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La Garenne de philosophie

NAZILLON / Le précepteur - Charles Robin

Au cas où vous douteriez de ce qu'on avance et de ce que Charles Robin est édulcoré son image et fait disparaître nombre de ses vidéos, au passage comme Michel Onfray qui n'a jamais fait réapparaître le documentaire de 2006 où on le voit circuler en Normandie au volant de sa coccinelle noire et évoquer le crâne humaine qui trône sur sa bibliothèque et qui dans son interview de 2001 parle de sa pensée mortifère qui l'a poussé à plusieurs tentatives dans sa longue interview par Darius Robin en 2001 sur RTS, il y évoque une camarade d'études qui lui faisait remarquer ce trait morbide, ce qu'il nomme par ailleurs sa graphomanie, le crâne étant là pour lui rappeler qu'on est mortel. C'est la même chose, chez Charles Robin, mais les gens d'extrême droite savent qu'ils doivent avancer masqué.e.s. Quand il faisait ses études à Montpellier, il était alors gauchiste, c'était avant qu'il ne se mette à la musculation et à la boxe. Il avait un dialogue avec son professeur qui lui donnait des cours sur Spinoza et comme lui il disait qu'il ne le comprenait pas. L'a-t-il compris un jour. Il semble bien que non au vu du texte qui suit. Avant de s'étendre sur celui-ci, faisons remarquer qu'après le gauchisme,il a basculé sous l'influence de Michéa dont il s'est détaché après puisque il a rejoint les rangs d'Alain de Benoist, il a plusieurs fois interviewé un de ses amis qui écrit dans les revues d'Alain de Benoist et à occulté par la suite cette relation compromettante. Comme Onfray il sait que le succès repose sur un malentendu.

Lorsque je songe aux petites passions des hommes de nos jours à la mollesse de leurs moeurs à l'étendue de leurs lumières, à leur habitude laborieuse et rangée, à la retenue qu'ils conservent presque tous dans le vice comme dans la vertu, je ne crains pas qu'ils rencontrent dans leur chef des tyrans mais plutôt des tuteurs. Je pense donc l'espèce d'oppression dont les peuples démocratiques sont menacées ne ressemblera à rien de ce qui l'a précédé dans le monde nos contemporains ne saurait en trouver l'image dans leurs souvenirs. Je cherche en vain moi même une expression qui reproduisent exactement l'idée que je m'en former la renferme. Les anciens mots de despotisme et de tyrannie ne conviennent points la chose est nouvelle il faut donc tâcher de la définir puisque je ne peux la nommer. Je vais imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde. Je vois une foule innombrable d'hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils remplissent leur âme. Chacun d'eux, retiré à l'écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l'espèce humaine quant au demeurant de ses concitoyens il est à côté d'eux mais il ne les voit pas il est touche et ne laissant points il n'existe qu'en lui-même et pour lui seul et s'il lui reste encore une famille on peut dire du moins qui n'a plus de patrie.

D'emblée on peut relever là son indivualisme qui est complémenaire de son socialisme initial, qui deviendra un national-socialisme européiste à la Laval, à la Déat, à la Doriot ; cet européo-socialisme que l'on retrouve dans Europe-action, le groupuscule auquel participait Alain de Benoist aux tout début de son implication dans le journalisme, le Grèce parle de Civilisation Européenne que pour mieux rejeter l'islam, qui reste marqué par l'adventicité de Platon puis par l'éterniet d'Aristote repris plus tard par Avérroès (Ibn Roshd).

