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Publié par La Philosophie

Rastier et Faye, dans leur procès à charge y verront l’« anéantissement total » [« völligen Vernichtung »] de l’« ennemi enté/incrusté sur la racine la plus intime du peuple » (GesamtAusgabe, t. 36-37, p. 90-91). Mais il faut rappeler ceci. Illustrons cela par :

La guerre d’anéantissement (Vernichtungskrieg) est la stratégie prônée, depuis la fin du xixe siècle par l’état-major allemand, dans une référence aux travaux de Clausewitz. La guerre d'anéantissement se distingue de la guerre totale : « Vernichtung chez Clausewitz ne signifie pas la destruction totale de l’ennemi. Le mot désigne l’état dans lequel l’ennemi ne peut plus poursuivre le combat : l’adversaire sans défense, jeté à terre, etc. Pour Clausewitz, le but de la bataille est de rendre les troupes ennemies incapables de riposter, afin de contraindre la volonté de l’ennemi » (2).

Ainsi, la stratégie de la guerre d’anéantissement, qui peut se dérouler dans le cadre du droit de la guerre classique, vise à éviter une guerre longue, et à privilégier la rapidité de l'offensive. Si les deux conflits mondiaux sont devenus des guerres totales, c'est justement parce que cette stratégie de guerre d'anéantissement a échoué. 

La guerre d'anéantissement est la mise à sac, la guerre réalisée par exemple par Monsieur de Turenne et qu'on eu le temps de m"diter les Allemands.

 

Emmanuel Faye, https://skildy.typepad.com/heideggernazisme/files/Heidegger4Faye.mp3, et François Rastier, Heidegger, théoricien et acteur de l’extermination des juifs ?, site The Conversation, 1 novembre 2017,

Céline Jouin, « La notion de guerre totale », Raison publique,‎ 2012, p. 239-240 (lire en ligne)

 

 

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