. . . . BIENVENU·E . . . .

 

Anciennement www.paris8philo.com, ce site, créé en 2006 lors du mouvement anti-CPE, a rendu compte de l'actualité et de l'expérimentation à Paris 8. Il s'occupe plus largement de rendre compte d'une transformation dans les paradigmes philosophiques suivant la pensée du Dehors ou du Surpli, omme la nomme les métaphysiciens classique. Nous avons quant à nous déjà basculé d'emblée dans la modernité quantique, résolvant la plupart des impasses philosophique du WWe siècle. Cette pensée hors contrat est la marque d'une complexité, riche de multiples facteurs et échelles. Ce site contient des articles pour être apte à un plus grand nombre de choses.

Pour nous soutenir abonnez-vous à la newsletter gratuite (2 mails par mois), commentez sans hésitation, partagez le contenu sur les réseaux et si vous le pouvez faîtes des liens depuis votre site.

Bonne lecture :) 

 

Accueil

 

Liens vers sites

Archives

Publié par La Philosophie

PHILOSOPHIE / Néolibéralisme et influence

L'homme a mis deux mille ans soit le laps de temps entre Platon dans l'antiquité et les philosophes idéalistes des lumières (des libéraux notamment) pour intégrer le discours du maître, ce que Nietzsche appelle le mensonge idéaliste et qui est surtout un façonnage, un conditionnant par le "tranchant philosophique" de comportements idéomoteurs. De ce fait, L'idéaliste est manipulable par des principe qui fonctionnent comme des instincts intégrés comme des réflexes. La pensée du Dehors vient se détacher de cela pour induire d'autres élaborations plus adaptées à la complexité et non pas à la subjectivité. A partir de là, nous ne faisons que reprendre ici les assertions de Jean-Léon Beauvois, le chantre de la psychologie sociale, l'inventeur de la propagande glauque.

Premier principe de l'influence, c'est l’influence par amorçage.

Pour vous expliquer l'amorçage, il faut développer certains éléments en lien avec la mémoire et notamment le fait que nos connaissances sont stockées en mémoire sous forme de "catégories" (c'est le terme employé par les psychologues sociaux)? Quand vous êtes attentif, quand votre cerveau traite une information de l'environnement il va activer la catégorie correspondant le plus aux stimuli qu'il est en train de traiter ça c'est le premier point avoir à l'esprit la connaissance est stockée, c'est le modèle dominant en "psychologie cognitive". La connaissance est stockée sous forme de catégories, de cases.

Le deuxième élément du dispositif, c'est que la connaissance est non seulement stockée sous forme de catégorie mais ces mêmes catégories sont organisés en réseau de connexions. Autrement dit, si vous activez une catégorie vous allez activée par un effet de dominos ou de ricochet. C'est-à-dire que par une contagion de proche en proche, vous allez activer toutes les catégories qui sont associées à cette catégorie initiale. Ce qu'il faut avoir en tête, et non à l'esprit, c'est que quand des catégories sont activées dans notre cerveau, on va garder une trace en mémoire, une trace mnésique de cette activation, alors même qu'on est plus exposé aux stimulus qui a activé la catégorie initial.

Incidences comportementales par actions idéomotrices.

Enfin, pour bien comprendre l'amorçage, il y a un dernier point avoir à l'esprit c'est le principe d'actions idéomotrices. C'est assez simple, en fait, c'est l'idée que quand on pense à quelque chose on augmente la probabilité de produire un comportement en droite ligne de ce à quoi on pense. Par exemple, les gymnaste, avant de réaliser une figure complexe, vont se faire une préparation mentale et s'imaginer en train de reproduire cette figure complexe et le fait de pratiquer cet exercice augmente la probabilité qu'ils parviennent à correctement réaliser cette figure.
Cette action idéomotrice est probablement en lien avec des découvertes intéressantes des chercheurs en neurosciences sur les neurones miroirs ou les neurones canoniques qui sont des neurones qui sont activés de manière similaire quand on pense à quelque chose. L'action idéomotrice permet de bien comprendre l'amorçage.

Exemple de l'odeur de citron comme amorçage olfactif.

Une expérience menée, par Hollande et alii, dans une salle d'attente où l'on diffuse à un groupe une odeur de citron avec en parallèle un groupe contrôle à qui on ne diffuse pas l'odeur de citron, on fait rentrer les deux groupes de participant dans une seconde pièce où on les occupe à remplir un questionnaire avec à leur disposition une assiette de cookies, il se rouve que les participants expoésés auparavant à l'odeur de citron. Cette expérience a montré que l'odeur de citron induit des comportement de nettoyage en activant en mémoire la catégorie de l'hygiène et de la catégorie de l'hygiène  la catégorie de nettoyage qui lui est associée et ce, sans qu'on s'en rende compte. De manière  non-consciente le comportement moteur des participants a été affecté et influencé par cet amorçage olfactif. Vous voyez, c'est ça l'amorçage. C'est redoutable ! Dans le marketing, c'est utilisé de manière massive et ça permet d'induire des comportements sans que la personne ait conscience d'avoir été exposée à cette influence de l'amorçage, influence non-consciente alors quand on a maintenant qu'on connaît un petit peu mieux l'influence de l'amorçage et compte et qu'on connaît un petit peu mieux ce principe de conditionnement évaluatif qui je le rappelle sont au coeur de la propagande glauque du néolibéralisme.

