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La Garenne de philosophie

PHILOSOPHIE / Philosophie au Gabon

Grégoire Biyogo est natif d’Oyem au Gabon. Il est poéticien, égyptologue, philosophe, politologue et écrivain. Il a eu cinq « maîtres à penser » : Tsira Ndong Ndoutoume (savant Ekang dans le cadre du Mvett), Cheikh Anta Diop, Karl Popper, Richard Rorty et Jacques Derrida, auxquels il a dédié des livres. A partir de ces  références, il a élaboré une pensée originale articulée autour de cinq axes : la Mvettologie (étude philosophique du Mvett, épopée fang), l’épistémologie de l’égyptologie, la philosophie des sciences politiques, la poématique (inspirée de Derrida et Rorty), et l'axiomatique quinienne en méthodologie. Il est le précuseur de 2 écoles de pensée : l’École de Libreville et l’École du Per Ankh, qui visent à réhabiliter les savoirs africains anciens dans une perspective critique et contemporaine. Il a lui-même dirigé l'Institut Cheikh Anta Diop (ICAD) à l'université de Libreville à partir de 1993 et l'Université panafricaine de la Renaissance ou Institut Per Ankh Maâtinique. Outre ses recherches sur le Mvett et l'égyptologie, ainsi que de nombresues préface, il est l'auteur d'une histoire de la philosophie africaine parue en 4 volumes chez l'Harmattan en 2006. Grégoire Biyogo est sans doute le philosophe gabonais le plus prolifique et le plus influent. Formé à l’Université de Libreville puis à la Sorbonne, il est philosophe, égyptologue, politologue, poète et essayiste. Biyogo est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Origine égyptienne de la philosophie (2001), Kémit anti-démocrate (2001), et Manifeste pour lire autrement l’œuvre de Cheikh Anta Diop (2007). Il défend l’idée que la philosophie africaine doit renouer avec ses racines nilotiques et se libérer de l’amnésie imposée par la colonisation. Il est également le fondateur de deux écoles de pensée : l’École de Libreville et l’École du Per Ankh, qui visent à réhabiliter les savoirs africains anciens dans une perspective critique et contemporaine.

Pierre Nzinzi, professeur de philosophie et président du comité scientifique de la Journée mondiale de la philosophie 2023, Nzinzi est un penseur engagé dans la réflexion sur les rapports entre éducation, citoyenneté et démocratie. Il considère que la philosophie doit aider à former un jugement autonome, capable de questionner les institutions, les rapports sociaux et les modèles de pouvoir.

Christian Dior Mouloungui, docteur de l’Université Omar Bongo, Mouloungui est l’auteur d’un article remarqué intitulé La philosophie en contexte gabonais : quels enjeux éducatifs et politiques ? (2024). Il y défend l’idée que la philosophie est une condition de possibilité de la démocratie, en tant qu’elle forme des citoyens capables de réflexion critique et d’engagement responsable.

Flavien Enongoué, philosophe, diplomate et essayiste, est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la pensée politique et la culture africaine. Il a notamment publié Ali Bongo Ondimba : une certaine idée du Gabon (2015), dans lequel il propose une lecture philosophique de l’action politique contemporaine au Gabon. Sa pensée s’inscrit dans une tradition de philosophie politique appliquée, qui interroge les formes de pouvoir, la légitimité des institutions et les conditions d’un État moderne en Afrique. Il est également connu pour ses réflexions sur la diplomatie culturelle et l’identité africaine dans un monde globalisé.

Thierry Ekogha, philosophe et enseignant à l’Université Omar Bongo, participe activement aux débats sur l’enseignement de la philosophie et son rôle dans la société gabonaise. Il s’intéresse aux rapports entre philosophie, éducation et citoyenneté, et milite pour une réforme des curricula qui intègre davantage les réalités africaines et les traditions de pensée locales. Il défend une approche contextualisée de la philosophie, capable de répondre aux défis spécifiques du Gabon, notamment en matière de gouvernance, de justice sociale et de cohésion nationale.

Pierre Ndong Meye, philosophe et chercheur, travaille sur les interactions entre la philosophie et les autres disciplines, notamment la sociologie, l’histoire et la littérature. Il participe à des projets interdisciplinaires visant à repenser l’éducation et la culture au Gabon. Il est également engagé dans la formation des enseignants de philosophie et dans la promotion de la pensée critique dans les lycées et les universités.

Ces penseurs, aux profils variés, témoignent de la vitalité d’une philosophie gabonaise en construction, qui ne se limite pas à la spéculation académique, mais qui cherche à éclairer les enjeux concrets de la société : démocratie, éducation, justice, mémoire, identité. Le département de philosophie de l’Université Omar Bongo, à travers ses colloques, ses publications et ses partenariats, joue un rôle moteur dans cette dynamique. La Journée mondiale de la philosophie, célébrée chaque année vers le 16 novembre, à Libreville... La philosophie au Gabon c'est une pensée collective en émergence.

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