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Anciennement www.paris8philo.com, ce site, créé en 2006 lors du mouvement anti-CPE, a rendu compte de l'actualité et de l'expérimentation à Paris 8. Il s'occupe plus largement de rendre compte d'une transformation dans les paradigmes philosophiques suivant la pensée du Dehors ou du Surpli, omme la nomme les métaphysiciens classique. Nous avons quant à nous déjà basculé d'emblée dans la modernité quantique, résolvant la plupart des impasses philosophique du WWe siècle. Cette pensée hors contrat est la marque d'une complexité, riche de multiples facteurs et échelles. Ce site contient des articles pour être apte à un plus grand nombre de choses.

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Publié par Le Cazals

Résilience. — La résilience est à la capacité qu'a une enfant à surmonter un traumatisme ou pour une personne la capacité que nous avons à rebondir après une situation oppressante. Comme le dit Boris Cyrulnik qui est en quelque sorte le pape de la résilience, un traumatisme n'arrive jamais seul, il survient toujours en deux coup le premier est la blessure physique ou affective, la second coup est la manière dont la société ou l'entourage perçoit égativement ou étouffe cette blessure.

Posons à présent l’égalité en droit et la hiérarchie de fait. Je vais me faire mathématicien maintenant ou plutôt statisticien dans la récurrence des faits. Toute la pensée que je souhaite mettre en avant porte sur le refaire sa vie d’Antonin Artaud ou la résilience de Boris Cyrulnik. C’est surtout l’idée qu’après l’adolescence 30% subissait une période de dépression comme si le cartésianisme ne suffisait pour comprendre la vie, embrayer son mouvement. Notons ceci : « Aujourd’hui, on aide les enfants à développer leur personnalité, à prendre conscience d’un tas de choses. Ils sont plus intelligents, plus vifs, mais plus angoissés. On s’en occupe très bien à la maternelle et à l’adolescence, on les abandonne. La société ne prend pas le relais des parents. Du coup, un adolescent sur trois s’effondre, après le bac généralement. … » ou encore « Ils devaient faire partie de ces gens qui n’avaient pas réussi à passer le cap de l’adolescence. Il y en a de plus en plus dans nos pays, 30% en moyenne, parce qu’on ne sait pas s’en occuper. Ces jeunes qui flottent sont des proies parfaites pour les sectes et les mouvements extrémistes. Quand on ne sait pas qui on est, on est ravi qu’une dictature vous prenne en charge. » , (les deux citations sont tirées du même entretien : Boris Cyrulnik, il y a une vie après l’horreur, Propos recueillis par Sophie Boukhari, journaliste au Courrier de l’UNESCO, nov. 2001). Je pourrais embrayer sur le cas biographique de Deleuze. Deleuze savait que s’il corrompait la jeunesse, c’était précisément sur cette part là, abandonner à elle-même qu’il touchait comme il l’avait certainement été. Cette population qui est aussi celle qui peuple Paris 8 aujourd’hui (un bonne partie ayant choisi la mauvaise adresse : la Sorbonne, quoique). Loin des lambris, les attentes de l’auditoire se ressent davantage à Paris 8. Résilience a deux sens celui de rompre un contrat mais aussi celui de rebondir (si l’on tient compte de l’étymologie latine resalire), c’est pourtant ce qui se passe quand on s’affranchit : « Résilier un engagement signifie aussi ne plus être prisonnier d’un passé, se dégager. La résilience n’a rien à voir avec une prétendue invulnérabilité ou une qualité supérieure de certains mais avec la capacité de reprendre une vie humaine malgré la blessure, sans se fixer sur cette blessure ».

 

 

 

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