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Publié par Anthony Le Cazals

Même si c'est Canguilhem qui en a beaucoup parlé, la conduite, que l'on pourrait ramener à l'éthique propre à chacun peut se définir. On la trope, on la trouve ainsi : intensité ou propos, assonte ou thème, connexe ou suite. L'intensité c'est la vivacité et la pertinence du propos, le flamme (cf. Foucault dans l'ordre du discours) qui embrase celui qi le reçoit. On parle suivant que l'on est chrétien d'intériorité (cf. le Russe Volia qui est la volonté et la liberté intérieure) ou de subjectivité si l'on est païen de Hegel à Deleuze (Guattari parlera de nouvelle subjectivité pour qualifier ce qui n'est que la force d'un processus). L'assonte c'est l'interrogation qui interloque, la question qui taraude, le thème qui préoccupe, toutes ces discours qui maintiennent dans l'entretien et non dans l'entre soi. Enfin s'opère en synthèse la connexion, arrive le connexe et sa suite de conséquence qui n'a pas forcément de lien avec les deux termes qui précèdent.

Les deux premières qui par un effet d'attente, d'aspiration en appelle à la poursuite par une troisième tout comme le conflit entre deux camps favorise au final un troisième camp qui n'y a pas participé, comme le conflit entre Anciens et Modernes, Révolutionnaires et Réactionnaires favorise par statu quo la génération qui vient. C'est ce qui faisait dire à Deleuze que Sartre marquait, malgré son humanisme à la sortie de la guerre, un appel d'air en dehors de l'université, qu'un possible était possible en dehors de l'université. C'est toujours l'image (1) technique de la diode qui laisse passer ou retient un tiers courant, qui connecte où non deux pôles.


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(1) Comme c'est une image, une analogie, elle pourra parler ou non à l'interlocuteur et paraître maladroite, cela reste une analogie qui nous parle, nous interloque.

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