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Publié par La Philosophie

POLITIQUE / Rachida Dati, la surveillance généralisée et les violences policières.

RACHIDA DATI

Droite républicaine. Ancienne Garde des sceaux. 
Elle est contre la politique migratoire et les énergies renouvelables.

Parcours
Née le 27 novembre 1965 à Saint-Rémy en Saône-et-Loire, Rachida Dati est la deuxième d'une famille de onze enfants dont le père, M'Barek Dati (1934-2017), est maçon d'origine marocaine arrivé en France en 19631, et la mère, Fatima-Zohra d'origine algérienne, est morte en 2001. En 1987, après une rencontre avec à Albin Chalandon à une réception à l'ambassade d'Algérie en France, Rachida Dati effectue un stage en tant que chargée d’études auprès de la direction comptabilité-finance du groupe Elf Aquitaine. En 1990, après une rencontre avec Jean-Luc Lagardère, elle entre à la direction de l'audit de Matra communication. En mai 1993, elle cesse ses études à l'institut sans obtenir le diplôme et rejoint alors l'équipe de Jacques Attali, à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Elle passe un an à Londres. En 1995, elle est nommée par François Bayrou, alors ministre de l'éducation, chargée de mission pour la question du voile à l'école. En 1997, elle devient auditeur de justice et est nommée à Amiens en 1999. Décembre 2002, elle devient conseillère de Nicolas Sarkozy, au ministère de l'Intérieur, chargée de la rédaction du projet de loi sur la « prévention de la délinquance ». Magistrate et conseillère de Nicolas Sarkozy, elle en est la porte-parole lors de la campagne présidentielle de 2007, puis garde des Sceaux, ministre de la Justice au sein des gouvernements François Fillon I et II. Elle aujourd'hui la maire Les Républicains du VIIe arrondissement de Paris, De 2009 à 2019, elle est député européen. (0)

Faits
Le 6 juillet 2007 Son directeur de cabinet, Michel Dobkine, démissionne, suivi peu après par trois autres membres du cabinet60, puis par son chef de cabinet et deux conseillers techniques. En septembre, un nouveau cabinet de dix-huit membres, davantage ouvert aux hauts fonctionnaires, et comprenant François Guéant (fils de Claude Guéant). (1)

Entre 2009 et 2013, alors qu'elle est députée européenne, Rachida Dati a perçu des rémunérations de l'ordre de 300 000 euros par an pendant trois ans pour ses conseils d'avocate par la filiale hollandaise RNBV de Renault-Nissan. (2) « Dans la déclaration d'intérêts qu'elle a dû remettre le 31 décembre 2014, en tant que députée européenne, à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, Rachida Dati n'a déclaré aucune activité professionnelle sur l'année 2009 en tant qu'avocate, alors même qu'elle travaillait déjà pour l'Alliance. Sa convention d'avocat a effet été conclue en novembre 2009, et a pris fin en février 2013. Sa déclaration d'intérêts révèle des honoraires hors taxe de 625 000 euros pour 2010, 539 000 euros pour 2011, 704 000 euros pour 2012 et 205 000 euros pour 2013. » (2)

En 2013 (?), elle a fait l'objet d'une enquête au Parlement européen, qu'elle est soupçonnée de corruption parce qu'elle est intervenue, elle a fait voter à plusieurs reprises des amendements qui sont totalement en faveur des industries gazières (3) Après avoir signé une tribune dans le quotidien Les Échos pour demander l'arrêt des subventions des énergies renouvelables (00000).

Dans la nuit des 26 et 27 novembre 2020, Rachida Dati a été placée sous le statut intermédiaire de témoin assisté dans l'enquête sur des prestations de conseil auprès de Carlos Ghosn. Convoquée le jour même en vue d'une mise en examen pour « corruption passive », « trafic d'influence passif » et « recel d'abus de pouvoir », l'ancienne ministre est finalement ressortie du bureau des juges sous le statut plus favorable de témoin assisté. (4)

Propos
Dans un entretien accordé au Parisien (2), Rachida Dati, juge que « ce gouvernement, c'est l'amateurisme juridique et politique ». Elle fustige la remise en cause des « repères d'autorité », l'inefficacité de la lutte contre les violences et le risque d'une « surveillance généralisée ». Elle estime qu'il est « plus facile de limiter un peu les libertés de tout le monde que de limiter fermement les libertés de ceux qui nous menacent », (5)