L'impact publicitaire : la saillance de catégories mémorielle dans le conditionnement évaluatif par la publicité.

On peut prendre l'exemple de la publicité. Il y a beaucoup de choses à dire sur la publicité. En tout cas, dans nos sociétés de consommation occidentales, si on tient compte de la consommation moyenne de média par jour qui est environ de 6 heures et qu'on la multiplie par la fréquence d'apparition de la publicité dans les médias on est environ à 200 ou 300 impacts publicitaires par jour et par personne. Si on tient compte de la consommation simultanée des médias si on tient compte de la publicité que vous avez que l'on peut avoir dans nos boîtes aux lettres dans le métro dans les transports en commun on va passer à près de 2000 impacts publicitaires par jour et par personne. Et si on tient compte de la publicité au sens large en intégrant les placements de produits dans les films en intégrant par exemple les logos sur les vêtements eh bien on arrive à environ 15000 impacts publicitaires par jour et par personne. Alors on n'a pas conscience évidemment de ce chiffre là et on peut se dire si j'en ai pas conscience ça me dérange pas je peux être exposé à autant d'impact publicitaire si jeune si je n'ai pas conscience ça ne me dérangera pas ça c'est une erreur parce que ce n'est pas parce que on n'est pas conscient d'avoir été exposé à un message publicitaire que notre cerveau n'a pas traité l'information et que ce traitement de l'information n'aura pas une incidence non consciente sur nos comportements.

Les publicitaires essayent d'associer par conditionnement évaluatif une image de marque avec des valeurs fortement mises en avant dans nos société néolibérale, valorisées : Pour être heureux soyez autonomes, pour être heureux soyez libres, pour être heureux pensez différemment (c'est typiquement un publicité Apple). Un créatif a montrer cette valorisation individualiste chez les clients Starbucks.
Valorisation de l’individualisme et de la compétition, le délitement des liens sociaux plutôt que de coopération ou d'émulation.

Eviter la limitation de la pensée à la réflexion individuelle ou pensée générique et axiomatique.

D'autres implications au niveau de la pensée ou plutôt des raisonnements induits qui limitent des individus à la réflexion dont à notre époque Onfray est une illustration type. on peut penser à l'individualisation, ce que d'autre appelle le matérialisme consumériste, mais sur une base libérale et libertaire induite par un présupposé réflexif quant à son cadre de pensée. Ce cadre réflexif classique, c'est la subjectivité avec la crise qui tôt ou tard lui est propre est définit un corps mu par un esprit qui  même s'il existe dès Platon quand il définit la dialectique comme un dialogue de l'âme avec elle-même ou quand il fait dire à Socrate que philosopher c'est apprendre à mourir, c'est typiquement' que reprendra  l'inventeur de la subjectivité qu'est Montaigne. Il n'y a pas d'implication génération induite, tout est dégradation vers la mort. Logique du dernier homme et de la décadence et même de résignation envers la "mort", parce qu'on a pas digéré la perte de manière plu large, parce qu'on est pas capable d'insuffler une autre approche, une autre optique et que l'on reste scopique en quelque sorte, scrutateur, juge dépréciateur de ce qui existe. Il ne s'agit nullement de s'émerveiller, car tout au tard mais d'élaborer une démarche transgénérationnelle où les premiers ouvre la voie, font brèche pour développer l'avenir de ce qui se lève, fixer un cap dans la possible désorientation actuelle - en philosophie on parle alors de crépuscule ou de désastre obscur. Le nihilisme est ce cadre passager et transitoire où l'on rassemble par un sursaut salutaire ses forces et où l'on développe ses capacités à mille lieu du bagout de l'influenceur.

 D'autres incidences

L’implication de cette individualisation de la société sont explicités notamment dans les travaux d'un sociologue s'appelle Jean-Baptidte Comby qui parle de l'individualisation des réponses à des problématiques systémique si la société s'individualise ça contamine également notre manière de raisonner ça contamine également notre système cognitif et l'individualisation des réponses proposées à des problématiques systémique c'est un enjeu majeur aujourd'hui prenons par exemple le changement climatique le changement climatique c'est une pratique de systèmes d'une politique globale et les réponses qui sont principalement proposé aujourd'hui ce sont des réponses individuelles. L'individualisation des réponses à des problématiques systémique ça peut être illustrée sur la question du changement climatique.

PHILOSOPHIE / Néolibéralisme et influence
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article