Archives

Publié par Anthony Le Cazals

Pourquoi les forfaits de téléphones mobiles sont-ils beaucoup plus chers aux États-Unis qu'en Europe? Cela semble une question triviale. Mais la recherche d'une réponse a conduit Thomas Philippon dans un voyage inattendu à travers les questions les plus complexes et les plus débattues de l'économie actuelle. Finalement, il est arrivé à cette conclusion inattendue : les marchés américains, autrefois un modèle pour le monde, renoncent, aujourd'hui, à une saine concurrence. Secteur économique après secteur économique, le "marché" est plus concentré qu'il y a vingt ans, dominé par des acteurs moins nombreux et plus importants qui font pression sur les politiciens pour protéger et accroître leurs marges de profits bénéficiaires. Dans tout le pays, cela fait grimper les prix tout en faisant baisser les investissements, la productivité, la croissance et les salaires, ce qui augmente les inégalités. Pendant ce temps, l'Europe, longtemps dénigrée pour sa sclérose compétitive et ses faibles mesures antitrust, bat l'Amérique à son propre jeu. Philippon, l'un des plus grands économistes du monde, ne s'attendait pas à ces conclusions à l'ère des start-ups de la Silicon Valley et des milliers de milliardaires. Mais les données de ses recherches de pointe se sont avérées indéniables. Dans cette histoire digne d'un travail de détective, nous le suivons alors qu'il élabore les faits économiques de base et les conséquences de la concentration de l'industrie aux États-Unis et en Europe. Cela montre comment le lobbying et les contributions aux campagnes ont désamorcé les régulateurs antitrust et considère ce que tout cela signifie pour le libre-échange, les technologies et l'innovation. Pour le bien des Américains ordinaires, conclut-il, le gouvernement doit revenir à ce qu'il a fait autrefois de mieux: maintenir les règles du jeu pour la concurrence. Il est temps de rendre les marchés américains great-and-free-again.

Peut-être cela la crise, la confiscation du capital entre quelques mains. Car il n'y a de riches que pour autant il n'y a de pauvres, alors même que le Bitcoin et les crytomonnaies ont montré que l'on pouvait avoir une monnaie fractionnaire : chacun possédant une fraction de cette monnaie ramené dans sa totalité à une unité. Si l'égalité était consenti, chacun possèderait le 7 millième de cette monnaie, pour autant que l'on mettrait de côté les personnes morales et les états et que toute l'économie aurait été "socialisée". Mais ce n'est pas cette voie qui a été emprunté mais davantage celle de Nassim Taleb qui, par un effet d'homothétie et de théorie de l'haltère qui s'approche étrangement de la répartition 80-20 tant décriée par ce dernier, nous ferait oublier qu'il y a d'autant plus de riches qui y a de pauvres, la question occultant la question de la misère culturelle et de l'indigence alimentaire. Car à faire que ce qu'on a envie parce qu'on aurait qu'une vie sur terre on en oublie que c'est ainsi, par le caprice égoïste, que l'on détruit d'autant la surface de cette planète dont nous ne sommes que tout au plus que les propriétaires passagers; les légataires temporaires. Aspérité de vanités.

Thomas Philippon a été soutien d'Emmanuel Macron en 2017.

On en revient pour cent ans la question des multinationales posée par Alain Deneault.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article