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Publié par La Philosophie

Présentation du pays

Données générales

CAP-VERT {JPEG}

Nom officiel : République de Cabo Verde
Chef de l’Etat : José Maria Pereira Neves, élu le 17 octobre 2021
Chef du Gouvernement : José Ulisses Correia e Silva depuis 2016, réélu en avril 2021

Données géographiques

Superficie : 4 033 km2
Capitale : Praia
Villes principales : Praia, Mindelo, Assomada
Langue (s) officielle (s) : Portugais
Langue (s) courante (s) : Portugais, Créole
Monnaie : Escudo cap-verdien (1 euro = 110 escudos)
Fête nationale : 5 juillet (proclamation de l’indépendance en 1975)

Données démographiques

Population : 555 988 habitants (Banque mondiale, 2020)
Densité : 129,2 habitant/km² (2015), densité à Santiago 300 habitant/km² (Près de 300 000 habitants sur moins de 1000 km²)
Espérance de vie : 73 ans en 2018
Taux d’alphabétisation : 85%
Religion (s) : Catholicisme (92%), protestantisme (7%), Islam (1%)
Indice de développement humain : 163ème (PNUD, 2019)

Données économiques

PIB : 1,70 Md EUR (Banque mondiale, 2020)
PIB par habitant : 3 064 $ (Banque mondiale, 2020)
Croissance du PIB : 3,7 % en 2017 ; 4,5 % en 2018 ; 5,7% en 2019 ; -14,8% en 2020 (Banque mondiale)
Climat des affaires : 137ème sur 190 pays (Doing Business de la Banque Mondiale en 2020)
IDE : 1 486 M$ (2017)
Dette publique : 126 % en 2017 ; 123,9 % en 2018 ; 125% en 2019 ; 139% en 2020 (risque élevé, selon le FMI) ; 137,6% du PIB en prévisions 2021.
Déficit courant : 6,2 % en 2017 ; 4,5 % en 2018 ; 14,2% en prévisions 2020 (DGT) et 9,2% en prévisions 2021
Taux d’inflation : 10,6 % (FMI, 2020)
Taux de chômage : 11,3% en 2019 (Banque mondiale) ; près de 20% en 2020 (estimations)
Principaux clients : Espagne, Portugal, Italie, Etats-Unis, Allemagne (Banque mondiale, 2019)
Principaux fournisseurs : Portugal, Pays-Bas, Espagne, Chine, Belgique (Banque mondiale, 2019)
Exportations de la France vers le Cap-Vert : 26 M€ en 2017 (-28% par rapport à 2016) ; 18,9M€ en 2018 (- 28% par rapport à 2017) ; 28,4% en 2019 (+50% par rapport à 2018) (Douanes françaises)
Importations françaises depuis le Cap-Vert : 0,26 M€ en 2018 (-29% par rapport à 2017) (Douanes françaises, 2018)
Stock IDE : 2,46 Mds$ (CNUCED, 2020)
Classement Doing Business 2020 : 137ème sur 190 pays

Éléments d’actualité

Politique intérieure

Depuis son indépendance en 1975, le pays est gouverné dans la stabilité. Après quinze ans de régime d’obédience marxiste dirigé par un parti unique, le Parti africain pour l’indépendance du Cap-Vert (PAICV) est né en 1980 de l’éclatement du Parti africain de l’indépendance de la Guinée-Bissao et des îles du Cap-Vert (PAIGC) suite au coup d’Etat en Guinée Bissao.

Le multipartisme a été institué en 1990. La transition s’effectue pacifiquement avec la victoire du Mouvement pour la démocratie (MPD). Reconduit en 1995, le MPD perd les élections de 2001, face au PAICV : M. Pedro Pires est élu à la présidence (avec 12 voix d’écart sur un total de plus de 150 000 suffrages exprimés) et M. José Maria Neves, secrétaire général du PAICV, est nommé Premier ministre.

M. Pedro Pires est réélu en février 2006 face à l’ancien Premier ministre Carlos Veiga, le PAICV conservant la majorité à l’Assemblée nationale. Suite aux élections législatives de février 2011, le PAICV conserve la majorité absolue. Mais Jorge Carlos Fonseca (MPD) remporte, le 21 août 2011, le second tour de l’élection présidentielle cap-verdienne avec 54% des voix. Il devient ainsi le quatrième président de la République du Cap-Vert.

Les élections législatives de mars 2016, puis les municipales de septembre, confirment la popularité du MPD, dont le vice-président (et Maire de Praia), M. Ulisses Correia e Silva, devient Premier ministre. Le 2 octobre 2016, le président Jorge Carlos Fonseca, est réélu pour un deuxième et dernier mandat, avec 74% des voix.

Le Cap-Vert est récemment sorti d’un processus électoral de plusieurs mois : élections municipales en octobre 2020, élections législatives en avril 2021 et élections présidentielles en octobre 2021.

Les élections locales se sont tenues le 25 octobre 2020, dans les 22 municipalités de l’archipel. Dans un contexte de récession économique et de crise sanitaire majeure, ce scrutin a donné lieu à une campagne de proximité intense. Aucun incident n’a été à déplorer pendant la campagne et pendant le vote (participation à 58%).

