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Anciennement www.paris8philo.com, ce site, créé en 2006 lors du mouvement anti-CPE, a rendu compte de l'actualité et de l'expérimentation à Paris 8. Il s'occupe plus largement de rendre compte d'une transformation dans les paradigmes philosophiques suivant la pensée du Dehors ou du Surpli, omme la nomme les métaphysiciens classique. Nous avons quant à nous déjà basculé d'emblée dans la modernité quantique, résolvant la plupart des impasses philosophique du WWe siècle. Cette pensée hors contrat est la marque d'une complexité, riche de multiples facteurs et échelles. Ce site contient des articles pour être apte à un plus grand nombre de choses.

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Publié par Anthony Le Cazals

Le second écueil qui menace après le refuge dans l’abstraction théorique et les idées qui cachent mal leur peur initiale, est celui de chercher sans cesse la nouveauté, c’est-à-dire différer sans cesse par rapport au présent, la nouveauté servant d’excuse pour différer son existence. Il y a bien une manière de faire que la moindre action n’en reste pas au discours mais soit d’emblée prise dans la bataille. Comme le dit Uemura « sur un champ de bataille, survivent ceux qui dépensent le moins, qui ne se fatiguent pas », et qui ont pris l’habitude de se dépenser par ailleurs. Entraînement, étude, travail. Sans doute le travail libre n’est-il que cela : une intensification du travail forcé, une manière de ne pas se disperser et d’alimenter son travail. L’autre optique un peu différente et plus féminine, est d’alimenter de joie le travail manuel non pour le gratifier mais pour le rendre agréable comme avec les chants et les lectures publiques des rouleuses de cigares, à La Havane, ou les causeries des lavandières au lavoir. Cette seconde optique naît au fond non d’un travail passionné mais de la décharge de tâches par les obsédés des affaires ou du négoce. Rares sont les philosophes qui en grands oisifs se sont intéressés au travail et ont souligné ce que notre système hiérarchique comportait comme travail ingrat et dégradant. Loin de dénigrer l’oisiveté, qui a ses « vertus », il faut tout de même souligner que le travail libre n’est pas le travail forcé et salarié, même si l’on peut trouver une liberté relative dans le salariat, une survie. Les oisifs ont une tout autre perception du monde, ce sont eux qui en « indigents » ont formé le gros de la troupe des sans-culottes lors de la Révolution française. « Indigents », ils sont arrivés à Paris parce que le travail à la campagne nécessitait moins de main-d’œuvre, on parlait déjà à l’époque d’un réchauffement climatique qui avait augmenté la productivité au cours du xviiie siècle. D’ailleurs les famines se sont répétées en ville et ce sont les femmes qui sont allées à Versailles réclamer du pain au Roi, le ramenant par la même occasion aux Tuileries.


L’auteur sait ce qu’est le « travail » ; finalement, la division prérationnelle du travail est le grand mystère que l’anthropologie moderne doit tenter d’expliquer IllGV_54. Le travail parvient à tirer la cadence née de la nécessité de faire « tomber » de l’argent à la fin du mois est absente des milieux aristocratiques où se sont énoncé la philosophie mais fait que par ailleurs il y aura toujours un mode d’esclavage, notamment au niveau des métiers de soin — nettoyage, restauration, santé mais aussi construction. Cette sorte d’« esclavage », de travail souvent ingrat par revers de la hiérarchie, est surtout une astreinte temporelle et par là corporelle.

 

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