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Anciennement www.paris8philo.com, ce site, créé en 2006 lors du mouvement anti-CPE, a rendu compte de l'actualité et de l'expérimentation à Paris 8. Il s'occupe plus largement de rendre compte d'une transformation dans les paradigmes philosophiques suivant la pensée du Dehors ou du Surpli, omme la nomme les métaphysiciens classique. Nous avons quant à nous déjà basculé d'emblée dans la modernité quantique, résolvant la plupart des impasses philosophique du WWe siècle. Cette pensée hors contrat est la marque d'une complexité, riche de multiples facteurs et échelles. Ce site contient des articles pour être apte à un plus grand nombre de choses.

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Publié par Anthony Le Cazals

Si la pensée affective n’est pas une pensée des liens affectifs mais de ce qui est contemporain, c’est simplement que l’affection n’est pas l’affect. Ce qui nous est contemporain n’est pas forcément la douleur ni l’extase. Une affection est un état de représentations, d’aspirations, et aussi un sentiment tenace DzCC_175 et SzE°III,déf.3 tandis qu’un affect est ce qui modifie notre puissance d’agir. L’affect actif n’est pas séparable de l’action, de l’entrain, alors que l’affection est plus généralement une réaction DzCC_175. Si l’on parle ici d’affectif, c’est en prenant bien soin de distinguer ce qui est de l’ordre du lien (affection) de ce qui est de l’ordre d’une échappée (affect). L’affection est effet d’un corps sur un autre corps dans la représentation et la hiérarchie des corps, l’affect est l’effet d’une affection sur une capacité, une puissance ou une sagacité — pertinente impertinence. Nous avons déjà vu que l’éternité de coexistence chez Spinoza 232 est différente de l’éternité de succession chez Bergson 231. Cette éternité n’est nullement substantielle ou permanente, elle est ce qui sans cesse revient comme événement 643, comme aberration qui fait sens. L’éternité si on la détourne de sa conception purement spinoziste, c’est-à-dire ne concernant que la part éternelle de l’esprit, la réincorporation qu’en fait Deleuze, est de dire : qu’un corps expérimente l’éternité en ce qu’il est apte à un plus grand nombre de choses. J’insiste sur ce point car elle rejoint me semble-t-il une définition qu’Alain Badiou donnait du sujet dans le Panorama de la philosophie française BdPPF. Le sujet qui est effet du procès de vérité, n’est pas un sujet conscient (asservi) ou seulement corporel il est quelque chose qui est comme une production ou une création qui concentre en elle des forces plus vastes PPF. Ceci rejoint au plus haut point une définition que l’on pourrait donner de l’affectif, de l’intempestif ou du taquin. Qu’est-ce que l’affectif ? C’est la part éternelle de l’esprit Ethique, V_39 ou un corps — individuel ou social — apte à un plus grand nombre de choses. Mais la question devient alors comment se faire un corps affectif ou intensif ? Chez Deleuze et Guattari, la solution à cette question prend deux directions — échelle individuelle et échelle sociale — au sens où chacun des deux conçoit le corps-sans-organes dans une de ces deux directions, donc à une échelle différente.

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