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Publié par Anthony Le Cazals

Il faut attiendre à l'équivalence qui traverse toute l'oeuvre de Deleuze: désert = corps sans rganes = plan d'immanence = chaosmos = Idée = matière = lumière en soi.

David lapoujade, Deleuze, les mouvements aberrants, p. 283

Cette équivalnce use de la méthode de perversion définie par Delezue et Guattari en un sens différent de la théorie de la perversion définie par David Lapoujade. Il est intéressant de voir que sauf à être ésotérique celle-ci ne tient pas car Monsieur Lapoujade précise que cette image du désert est " déjà prête à se dissiper " et que donc la lumière en soi, qui ne peut s'extérioriser, est tout aussi prête à se dissiper et ne peut le faire qu'en implosant, sauf à considérer la chose en soi comme négatif ou concept limitatif comme aime à le rappeler Monsieur Bitbol, sauf à être ésotérique. Le concept est en tant que détermination, toujours négatif, il en va autrement du cours de la pensée quand celle-ci est pensée du Dehors.

Précisons. Deleuze donne la définition suivante du "bon pervers" qu'il utilisera ensuite comme méthode de perversion dans l'Anti-OEdipe et Mille Plateaux :

Ce qu'on appelle pervers, c'est précisément cette puissance d'hésitation objective dans le corps, , cette patte qui n'est ni droite ni gauche, cette détermination par cascade, cette différenciation ne supprimant jamais l"indifférencié qui se divise en elle {autre nom de la durée chez Bergson}, ce suspens qui marque chaque moment de la différence, cette immobilisation qui marque chaque moment de la chute.

Deleuze, Logique du sens, p. 326

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