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Anciennement www.paris8philo.com, ce site, créé en 2006 lors du mouvement anti-CPE, a rendu compte de l'actualité et de l'expérimentation à Paris 8. Il s'occupe plus largement de rendre compte d'une transformation dans les paradigmes philosophiques suivant la pensée du Dehors ou du Surpli, omme la nomme les métaphysiciens classique. Nous avons quant à nous déjà basculé d'emblée dans la modernité quantique, résolvant la plupart des impasses philosophique du WWe siècle. Cette pensée hors contrat est la marque d'une complexité, riche de multiples facteurs et échelles. Ce site contient des articles pour être apte à un plus grand nombre de choses.

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Publié par Léo Peigne

Les Loups blancs

groupe de combat néonazi

Le White Wolves Klan - WWK - ou Loups-blancs est un groupuscule de 19 membres créé début 2013 à Ham (Somme) après la dissolution de Troisième voie,  autre groupuscule d'extrême droite qui avait à sa tête Serge Ayoub, ancien chef des skinheads d'extrême droite parisiens et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR), et mentor de Jémérmy Mourain, chef des WWK ; Troisième voie est dissous par le gouvernement en juillet 2013 après le décès de Clément Méric, jeune militant antifasciste, tué au cours d'une rixe à Paris, le 5 juin 2013  dans laquelle étaient impliqués certains des membres de Troisième voie. Le White Wolves Klan (WWK) a, quant à lui, sévi durant deux ans (2012-2014) dans la Somme et l'Aisne contre des personnes étrangères, des groupes rivaux ou des membres du clan réfractaires, soit 35 infractions commises entre 2012 et 2014. « Ces groupes nazis paramilitaires armés n'ont pas leur place dans notre République », avait tonné Wilfrid Gacquer, le procureur lors du procès de 2017. Le clan WWK est présent à Ham, Chauny et Compiègne.   « Officiellement, l'organisation n'a rien à voir avec la politique. On est censé y faire de la moto. Sauf que sur les 19 membres recensés, un seul pratique le deux-roues. »
 
Agression de Laurent L. et Sarah M.
En novembre 2013, Laurent L. et Sarah M. (ancien membre et proche des WWK)  « voient débarquer à leur domicile plusieurs individus cagoulés braillant : «Sales skins, sale blanc, facho.» Suit un passage à tabac et l'extorsion de divers biens appartenant au couple. L'enquête montrera que les agresseurs sont en réalité des membres du WWK, envoyés par Mourain pour régler une dette de stupéfiants. »
 
Agression de Cédric F.
Cédric F. est un ami d'un membre évincé du Klan qui n'aurait pas rendu son blouson.
Un membre des Loups-blancs raconte : « On était tous en cercle en train de le taper. C'était notre marque de fabrique, parce que les loups tournent autour de leur proie avant de mordre.» Mourain exhorte ses troupes à «défoncer» l'homme transformé en punching-ball, avant de s'y mettre à son tour. Plusieurs de ses anciens copains décrivent son air «possédé», ses pouces enfoncés dans les yeux de la victime, sa tentative de lécher le sang sur le visage de Cédric F. Celui-ci, également frappé à coups de batte de baseball sur les testicules, sera finalement transporté à l'hôpital, très lourdement amoché. Plus tard, au téléphone avec sa copine, Mourain revient sur ce passage à tabac : «Dans ma vie, j'ai fait beaucoup de trucs, mais ça c'était horrible […]. Il a la gueule défoncée, il aurait dû y passer ce soir-là.» 

Incendie du local du Picard Crew
Le WWK dispute la suprématie sur les néonazis du coin au Picard Crew. Un groupuscule ouvertement antimusulman, antisémite et régionaliste, qui revendique l’héritage du troisième Reich. Mourain avouera aux enquêteurs avoir brûlé le local du crew, aujourd’hui disparu, dirigé alors par Werner Riegert.

Enquête judiciare
Une enquête judiciaire a lieu entre 2014 et 2015. En mars 2015, onze de ses membres avaient été mis en examen, dont huit placés en détention provisoire. 
Dans le clan régnaient « l'obéissance démesurée », « la soumission servile  » et « la violence exacerbée intérieure et extérieure », nourries d'un terreau raciste, même si les références au nazisme n'étaient qu'un « vernis idéologique », selon le gendarme chargé de l'enquête.

Le procès du 30 mars 2017
Jérôme B., 42 ans, chaudronnier intérimaire et ancien militaire, écope de trois ans fermes avec mandat de dépôt (sept ans requis).

Un des prévenus, absent lors des quatre jours d'audience, a été condamné à deux mois ferme.

Serge Ayoub et la compagne de Mourain sont relaxés. En effet, Aux yeux du tribunal, les consignes qu'Ayoub auraient données aux membres du clan pour le venger des insultes d'un groupe rival en 2012 "ne peuvent être interprétées comme des instructions de commettre des violences." Son avocat, Me Nicolas Brazy, ajoute même lors de sa plaidoirie : "Il n'a jamais prôné la violence".

Pour les 14 autres membres du clan, le tribunal a prononcé des peines de six mois à cinq ans de prison, toutes assorties de sursis et aménageables - et en deçà des réquisitions qui envisageaient huit mandats de dépôt. Au vu de la peine les un an supplémentaire de prison ferme pour organisation et participation à un groupe de combat. ne semble pas avoir été reconnue.

Jérémy Mourain
Ancien membre des JNR, « a été condamné à neuf ans de prison ferme pour violences aggravées, vols et organisation d’un groupe de combat. »
Jérémy Mourain, « a été mis en examen pour violences volontaires avec armes »  Il est soupçonné d’avoir blessé quatre personnes, notamment avec un fusil, à Gauchy dans l’Aisne. Le 14 juillet dernier, « une altercation a eu lieu entre un groupe de jeunes et un autre individu » à Gauchy. Le lendemain, à la suite de cette altercation, « il y a eu un règlement de comptes » avec « des coups de feu ». "Des regrets, des remords, j'en ressens", a déclaré Jérémy Mourain Mourain à plusieurs reprises, sonné d'avoir pris "une belle claque dans la figure" par les autres prévenus, "une bande de frères" avec qui il faisait le salut hitlérien "pour faire les rebelles".

Jérémie Creuser
"Mais comme il n'y avait personne à qui chercher des noises, on a été acheter des bonbons (...) en revenant on a mis les capuches et on a fait un déferlement de violences gratuites sur les voitures et les personnes (...) quand on est skin, qu'on a bu et qu'on est animé par des idées de haine et d'agressivité, on peut devenir violent, car e mouvement est violent à la base", raconte Jérémie Creuser,
 

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