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Anciennement www.paris8philo.com, ce site, créé en 2006 lors du mouvement anti-CPE, a rendu compte de l'actualité et de l'expérimentation à Paris 8. Il s'occupe plus largement de rendre compte d'une transformation dans les paradigmes philosophiques suivant la pensée du Dehors ou du Surpli, omme la nomme les métaphysiciens classique. Nous avons quant à nous déjà basculé d'emblée dans la modernité quantique, résolvant la plupart des impasses philosophique du WWe siècle. Cette pensée hors contrat est la marque d'une complexité, riche de multiples facteurs et échelles. Ce site contient des articles pour être apte à un plus grand nombre de choses.

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Publié par La Philosophie

L'extrême droite et Civitas au sein des lefebvristes : amours contrariés.

« Le leader de Civitas, Alain Escada, issu de l’extrême droite belge la plus radicale, flirte désormais plus volontiers avec les dissidents du Front national, aime se montrer avec le vieux Jean-Marie Le Pen, s’acoquine sans complexe avec les milieux soraliens. De quoi faire fuir les plus «modérés» parmi ses troupes. Pour ses détracteurs, Alain Escada ne fait que retourner à ses vieilles amours les plus radicales. Et Civitas n’est donc plus en odeur de sainteté dans les milieux intégristes catholiques. De quoi réjouir ceux qui déploraient (plutôt silencieusement jusqu’ici) une politisation de la Fraternité Saint Pie X, l’association qui regroupe les adeptes de Mgr Lefebvre. Ces derniers se retrouvent notamment à l’église parisienne de Saint-Nicolas du Chardonnet et constituent la base militante de Civitas. Toujours en négociations avec Rome pour réintégrer le giron de l’Eglise catholique, la direction, en Suisse, de la Fraternité Saint-Pie X, a récemment fait le ménage à la tête de sa branche française, très marquée par ses liens avec l’extrême-droite. L’emblématique (mais encombrant) curé de Saint-Nicolas du Chardonnet, Xavier Beauvais, a ainsi été muté à Marseille. L’abbé Régis de Cacqueray, le supérieur des prêtres lefebvristes en France, est, lui, rentré dans un couvent intégriste de capucins. L’un et l’autre étaient opposés à un accord avec Rome.. »

 

1977 : La prise de Saint-Nicolas-du-Chardonnet par un abbé lefebvriste : mettre un pied dans l'entrebaillement de la porte.

« L'histoire de la dissidence de Saint-Nicolas-du- Chardonnet commence le dimanche 27 février 1977. La veille, une annonce paraît dans le quotidien l'Aurore, annonçant qu'une messe en latin sera célébrée à la salle de la Mutualité, qui jouxte l'église. Une poignée de personnes seulement, réunies autour de Mgr François Ducaud-Bourget qui mène, à Paris, la bataille de la messe en latin, est dans la confidence. En fait, il s'agit d'investir Saint-Nicolas-du-Chardonnet. A leur arrivée à la Mutualité, les fidèles sont discrètement orientés vers l'église. Pierre Bellégo, le curé de la paroisse y termine un office sans comprendre que, sous ses yeux, est en train de se dérouler une sorte de prise de la Bastille. Quelques instants plus tard, l’abbé Ducaud-Bourget entre en procession, se dirige vers l’autel et célèbre sa messe en latin. Personnalité haute en couleur, poète, affichant à la fin de sa vie des opinions royalistes, résistant pendant la guerre (il a notamment aidé des Juifs à s’enfuir), décoré de la médaille de la Résistance, le vieux prélat (il a alors 80 ans) a fédéré autour de lui, les années précédent la prise de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, les traditionalistes qui rejettent la nouvelle liturgie imposée par le pape Paul VI. Aumônier à l’hôpital Laennec, à Paris, il célèbre à la chapelle une messe en latin très fréquentée. En 1971, il est contraint de quitter les lieux. » 

 

2004 : La proximité avec le Salon beige et la réacosphère : influener, coordonner.

« Lancé en 2004, le Salon beige, à l'initiative de la campagne contre la philosophe Fabienne Brugère (lire page 2), est le principal bras armé numérique de cette frange intransigeante. Son irruption est emblématique : trois fondateurs issus de la génération Jean Paul II, une défense inconditionnelle de Benoît XVI, une visibilité et une installation dans le paysage grâce à la Manif pour tous. Un des trois fondateurs qui se cache derrière le pseudonyme «Michel Janva» affirme que le site a doublé son audience en 2013, passant à 50 000 connexions par jour. C'est, de fait, le Salon beige qui donne les heures des rendez-vous aux activistes anti-loi Taubira qui perturbent les visites ministérielles sur le terrain. C'est ce même site qui a lancé, en février 2014, une campagne contre des bibliothèques municipales au motif qu'elles diffuseraient une littérature pro-gender. En 2010, l'énigmatique Guillaume de Thieulloy, personnage-clé de cette blogosphère, a racheté le Salon beige. Assistant parlementaire du sénateur Jean-Claude Gaudin, ce jeune quadragénaire, au profil d'intellectuel est à la tête de plusieurs sites qui flirtent avec l'extrême droite et un catholicisme très traditionaliste (Nouvelles de France, Riposte Catholique, Observatoire de la christianophobie…). Il gère cet embryon de groupe de presse avec son compère Daniel Hamiche, aux sympathies royalistes. » (3)

 

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1. Libération, « La chute de la maison Civitas », par Bernadette Sauvaget, publié le 6 mai 2016. Le titre va un peu vite en besogne.

3. Libération, « Saint-Nicolas-du-Chardonnet : avec foi mais sans loi », publié le 11 mai 2012.

3. Libération, « Les ressorts d’une Eglise à réaction », par Bernadette Sauvaget, publié le 8 avril 2014.

 

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