les peuples autochtones, comme en témoigne son livre Lettre d’un pygmée à un Bantou. Sa pensée, profondément humaniste, s’inscrit dans une démarche de réconciliation et de valorisation des traditions africaines[1].