. . . . BIENVENU.E . . . .

;)


Anciennement www.paris8philo.com, ce site, créé en 2006 lors du mouvement anti-CPE, a rendu compte de l'actualité et de l'expérimentation à Paris 8. Il s'occupe plus largement de rendre compte d'une transformation dans les paradigmes philosophiques suivant la pensée du Dehors ou du Surpli, omme la nomme les métaphysiciens classique. Nous avons quant à nous déjà basculé d'emblée dans la modernité quantique, résolvant la plupart des impasses philosophique du WWe siècle. Cette pensée hors contrat est la marque d'une complexité, riche de multiples facteurs et échelles. Ce site contient des articles pour être apte à un plus grand nombre de choses.

Pour nous soutenir abonnez-vous à la newsletter gratuite (2 mails par mois), commentez sans hésitation, partagez le contenu sur les réseaux et si vous le pouvez faîtes des liens depuis votre site.

Bonne lecture :) 

 

Accueil

 

Liens vers sites

Archives

Publié par Anthony Le Cazals

Remettre en cause toute la tradition philosophique, ne serait-ce que sur le thème de la théorie des signes, c’est ce que Foucault a amorcé à partir de l’œuvre « prophétique » de Nietzsche. Il sera rejoint par Deleuze et Guattari qui, à leur manière, produiront un système ouvert de pensée pleine de bifurcations qui les feront approcher de cette fameuse pensée du Dehors 900, qui est une pensée de l’activité contemporaine c’est-à-dire affective et non crépusculaire 643/718. Parler de cette nouvelle théorie des signes permet en fait d’articuler une pensée autour de la question de l’horizon que se donne une époque. Cette différence prend le pas sur l’autre limite qu’est la finitude 215a. Chacune de ces deux distinctions suggère une attitude propre et un socle différent de savoir. Ainsi il y a deux façons d’aborder la crise : « être las » ou « être là », c’est-à-dire refuser ou accepter l’imprévisibilité du destin. C’est la grande différence entre recueillir des idées et exercer une activité, recueillir des idées dans la contemplation et la passivité et activer son propre exercice incisif, son tranchant face à l’imprévisibilité du destin. Cette seconde option qui consiste à prendre des initiatives, à aller s’immerger dans l’imprévu et qui conduit à transgresser la limite du langage et à sortir de l’abri théorique de la morale — plus dur que le roc pour Kant. Tout ce qui arrive, les nouveautés, les singularités, tout ce qui s’invente, n’arrive-t-il pas sans étiquette bien que précédé, comme chez Einstein, de périodes corporellement intenses ? Appelons cela des intuitions plus que des « événements 643 ». Cette ligne d’immersion, cette limite du langage telle qu’on la retrouve par exemple chez Wittgenstein, tient au fait qu’il existe deux formes de « connaissance ». Ne peut-on pas connaître objectivement et connaître par sympathie ou par accointances ? Cette distinction entre deux formes de compréhension est assez courante. La première compréhension, a priori, découpe un « réel intelligible » en l’écartant le plus possible d’un « monde sensible », tandis que la deuxième forme de compréhension, plus rétrospective, appréhende un réel (idées de Spinoza) qui se veut adéquat avec la réalité. Il n’est même pas sûr que ce soit la connaissance qui prime sur le combat et l’effervescence qu’il permet en second lieu. Même la connaissance par fréquentation d’un objet, la plus courante qui soit, nous maintient dans un certain idéalisme — celui des systèmes ouverts de pensée — qui continue à voir l’imprévisible comme un Dehors, autre nom pour « la vie » ou la dimension cumulative du « travail ».

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article