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Publié par Brice Louvet

Crédits : National Science Foundation/Peter Rejcek

Plus d’un siècle après leur découverte en 1911, des glaciologues annoncent avoir pu résoudre le mystère des fameuses « Blood Falls » ou « cascades de sang » qui s’écoulent de l’Antarctique. Elles puiseraient leur source dans un lac d’eau salée vieux de plusieurs millions d’années, pris au piège sous le glacier Taylor.

Vous retrouverez ces chutes pas comme les autres à l’extrémité nord du glacier Taylor, qui s’étend sur cent kilomètres à travers les montagnes transantarctiques. Ici, l’eau n’est pas limpide, mais rouge. Il ne s’agit bien sûr pas de sang ni d’algues. Sa couleur est due à la présence d’oxydes de fer qui s’oxyde en contact avec l’air extérieur comme la rouille, mais dont la provenance demeurait une énigme jusqu’ici pour les chercheurs. Une étude récente publiée le 24 avril dernier dans le Journal of Glaciology nous livre la réponse à cette énigme : un lac d’eau salée vieux de plusieurs millions d’années pris au piège sous le glacier Taylor.

Lorsque ce glacier s’étendait le long du continent il y a environ un million d’années, il aurait effectivement piégé sous d’épaisses couches de glace un petit lac d’eau salé. Concentrée, l’eau est alors devenue trop salée pour se figer à des températures régulières, c’est pourquoi le lac est resté liquide en dépit de l’énorme calotte glaciaire postée au-dessus. Ce lac de « saumure » sous-glaciaire aurait alors « gratté » par la pression le fer du substratum sous-jacent, lui conférant cette couleur de sang au contact du monde extérieur. Une méthode radar appelée « radio-écho sound (RES) », couramment utilisée pour enquêter sur les glaciers a notamment permis aux chercheurs d’identifier environ 300 mètres de canaux menant l’eau stagnante en dessous vers la surface.

Cette découverte pourrait aider les chercheurs à en savoir plus sur les conditions qui règnent dans ce lac sous-glaciaire. Des recherches antérieures ont notamment prouvé que ces eaux très salées pouvaient abriter certaines bactéries extrêmement résistantes. Couper du monde extérieur depuis des milliers d’années, ces microbes ne se seraient alors nourris que de sulfate, que de nombreuses bactéries peuvent utiliser comme source d’énergie. Piégées sous le glacier sans lumière ni oxygène, ces bactéries ont alors commencé à recycler leur approvisionnement en sulfate en le réduisant au sulfite qui réagirait ensuite avec la teneur élevée en fer de l’eau, produisant encore plus de sulfates pour se nourrir. Cette adaptation surprenante pourrait également ne pas se limiter au glacier Taylor et n’être qu’un exemple de ces milliards de survivants piégés sous la glace depuis des millénaires.

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