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Publié par Anthony Le Cazals

Bonjour Monsieur Afeissa

 
Je me permets de prendre à témoin les doctorants de Paris I.

Suite à votre article paru hier sur Slate et lu dans le quart d'heure, je me permets d'attirer votre attention sur ce court passage de l'introduction de ma thèse dont Monsieur Lapoujade à été tenu au courant et dont l'ensemble figure sur internet :
 

...C’est là l’envie de se dépersonnaliser en s’attachant davantage aux signes, aux intensités impersonnelles qu’aux personnes qui « affectivement » nous entourent : le mouvement aberrant qu’est la déterritorialisation chez Deleuze. Tout en se dépersonnalisant l’un l’autre, les penseurs portés vers les signes se singularisent dans des intensités inouïes, ce que nous appellerons par la suite avec Deleuze l’éternité, l’éternité dans le sens nouveau que cherchent à amener Nietzsche ou Spinoza comme éternité de coexistence. ...

Anthony Le Cazals, Planète Bleue, § 103, Paris, Editions A imprimer soi-même, 2013,

La question de l'ouvert et du dehors (figurant dans le sommaire du livre de M. Lapoujade) a été la première fois (il y a eu trois deleuziens à monter au créneau José Gil, Alain Beaulieu et j'ai oublié le troisième). Si fondamentalement Davi Lapoujade n'était pas platonicien je ne serait ps monter au créneau. Tournier n'a pas tort quand il dit que Deleuze s'est suicidé pour apporter de la légèreté à ses proches, il faut donc savoir que son ex-gendre David avait coutume de participer aux longues promenades à sur le Platrau de Mille-Vache en Corrèze et qu'à la même époque il recevait les lettres d'un autre platonicien Badiou face auxquelles il ne se jugeait pas à la hauteur. N'étant pas idéaliste, cela explique certaines choses, que la rencontre avec une idée était primordiale chez Deleuze (l'anecdote des plieurs de papier et des surfeurs).

Je ne sais si l’expression mouvements aberrants figure dans Image-mouvement, Deleuze parle plutôt d'aberrations du mouvement, pour des raisons éthiques qui me sont propres je ne lis plus de livres de platoniciens, donc je laisse le soin à d'autres de vérifier.

Voici un extrait du cours du 30 janvier 1984

"Il y a dans l’image-mouvement cinématographique des aberrations du mouvement… Et s'il est vrai que l’image-mouvement, par l’intermédiaire du montage, nous donne une image du temps qui est nécessairement une image indirecte du temps, attention, les aberrations du mouvement, telles qu’elles se présentent dans l’image-mouvement, (plus fort) nous ouvrent, peut-être déjà, la voie d’une image-temps directe… D’où l’importance de ces aberrations du mouvement, et d’une certaine manière, le cinéma depuis ses débuts n’a pas cessé de concilier (plus fort) deux régimes : le régime de l’image-mouvement tel que soumis au montage il donne une image indirecte du temps, (plus fort) et le régime des aberrations d'mouvement qui nous ouvrait ou laissait poindre une image-temps directe. Et les aberrations de mouvement, elles étaient aussi fondamentales que l’image-mouvement elle-même, aussi importantes, simplement elles risquaient, heu, elles étaient sans doute pas perçues comme (plus fort) nous, maintenant, nous avons appris à les percevoir. Qu’est-ce qui nous a appris à les percevoir rétrospectivement, d’une manière un peu nouvelle ? Et ben, c’était, c’que je présentais comme l’événement fondamental : (plus fort) l’événement fondamental, il me paraît plus important que la révolution du parlant, encore une fois, car la révolution du parlant n’est qu’une révolution technique parmi beaucoup d’autres. Et, jamais la technique n’a fait une révolution. (plus fort) Mais la révolution, c’était quoi ? C’était que… … le rapport du mouvement et du temps allait se renverser, et que, loin que l’image du temps découle des images-mouvements… maintenant l’image-mouvement, dans ce qu’il en restait, n’était plus que la première dimension d’une image plus profonde, cette image plus profonde c’était : une image-temps directe, le cinéma allait nous offrir des images-temps… Qu’est-ce qui fondait ce renversement ? Ce qui fondait ce renversement c’était, une mise en question, de plus en plus poussée, des lois de l’image-mouvement. Quelle était la loi de l’image-mouvement ? La loi de l’image-mouvement c’était, le schème sensori-moteur…"

Gilles Deleuze, Cours

Je mets cet extrait pour dire que le chiffre ou le "fondement" du sans-fond, Monsieur Lapoujade est incapable de l'atteindre dans l'hétérogenèse ** que pratique Deleuze.


Je ne ferais pas tout cela si l'ancien meilleur ami de Lapoujade (François Zourabiichvili) ainis que l'étudiante de Deleuze Sarah Kofman (lune des plus grandes femmes philosophes loin devant Arendt), Ivan Lapeyroux et Gilles Châtelet n'étaient eux-mêmes suicidés, validant la loi des séries ou la prégnance des leaders d'opinion. Si David Lapoujade en paranoîaque qu'il est (et que je suis peut-être par la présente lettre) n'avait raté le personnage du schoïde*  s'il n'avait ramené la Terre à une dimension créée par l'Etat, quand on sait que c'est la thèse de Kenneth White qui insipira la Déterritoriailsée à Deleuze (lequel a tronqué sa pensée comme il le rappelle dans Dialgoues avec Deleuze) et surtout si je ne lisais : "Non plus renverser le platonisme, mais retourner les impérialismes" ou enocre "Croire en ce monde" (comme s'il y avait autre chose (de possible ou de plus parfait pour parler en leibnizien puis spinoziste). Pour l'avoir vécu personnellement, David Lapoujade ne supporte pas les mouvements aberrants, il n' a même pas repérer le solécisme chez Klossovski, il n'en veut que l'idée lui qui n'est pas empiriste, qui ne s'appuie pas sur le vécu comme il le certifie pour Deleuze dans l'introduction.
 

Encore une fois je ne sais si c'est moi qui délire, je ne savais même pas que l'expression figurait telle quelle en amorce de ma thèse finie en octobre 2012.
 

Anthony Le Cazals


* la posiiotn du schizo, qui est celle du schizoïde aussi bien, qui ne peut être le schizophrène et qu'on retrouve dans la ligne gothique. Je passe c'est pour les afficionados,

** même s'il l'évoque

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