Personnellement, j'ai l'impression qu'on va chercher dans la connaissance, dans la culture, des éléments de réflexion, pour nous aider à mieux appréhender le monde ou à mieux affiner notre compréhension du monde ; on y va moins pour ces raisons-là que pour trouver matière à justifier ou à soutenir la vision du monde qu'on a déjà. Je m'explique. Quand tu regarde la plupart des chaînes de vulgarisation que tu vas voir les statistiques ou que tu consultes tu fais des sondagees pour savoir qui regarde ce genre de contenu tu t'aperçois que ce sont des gens qui ont déjà des connaissances sur le contenu qu'ils consomment comme si finalement le vulgarisateur, malgré lui, s'adressait à des gens qui savaient déjà, sous-entendu : qui étaient déjà d'accord avec lui. Maintenant, si tu transposes cela à ceux qui font du contenu politique, tu vas retrouver ça, j'allais dire, parce qu'on va surtout et souvent consulter le contenu avec lequel on est d'accord ce qui est évidemment le contraire de l'exercice de la pensée puisque la pensée ne progresse que dans la confrontation à l'altérité c'est-à-dire que dans la confrontation à ce qui n'est pas elle. Tu le sais en tant que sportif [il s'adrese à Biomécanique, le youtubeur fitness d'extrême droite], le sportif va aller chercher la contrainte au sens physique du terme, il va chercher à contrarier son muscle pour que le muscle se développe et bien le la pensée fonctionne de la même façon, la pensée pour se développer pour croître pour élargir son son champ d'appréhension elle a besoin d'être confrontée à ce qui n'est pas elle c'est-à-dire à des idées contradictoires et on ne progresse jamais autant dans la compréhension du monde et dans le clivage de la réalité qu'en allant écouter ceux qui disent des choses avec lesquelles on n'est pas d'accord. L'ennui c'est que ça pour beaucoup de gens j'avoue que là-dessus je suis peut-être un petit peu bizarre mais j'ai toujours eu du mal à le comprendre pour beaucoup de gens ça c'est un exercice très désagréable d'écouter des gens avec lesquels ils ne sont pas d'accord c'est-à-dire sur le plan même nerveux ils n'arrivent pas à se contenir 

de 0:40 à 2:20

il faut énormément de temps pour saisir le sens d'un texte métaphysique ou d'un concept religieux pour en saisir le sens véritable profond et ultime et quand je dis qu'il faut du temps je ne parle pas en minutes ou en heure je parle en année j'ai lu et étudié des textes lorsque j'étais en licence de philosophie que je n'ai compris que plusieurs années plus tard réellement compris et je suis certain qu'il y en a beaucoup d'autres dont je n'ai pas encore saisi toutes les nuances et les implications subtiles parce qu'il y a une différence entre comprendre la définition d'un mot et comprendre sa signification. Ce qui m'amène au point suivant de ma critique : la négation du sens de ce que vous ne comprenez pas. Lorsque vous affirmez qu'un discours n'a pas de sens vous le jugez à partir de votre propre paradigme et non à partir du paradigme de celui qui tient ce discours.

Vous avez dit "esprit critique" ? - Message à La Tronche en Biais de 7;37 à 8:21

 

DETERMINISME RAMOLI DE LIBERTE CONTRE LIBRE-ARBITRE ?

Alors voici un exposé complet sur les croyances à deux balles de Charles Robin, le socialiste-individualiste-apatride parce que Européiste d'extrême droite comme Pierre Laval ou Alain de Benoist.

