14 Octobre 2026
Après des études d’histoire ancienne à Angers, sa rencontre avec un sculpteur va se révéler déterminante. Lui qui accompagne son oncle lors de conférence qu'il anime sur sur les inuits et autres « indiens d'Amérique » pprend la taille directe sur troncs de bois et se met à scuplter des totems qui peu à peu peuplent les expositions de son oncle. Il attaque ainsi la question du volume dans l’espace et le travail sur les lignes, d'abord vertiles, parfois torsadées, entrelemélées. L'irrésistible attirance pour le bois et la terre qu'il découvre le pousse à laisser sa propre empreinte dans la matière. Ainsi réalise-t-il qu’il y a une certaine continuité entre son passé d’historien et ses travaux artistique : strates, traces, vestiges, empreintes sont des termes communs aux deux disciplines telles qu'il les envisage. Les question du temps, de la patine, de l'altération sont ainsi centrales dans sa création… et ce besoin viscéral de tailler, modeler, caresser, brûler, mais aussi la volonté de laisser la matière s’exprimer, d’être à son écoute, de dialoguer. Les « matières premières » que il utilise, évoquent les saisons, les cycles immuables de la nature et deviennent « matières expressives » portant la fragilité du vivant jusqu'à son caractère éphémère. En essayant de révéler la puissante énergie expressive qui habite ces « matières premières », il aborde en creux la relation complexe de l’homme au monde qui l’entoure et au passage du temps sur la matière, altération.
Ce texte est une altération même d'un texte de Jonathan Bernard, pour le désubjectiver, le fondre lui-même dans la matière, expressiv.