Les élections législatives se sont ensuite tenues en avril 2021. Le Premier ministre Ulisses Correia e Silva, leader du MPD, est une nouvelle fois sorti vainqueur des élections législatives et a été reconduit à la tête du nouveau gouvernement. Le MPD a obtenu, d’une faible avance, la majorité absolue face au PAICV. Face au duel MPD-PAICV, seule l’Union cap-verdienne indépendante et démocratique (UCID), fait entrer quatre députés au Parlement. Le Parlement élu a été largement renouvelé et féminisé, les partis ont présenté des candidats à quasi parité hommes (51%) et femmes (49%), conséquence de la loi imposant désormais 40%, au moins, de candidatures féminines.

L’élection présidentielle s’est tenue le 17 octobre 2021, dans le calme. Jose Maria Neves (PAICV), ancien Premier ministre de 2001 à 2016, politicien très expérimenté, a remporté l’élection dès le premier tour en obtenant une majorité absolue (51,5% des voix). Pour la seconde fois depuis l’indépendance, le président de la République et son Premier ministre seront de bords opposés.

Politique étrangère

L’appartenance à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) constitue une composante importante de la politique extérieure du Cap-Vert, seul pays insulaire de la région. Malgré sa taille modeste, le Cap-Vert mène une diplomatie active et ambitieuse et affirme sa vocation à être une passerelle entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques. Le Cap-Vert se caractérise par une importante diaspora : on estime à plus de 800 000 le nombre de cap-verdiens résidant à l’étranger (dont environ 100 000 en France).

Le pays abrite l’Institut de recherche internationale sur l’intégration régionale et les transformations sociales de l’Afrique de l’Ouest, ainsi que le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la CEDEAO (CEREEC).

Le Cap-Vert a signé en décembre 2010, avec les gouvernements de l’Espagne et du Portugal ainsi que les gouvernements régionaux des Açores, des Canaries et de Madère, la déclaration commune portant création de la Macaronésie, espace politique et de coopération régionale renforcée : outre ses bénéfices directs pour les quatre archipels, il vise à ancrer davantage le Cap-Vert à l’Union européenne et à améliorer son accès à l’Afrique occidentale.

Si le Cap-Vert cherche à diversifier ses appuis extérieurs (Union européenne, Etats-Unis, Chine, Afrique du Sud), son appartenance au monde lusophone demeure déterminante. Il a ainsi accueilli sur l’ile de Sal, du 16 au 18 juillet 2018, le sommet des chefs d’Etat de la Communauté des Pays de langue portugaise (CPLP), dont le thème était « « Culture, Peuples, Océans ». Il a par ailleurs adhéré à la Francophonie en décembre 1996.

Situation économique

L’archipel cap-verdien, isolé et disposant de très peu d’eau douce, est largement dépendant de l’extérieur.

Son PIB (11,63 Md EUR en 2018) est dominé par le tourisme et le commerce d’importation. Le secteur primaire (6 % du PIB) tend à se développer mais demeure loin de satisfaire les besoins domestiques : ne disposant que de 10% de terres arables, le Cap-Vert importe 85% de ses besoins alimentaires. L’industrie (18 % du PIB) est à la recherche de débouchés extérieurs pour des activités de sous-traitance (secteurs aéronautique et pharmaceutique notamment). Le secteur des services (62 % du PIB) est porté par le tourisme (20 % du PIB et 200 M€ par an) et les services financiers.

Le Cap-Vert a su s’imposer comme l’un des pays les plus dynamiques de la région.

Cet essor a néanmoins été fortement obéré par la crise économique et les difficultés des principaux partenaires européens du pays (en particulier Portugal et Espagne). La bonne tenue du secteur touristique a longtemps permis au pays d’échapper à la récession. Néanmoins, la conjugaison de dépenses de soutien à l’activité économique et de recettes limitées par le ralentissement de la croissance s’est progressivement traduite par un déficit budgétaire important. La dette publique a atteint 123,9 % du PIB fin 2018.

Le pays a été considérablement impacté par la pandémie de Covid-19 qui a touché de plein fouet le tourisme qui est l’une des principales sources de revenus de l’archipel (30% du PIB, 800 000 touristes en 2019).

En 2020, le Cap-Vert a vu son PIB reculer de 8 points, son endettement avoisine les 150% du PIB et le chômage approche les 20%. La forte baisse reflète l’impact considérable de la pandémie sur les exportations (-76%), la consommation privée (-14%) et l’investissement (-27%). Les secteurs liés du transport et du tourisme sont les plus touchés par la crise avec une baisse respective de leur valeur ajoutée brute de -71% et -96%. De même, les valeurs ajoutées brutes de l’industrie manufacturière, de la construction et du commerce ont respectivement baissé de plus de 30%.

Dans ce contexte, le gouvernement a renforcé ses mesures sociales afin de venir en aide aux populations les plus défavorisées. Les bailleurs de fonds sont confiants dans la reprise économique du Cap-Vert. Les projections récentes du FMI sont les plus allantes de la zone lusophone en Afrique. Le Cap-Vert figure toujours en bonne position dans les classements de Transparency International et de Doing Business.

Mise à jour : 31.12.21

AFRIQUE / Cap-Vert
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