Alors on va être clair d'entrée de jeu je suis déterministe. Je suis même totalement déterministe puisque comme toi je pense que le moindre microouvement de notre conscience est le résultat inexorable d'un enchaînement de cause et d'effets. Mais quand j'entends certains arguments utilisés pour dire que la liberté n'existe pas, cela me donne envie de réagir parce qu'il y a vraiment des problèmes de compréhension et surtout des problèmes de définition. Déjà il faut rappeler que Spinoza, le père du déterminisme si l'on peut dire, Spinoza lui-même, disait que la liberté existait et pour Spinoza la liberté ce n'était pas sortir du déterminisme c'était comprendre le déterminisme, autrement dit, c'était être conscient de la chaîne de causalité qui détermine nos actes et nos pensées donc le raisonnement de Spinoza est très simple : il consiste à dire que plus on on est conscient plus on est libre autrement dit la liberté, c'est la conscience. Et là certains répondront, oui, mais être conscient du déterminisme, cela n'annule pas le déterminisme mais évidemment que ça n'annule pas le déterminisme. Mais justement pour Spinoza, la liberté ce n'est pas annuler le déterminisme, c'est en être conscient parce que si on en est conscient on va pouvoir agir sur les causes qui nous détermine on va pouvoir les influencer et donc on va être beaucoup plus libre que quelqu'un qui se contente uniquement de de subir le déterminisme et ça fait quand même une grosse différence parce qu'entre quelqu'un qui agit sans savoir pourquoi et quelqu'un qui agit en conscience. On a beau dire que les deux sont tout autant déterminés, il n'empêche que dans les faits, il y en a quand même un qui est beaucoup plus libre que l'autre et l'argument qui consiste à dire oui mais celui qui est conscient était déterminé à être conscient mais évidemment, mais ça, ça ne veut pas dire que la liberté n'existe pas ça veut simplement dire que la liberté est compatible avec le déterminisme parce que si être déterministe, cela consiste à ne pas faire la différence entre agir en conscience et agir aveuglément ben dans ce cas-là, ça devient juste une posture esthétique : ok tout est déterminé et donc dire que tout est déterminé, ça n'enlève rien au fait qu'il y a des situations concrète dans lesquelles notre libre-arbitre est concrètement altéré quand on est sous emprise mentale ou quand on est sous l'effet d'une drogue on est bien d'accord que le déterminisme agit tout autant sur nous que quand on l'est pas, mais il n'empêche que quand on ne l'est pas on est davantage maître de ses actions et de ses décisions donc l'alternative n'est pas liberté ou déterminisme, c'est plus ou moins de liberté dans le déterminisme est-ce qu'on est dans un déterminisme impulsif ou dans un déterminisme éclairé est-ce qu'on est dans un déterminisme subi ou dans un déterminisme maîtrisé c'est pour ça que je suis pas d'accord avec toi quand tu [le philosef chrétien] dis que la liberté c'est juste un sentiment parce qu'en réalité la liberté c'est d'abord un état de conscience un degré de conscience et donc ce que je reproche aux déterministes radicaux c'est d'avoir une conception abstraite de la liberté abstraitement oui tout est déterminé de la même façon mais concrètement on l'est plus ou moins alors je sais que pour certains la philosophie c'est l'art de penser de manière abstraite et donc de dire la liberté n'existe pas parce que tout a une cause oui mais sauf que les mots ont un sens et que libre ça veut dire sans entrave ça ne veut pas dire qu'il n'a pas de cause parce qu'évidemment si on définit la liberté comme la chaîne de causalité ben c'est sûr que c'est mort c'est ce qu'on appelle un raisonnement circulaire on définit la liberté comme quelque chose d'impossible pour pouvoir ensuite dire qu'elle est impossible c'est comme si je te disais nous ne sommes pas libres parce que nous ne pouvons rien changer au fait que 2 + 2 = 4 mais la liberté ce n'est pas ça. La liberté ce n'est pas le pouvoir de s'extraire des lois de la raison, c'est le pouvoir de faire ce qui est permis par la raison [définition du libre-arbitre comme conscience]. Je prétends que ceux qui nient l'existence de la liberté ne comprennent pas ce qu'est la liberté, et qu'il confondent la liberté avec l'indétermination. La liberté, c'est dire  je suis conscient que tous mes choix sont déterminés et parce que j'en suis conscient je suis moins susceptible d'être influencé ou manipulé par une autre volonté et c'est dire que même si tout est déterminé, il n'en demeure pas moins que c'est moi qui vais devoir décider de ma prochaine action et cela aucun déterminisme ne pourra le changer, il ne pourra pas le changer, mais il pourra le déterminer.

Le Philosef & Charles Robin, MON DÉBAT AVEC LE PRÉCEPTEUR - LIBRE ARBITRE VS DÉTERMINISME - @Le_Precepteur de 5:12 à 9:26.

Bref Arbeit Macht Frei nous dit Charles Robin.  En dernier ressort Qu'est-ce que déterminer ? Déterminer, aux yeux de Charles Robin, c'est poser la vie comme corruption et, de manière non libre puisqu'il n'en a pas conscience, appliquer un rituel du culte de la mort. Le point d'acmé de la philosophie de Charles Robin est le moment où conscience réflexive "nous sommes déterminés à être corrompus" et conscience réflexive "je suis consicent que tous mes choix sont déterminés en vue de la corruption".

Vous avez eu ici l'exempaire illustration d'un retournement pervers ou comment amener le libre-arbitre d'une conscience supérieure qui n'existe pas chez Spinoza, si tant est qu'elle existe elle s'appellrait Amour de Dieu, bref de la nécessité qui fait plie, qui détermine. J'insiste sur l'antanaclase qu'opère Charles Robin entre une détermination causale et une détermination analytique, c'est suffisamment subtil pour être relevé et ne pas le voir c'est être pris au piège, être subjguer dans une suggestion, une subjetion diraient les anglophone, bref un assujetissement vers la corruption.

La liberté peut se dénommer comme le droit à la stupidité, à la facilité conservatrice.

 

LA MAUVAISE CONSCIENCE DU WOKISME, COMME WOKISME

Ce que pose, au fond, Charles Robin, c'est une conscience supérieure comme liberté au milieu du déterminisme des gueux, une caste aristocratique que ne répugnerait pas son second maître Alain de Benoist, son premier maître étant Alain Soral (voir son intérêt initial pour Clouscard, voir ses vidéos nombreuses sur René Girard, voir sa découverte d'Alain de Benoist, son second maître, celui qui lui a appris la métapolitique, étrange c'est sur ce thème que repose sa diatribe sur le supposé wokisme, peut-être est-ce ce sobriquet dont il affuble le sinistrisme).

