Le plus gros site de philosophie de France ! ABONNEZ-VOUS ! 4040 Articles, 1549 abonné·e·s, depuis 2006

La Garenne de philosophie

PHILOSOPHIE / La réponse au problème de l'expérience et du monde

Solution par dégagement au problème de l'expérience et du monde. « Penser est une sorte de parler — de parler 'intérieurement'. » Tiré de ses travaux sur le béhaviorisme linguistique, cet aphorisme illustre l'idée que les concepts et la pensée ne sont pas des entités privées et mystérieuses, mais des phénomènes ancrés dans des pratiques linguistiques et sociales. Il voit la pensée comme une activité symbolique qui peut être comprise à travers l'étude du langage. On peut voir l'influence du christianisme (intériorisation critiquée par Michel Tournier et Gilles Deleuze dans les années 50-60) et voir que Wilfrid se maintient dans une réflexion, ce qui est, somme toute le propre d'une philosophie mais li ne parvient pas à une pensée du Dehors, un comme si nous observions l'univers depuis la terre seulement avec spectre luminieux des ondes électro-magnétiques et le spectre radio, des ondes radio, les deux seuls qui ne sont pas filtré par l'atmosphère terrestre  et non de le téléscope James Webb en orbite au delà de ce filtre. Cette filtration permet la vie et est maintenue pas le champ gravitionnel en ce que la Terre a eu son noyau activé par la collision de la Terre primitive et L'intériorité, la conscience bonne ou mauvaise, la mauvaise foi et la courtoisie agissent comme un filtre « social », de l'« ère sociale » et non plus féodale. 

Cela peut vous paraître incongru comme image ou analogie, et pourtant, quelque part le mythe de la caverne ne dit pas autre chose.

Dans la vidéo qui suit, allez directement à 6:30.

Remarquons l'esclave obligé de retourner avec les siens est encadré par des porteurs de silhouettes. l'intelligible serait plus riche que le sensible mais l'intermédiaire (les concepts) appartiennent déjà au sensible, puisque par de séparation (cette absence de séparation viendra avec le dialogue du Parménide). Simplement on peut voir que la pensée de Palton évolue : elle n'est pas un système philosophique figé, encore moins ouvert *. La parole vivante et animée prôné par le Phèdre, mis en partique toute sa vie par Socrate.

Pour Platon on a des visions directes, des intuitions intellectuelles (les visions célestes ou ouranies, ouraniai, et ses idoles, eidoloi de la noesis, en fait c'est l'équivalence idées = visions) (ce qui est saisi ou imaginé), une expérience est déjà « conceptuellement médiée » (ce qui est dit et écrit) comme pis-aller ou intermédiaire (metaxu qui s'appuie sur la dianoia) et ce qui relève de la simple présence, de la fréquentation (ce qui perçu et ce qui est montré). Pour parler, d'une part de ce qui est saisi, pensée, rêvé presque, le noetos, et d'autre part de ce qui est perçu, l'aisthetos, Il n'y a pas de monde sensible et de monde intelligible, il y a certes un au-delà de ce que nous percevons du monde.

Ce que nous faisons là c'est renverser le platonisme, comme en conviennent deux grand lecteurs et traducteurs de Platon que sont Monique Dixsaut et Alain Badiou. C'est même là qu'on voit que Nietzsche était un grand lecteur de Platon et qu'il reprenait dans son Zarathoustra la figure de l'artisan cosmique qui n'est ni plus nimoins que l'une des trois déterritorialisation absolue qu'on trouve a minima dans Mille Plateaux de Deleuze et Guattari.

Platon n'a jamais écrit les deux expressions de monde sensible et de monde intelligible, il n'a jamais écrit kosmos noètos ni kosmos aisthètos dans ses dialogue. Le monde est précisément l'union du sensible et de l'intelligible, ou pour le dire autrement, le sensible n'est monde qu'à participer aux Formes.

Platon n'a jamais écrit l'expression philosophe-roi il a parlé du philosophe qui devient roi et du roi qui devient philosophe, comme un chassé croisé où l'un et l'autre s'enrichissent et s'alimente. Il n'y a pas de personnage du philosophe-roi dans la République de Platon (qui se nomme Politie comme l'a écrit Rousseau quatre fois dans le Contrat Social).

Les moines de la théologie rationnelle et de la philosophie naturelle ont projeté leurs vues sur Platon, laors même que sa pensée est mouvante et non figée, alors même que sa parole se voulait vivante et animée plutôt que ramenée à l'écrit, la même défiance pour l'écrit se retrouvera chez Rousseau, grand lecteur de Platon. D'où la forme maintenue des dialogues.

 

 

 

______________________

* Cela suggérerait qu'elle comporte une incohérence comme l'avoue Deleuze quant à son propre système qui juxtapose conceptualisme, réalisme et empirisme par chaosmose et hétérogenèse. C'est sa force et sa faiblesse d'aller jusqu'à comporter une dimension contre-révolutionnaire alors même que différence et répétition comporte des passage purement révolutionnaire. 
Leibniz et à sa suite Wolf et à leur suite Victor Cousin voudront voir des systèmes philosophiques partout, c'est à ce moment qu'on se met à recomposer le corpus en fonction de courants philosophes coexistants (les -ismes) qui font qu'on pense à la louche, d'où l'éclectisme de Victor Cousin qui déteindra même sur l'architecture de l'époque avec son éclectictisme et ses styles néo-.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article