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Publié par Anthony Le Cazals

Matériau justement à analyser... car abstractin serait à en croire le texte une résultante soit de la bêtise soit de l'imprudence à tout analyser (qui marque de prudence).

 

L'abstraction, la précipitation sont du côté de l'opinion populaire, du jugement de la foule prompte à exclure celui qui montre trop clairement l'image dont une société cherche à se protéger.

Il y a dans la phénoménologie de l'Esprit une haine de l'abstraction, une méfiance qui suffirait pour considérer cette dernière comme la véritable ennemie de toute pensée. L 'abstraction, c'est d'abord la séparation, l'usage « analytique » de notre intelligence qui disjoint tout pour poser les choses les unes en dehors des autres, de manière souvent abrupte, trop définitive, comme finit le bord d'un coup de cisaille, intransigeant. … Cela ressemble « à des rangs de boîtes fermées adornées d'étiquettes qu'on trouve dans les boutiques de marchands d'épices, tableau aussi clair et distinct que la différence du ceci ou du cela ». … Par ce découpage de l'entendement, elle pose entre les termes ainsi fermés sur eux un espaces infranchissable, un « mauvais infini » difficile à traverser, isolant tout. ». L'abstraction est le résultat d'un jugement hâtif [étrange on parlait auparavant d' « analyse »]

Pour se faire entendre, Hegel prend un exemple récurrent dans son oeuvre celui du jugement prématuré de la presse vis-à-vis d'un criminel présumé. Qui juge, ici, le plus abstraitement ? Le philosophe cherchant à inscrire son geste dans le réseau des causes, dans le milieu social qui produit le criminel, ou bien l'opinion publique suivant un court-circuit redoutablement abstrait fait pour le condamner ? Le meurtre, le crime ne sont-il pas l'expression d'un milieu qui les a rendus inévitables même s'il les vilipende pour se donner une bonne conscience ? « Voilà ce qu'est la pensée abstraite : ne voir dans le meurtrier que l'abstraction d'être un meurtrier, et, à l'aide de cette qualité simple, anéantir tout autre caractère humain. »

Jean-Clet Martin, Une intrigue criminelle de la philosophie, pp.15-17

 

Pourtant Hegel est dans l'abstraction

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