Charles Robin discrimine une bonne conscience (la consicence supérieure qui allie conscience perceptive et conscience réflexive) et une mauvaise conscience. Ce que l'extrême droite aime à dénommé le wokisme, Alain de Benoist le dénommait la pensée unique, c'est que la diversité que l'on range dans ce fourre-tout de non-pensée (la non-pensée, la bêtise étant l'artefact inital qui bien souvent déclenche une mise en pensées, la stupidité des conservateurs ou stupidité conservatrice comme la nommerait John Stuart Mill est matière à penser, déclencheur de pensée. vous ne le voyez peut-être pas mais on est au coeur de ce qu'une revue d'extrême droite nomme la Krisis, le discernement, et qui consiste à discerner qui sont ses ennemis et qui sont ses amis et de là, à pouvoir se couvrir de tous les oripeaux possibles. On fait de la métapolitique pour faire entrer le loup dans le bergerie et quand il y a suffisamment de loups, on tombe les oripeaux et ont sort les épées, quitte à faire un masssacre ou à faire commettre un massacre. 

 

LA DISSIMULATION ET LA PEUR DE L'ASSIGNATION

j'en reviens à ce que à ce qu'on disait au tout début de l'entretien c'est-à-dire {....] que si la question c'est est-ce que je dissimule ce que je suis ou ce que je pense pour quelque part ne pas être emmerdé pour qu'on me laisse faire carrière pour qu'on me laisse jouir de mes privilèges mais dans le fond je n'en pense pas moins et dans le fond je je suis en désaccord bon ben ça veut dire qu'il faut accepter de vivre en cont ition avec ce qu'on pense

#255 Le précepteur - Censure 2.0, manipulation collective, génération d’offensés de 1:10:15 à 1:10:50

 

La peur de l'assignation repose sur l'appréhension très concrète de deux travers le biais d'ancrage propre à la rumeur, à celui qui décoche le premier et à l'effet d'exposition répétée sur lequel a prospérer le christinisme paulinien. Après avoir évoquer le syndrôme de Dieudonné par rapport à J K. Rowling et sa transphobie, et qui consiste à transformer ce qui était une provocation transitoire en une prise de position affirmée et clivante.

 c'est en cela que ça je disais on rejoint ce qu'on disait au début faut faire attention aussi quand on quand on accuse les gens ou quand on leur fait des procès d'intention ou quand on quand on prétend sonder leurs arrière-pensées, on finit parfois par provoquer ces arrière-pensées, on finit par provoquer des pensées qu'il n'avait pas au départ. Moi je sais que c'est un jeu. Je le vis un peu comme comme un exercice. Ce que j'aime bien c'est ne pas succomber à l'inverse de ce qu'on cherche à à me faire penser ou à me faire dire c'est-à-dire de simplement rester fidèle à ma perception des choses en sachant que ma perception des choses peut évoluer. C'est-à-dire qu'il y a 5 ans, il y a 10 ans, il y a 15 ans, je n'avais pas exactement la même conception de ce dont on était en train de parler aujourd'hui dans un sens ou dans l'autre d'ailleurs c'est-à-dire que dans un sens je je me sens un peu plus ferme dans mes positions mais je me sens aussi un peu plus au courant un peu plus informé par par les par les enjeux, par cette fameuse sensibilité dont on parlait tout à l'heure. Cette sensibilité, il ne faut pas non plus la nier c'est pas parce qu'on ne la partage pas qu'il faut faire comme si elle n'existait pas mais simplement il faut se positionner par rapport à cette sensibilité et se dire est-ce que je surveille chacun de mes mots pour être sûr de ne heurter personne dans dans sa sensibilité ou bien est-ce que je prends le risque de heurter des personnes d'en assumer les conséquences et de me dire bah écoutez moi je pense que il faut aussi qu'on ait le droit d'offenser et avoir le droit d'offenser c'est pas une position qui est simple à tenir mais c'est une position qu'on peut choisir de tenir pour le droit d'offenser et euh alors et et et et ça veut dire moi aussi me sentir offensé parfois et ne pas déclarer la guerre ou porter plainte à chaque fois je me sentirai offensé.

