. . . . BIENVENU·E . . . .

 

Anciennement www.paris8philo.com, ce site, créé en 2006 lors du mouvement anti-CPE, a rendu compte de l'actualité et de l'expérimentation à Paris 8. Il s'occupe plus largement de rendre compte d'une transformation dans les paradigmes philosophiques suivant la pensée du Dehors ou du Surpli, omme la nomme les métaphysiciens classique. Nous avons quant à nous déjà basculé d'emblée dans la modernité quantique, résolvant la plupart des impasses philosophique du WWe siècle. Cette pensée hors contrat est la marque d'une complexité, riche de multiples facteurs et échelles. Ce site contient des articles pour être apte à un plus grand nombre de choses.

Pour nous soutenir abonnez-vous à la newsletter gratuite (2 mails par mois), commentez sans hésitation, partagez le contenu sur les réseaux et si vous le pouvez faîtes des liens depuis votre site.

Bonne lecture :) 

 

Accueil

 

Liens vers sites

Archives

Publié par Anthony Le Cazals

Joan Tronto : « une espèce d’activité qui comprend tout ce que nous faisons pour maintenir en état, pour préserver et pour réparer notre monde en sorte que nous puissions y vivre aussi bien que possible. » (1) « Au niveau le plus général, nous suggérons que la sollicitude (care) soit considérée comme une activité générique qui comprend tout ce que nous faisons pour maintenir, perpétuer et réparer notre “monde”, de sorte que nous puissions y vivre aussi bien que possible. Ce monde comprend nos corps, nous-mêmes et notre environnement, tous éléments que nous cherchons à relier en un réseau complexe, en soutien à la vie. » (2). Le Care est en fait le soin, l'entretien. Il passe par une dimension de sollicitude qui lui est inhérente mais ne s'y réduit pas. « La notion de care recouvre à la fois des activités très pratiques et une sensibilité, une attention soutenue à l’égard d’autrui et un sens des responsabilités et de la dépendance. Elle ne vise pas à situer la pitié et la compassion, la sollicitude ou la bienveillance comme des vertus subsidiaires adoucissant une conception peu sympathique des relations sociales, (...). Cette description correspondrait plutôt à ce qu’on appelle la sollicitude. Le care vise au contraire à faire reconnaître tout un pan de la vie commune et des liens entre humains comme systématiquement oubliés et dévalorisés dans le discours et l’analyse politique. » (1)

 

 

______________________________________

1. Joan Tronto, Un monde vulnérable. Pour une politique du care, La Découverte, 2009 [1993], p. 143. Voir Patricia Paperman, Sandra Laugier (éd.), Le Souci des autres, éthique et politique du care, Éditions EHESS, coll. « Raisons pratiques », Paris, 2005.
2. B. Fisher et J. C. Tronto, « Towards a Feminist Theory of Care », in E. Abel et M. K. Nelson (dir.), Circles of Care: Work and Identity in Women’s Lives, Albany (N.Y.), SUNY Press, 1990, p. 36-54, cit. p. 40. Traduction (modifiée) d’une citation du texte dans Un monde vulnérable : pour une politique du « care » [Moral Boundaries: A Political Argument for an Ethic of Care, 1993], trad. de l’anglais par H. Maury, avant-propos de L. Mozère, préface inédite de l’auteur, Paris, La Découverte, coll. « Textes à l’appui », 2009, p. 243.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article