Interrogée sur l'expression de « violences policières » employée par Emmanuel Macron lors de son interview au média Brut, Rachida Dati estime que « le président de la République ne doit pas dire cela ». Ce propos « affaiblit l'autorité de la police » selon elle.  5)

« Il oublie aussi que les forces de sécurité sont épuisées et sont devenues le dernier rempart dans un pays où tous les repères d'autorité sont remis en cause », dénonce l'ancienne garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy auquel on sent qu'elle est toujours liée, puisque l'exemple qu'elle donne pour pointer « l'amateurisme » du gouvernement est qu' « il y a des mesures préventives qui ont été censurées par le Conseil constitutionnel, non pas sur le fond mais parce que leurs imprécisions ouvraient un champ trop large ».  (5)

Concernant le projet de loi contre le séparatisme, présenté mercredi en Conseil des ministres, ce texte « n'aura d'efficacité que si on arrive à casser les logiques communautaires », fait valoir l'ancienne candidate à la mairie de Paris.  (5)

Rachida Dati préconise « une politique de peuplement qui limite les effets d'accumulation de problèmes sociaux, ethniques et migratoires au même endroit ». Pour cela, « il faut revoir les critères d'attribution des logements sociaux et la politique migratoire ». (5)

Propos démentis par la réalité
 

Ses références (A quoi sert l'autorité sinon de bride ?)

 

POLITIQUE / Rachida Dati, la surveillance généralisée et les violences policières.

Son réseau :
Elle assigne en justice, en 2012, l’homme d’affaires Dominique Desseigne, puis dépose une demande de pension alimentaire mensuelle de 6 000 €, alors que Dominique Desseigne se défend d'être le père de son enfant, affirmant que Rachida Dati avait huit amants dans la même période. Il refuse cependant le test de paternité48. En octobre 2014, s'appuyant sur les éléments fournis par Rachida Dati, le tribunal de grande instance de Versailles juge que Dominique Desseigne est bien le père de l'enfant de Rachida Dati et octroie à cette dernière une pension mensuelle de 2 500 € ; cette paternité est confirmée par la cour d'appel de Versailles en janvier 2016.
De confession musulmane, Rachida Dati se rend toutefois à la messe catholique chaque dimanche.

Avis
« Parce qu'en marge de cet extrait, ce qu'il faut savoir c'est qu'elle a fait l'objet d'une enquête au Parlement européen, qu'elle est soupçonnée de corruption parce qu'elle est intervenue, elle a fait voter à plusieurs reprises des amendements qui sont totalement en faveur des industries gazières notamment et que d'autre part on la soupçonne d'être employée par Gaz de France. […] Si c'était le cas, ça serait un cas réel de corruption donc c'est quelque chose de très grave. C'est la raison pour laquelle on va jusqu'à la poursuivre dans les couloirs du Parlement européen ». (3)
Suite la fusillade du Hanau qui a fait huit morts en Allemagne et aux propos de Rachida Dati, Dominique Versini, maire-adjointe de Paris en charge des solidarités et de l'accueil des réfugiés, dans une lettre ouverte s'est permis de dénoncer des « propos choquants », « inexacts ou mensongers », « dangereux pour notre démocratie dans les liens que vous faites sans fondement entre réfugiés, délinquance et terrorisme ... Vous utilisez le drame de Hanau et la question des flux migratoires à des fins politiciennes électoralistes » (6)
« »

Sources
(0) Wikipédia
(1) AFP, « Deux nouveaux départs au cabinet de Rachida Dati selon Le Point », le 4 septembre 2007 ; L'express, « Le fils de Claude Guéant chez Rachida Dati », le 5 septembre 2007.

(2) L'express, Rachida Dati aurait touché 600 000 euros de Renault-Nissan, par Laurent Léger et Béatrice Mathieu, le 4 février 2019. 
(3) Le Figaro, « Élise Lucet répond à Rachida Dati : "J'attends des réponses" », par  Emilie Geffray  le 7 septembre 2015.
(4) 
BFM, « Affaire Ghosn: Rachida Dati placée sous le statut de témoin assisté », par Mélanie Vecchio, le 27 novembre 2020. 
(5) Le Parisien, « Rachida Dati : "Emmanuel Macron affaiblit l’autorité de la police" », par Quentin Laurent et Alexandre Sulzer, le 12 décembre 2020.
(6) France Info, 
« Dominique Versini dénonce les "propos choquants", "inexacts ou mensongers" de Rachida Dati sur les demandeurs d'asile et les réfugiés à Paris, le 21 février 2020.

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