#255 Le précepteur - Censure 2.0, manipulation collective, génération d’offensés de 11:12:00 à 11:13:50

 

UNE APOLOGIE DE LA VIE COMME CORRUPTION

début

citations de Charles Robin

fin

15:00

c'est le fait de dire à sa conscience arrête de faire bruit, tu me déranges ; parce que lorsque je t'entends je ne peux pas faire ce que je veux, je ne peux pas oublier mes principes comme je le veux. La corruption c'est lorsque la [15:20] conscience choisit librement de ne plus être une conscience libre. Donc ça c'était pour le sens courant du mot corruption. La corruption au sens moral mais ce qu'il faut remarquer c'est que la corruption, ce n'est pas une notion qui concerne [15:40] uniquement la morale c'est aussi une notion qu'on trouve en physique. Et vous allez voir qu'il y a peut-être justement un lien à faire entre les deux.

15:50

15:50

Au sens physique la corruption c'est la détérioration progressive de la matière. Alors dans le langage courant on n'emploie pas vraiment le mot corruption dans ce sens. [16:05] On parle plutôt d'usure, pour un objet ; on parle de vieillissement pour un corps. Mais dans les deux cas, il s'agit bien d'une corruption, au sens où il s'agit d'une dégradation de la matière. [16:20] Et d'ailleurs, remarquez une chose, c'est que quand on parle d'un fruit qui se corrompt on dit que le fruit pourrit. Or dans langage familier, un pourri c'est unepersonne corrompoe. Donc entre la corruption physique [16:40] et la corruption morale, il y a bien un rapport, un rapport d'analogie. Si la corruption est une dégradation physique, c'est la dégradation du corps ; et la corruption morale, c'est la dégradation de la conscience.

17:00

17:00

donc c'est la même chose appliquée à des domaines différents au corps et à l'esprit. Et on peut prolonger l'analogie : un corps jeune c'est un corps qui n'a pas encore entamé son processus de dégradation. [17:20] de même qu'une conscience jeune, c'est une conscience naïve, une conscience pure et innocente c'est une ce qui n'a pas été usée par l'expérience de la vie. D'ailleurs c'est souvent quand on est jeune qu'on est le plus idéaliste qu'on a les [17:40] aspirations les plus pures, parce qu'on n'a pas encore vraiment vécu, parce qu'on est inconscient de ce que la vie est capable de mettre comme épreuve sur notre chemin. Et plus la conscience se frotte au monde et à ses difficultés,

18:00

18:00

plus elle se frotte à la souffrance au mensonge et à la trahison, plus elle perd de son innocence. Plus la consciece acquiert de l'expérience, plus la pureté finit par nous apparaître comme de la naïveté et la corruption comme du réalisme. [18:20] Une conscience expérimentés c'est une conscience qui a renoncé à l'idéal (3) parce qu'elle sait que le monde n'est pas idéal. S'accrocher à cet idéal, s'accrocher à la pureté, c'est le meilleur moyen d'être déçus [18:40] et là j'aimerais vous faire remarquer quelque chose de très important pour la suite, qui est que depuis toujours, les mots qu'on utilise : corruption (5), idéal, pureté. Eh bien il se trouve que ce sont les mots de la métaphysique de platon.

19:00

19:00

Or pour platon la corruption ne se résume pas seulement à la corruption morale, elle ne se résume pas non plus à la corruption de la matière, elle est tout ça à la fois et plus encore. Pour le dire simplement, [19:20] chez Platon, la corruption est une loi de notre monde. Et c'est ce qi'on va essayer d'expliquer maintenant. Pour Platon, le monde que nous habitons le monde terrestre, ce qu'il appelle le monde sensible c'est corrompu [19:40] au sens où les êtres humains seraient tous des vendus, des corrompus, au sens de soumis à la loi métaphysique de la dégradation

19:50

29:20

et la corruption ce n'est rien d'autre que la lente évolution de toute chose qui commence vers sa fin et bien laisser sa place aux nouveaux venus il faut bien que la mort face de la place pour la vie

29:30

41:43

et la corruption c'est le phénomène par lequel le devenir agit sur les choses

41:45

 

 

 

3

vous remarquerez combien cela est peu socratique

 

4

baliverne corruption est un terme latin, on peut parler de déviance, du faire de dévier comme pour toute procédure

 

5

altération

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P
Faut se relire, l'ami. T'es bourré lorsque tu fais tes articles ?
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L
Je ne vois pas de qquoi vous parlez, vous devez être un peu bourré quand vous écrivez comme tout afficionado de Charles Robin d'égalité et Réconciliation, ami d'Alain de Benoist et autres sbires d'extrême droite.<br /> <br /> Merci de votre aide en tout. Nous aimons les personnes prévoyantes et vigilantes.