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Ainsi donc notre âme, par un instinct de divination prophétique, voit qu'il y a un principe du Tout, de quelque manière qu'on conçoive ce Tout, que ce principe est au-delà de Tout et ne se compose pas en un même système avec le Tout. Il ne faut donc pas l'appeler Principe ni causant, ni premier, ni antérieur à tout, ni au-delà de Tout, encore moins faut-il lui donner le nom de Tout. En un mot, il ne faut lui donner aucun nom ; il n'est possible ni de le concevoir ni de le penser ; car, tout ce que nous concevons, soit par intuition, soit par réflexion ou est une chose déterminée du Tout — et c'est là la notion la plus véritable qu'on s'en puisse former, — ou si on en purifie l'idée, c'est le Tout, même si nous nous élevons, par l'analyse des choses et de nous-même, à la chose la plus simple qui est la plus compréhensive de toutes et, pour ainsi dire, la circonférence dernière non seulement des êtres, mais même des non êtres ; car des êtres l'unifié et l' absolument indistinct est le dernier, car tout être est un mélange d'éléments, et des plusieurs, purement plusieurs, le dernier est l'Un.

Cette révélation du principe est l'apocalypse qui normalement n'est que le symptôme qu'une époque à conjectures est en cours, c'est-à-dire une époque non-bipolaire. Cet Un (un peu différent de l'Un-Dieu-Liberté pour la sophistique contemporaine) n'est rien d'autre que le Tout-Autre, le grand Autre, l'Inhumain, l'Indicible, l'ineffable, l’innommable. C'est une pensée de l'étant suprême dont le nom (Dieu) ne peut être nommé car radicalement il n'y a plus communauté. Une religion sans communauté. En posant cette transcendance, cette théologie négative demeure une pensée de l'Un-plusieurs-Tout, l'Un-Dieu-sans-liberté.

La pensée la plus proche est la stratégie obscure élaborée par Jean-Claude Milner dans le Triple du plaisir (éd. Verdier, p. 82). Milner fut un peu le mentor de Junior Plinio Prado lorsqu'il le recueillit au Collège International de philosophie. Delà un dialogue parallèle qui devient tangent à la philosophie de Platon tout en s'opposant à celle de Lucrèce. Pour en revenir à la métaphysique ou l’histoire de la philosophie classique et bourgeoise, l'homme est l'étant suprême de l'homme chez Marx, c'est-à-dire à l'impératif catégorique de renverser tous les rapports sociaux chez Marx, alors que l'étant suprême sera le surhomme chez Nietzsche avec comme critère sélectif l'éternel retour et comme impératif catégorique le dépassement de l'homme c'est-à-dire le dépassement des rapports sociaux trop humains, trop doloristes, trop apitoyés sur son prochain. On peut donc dire que Junior Plinio Prado, n'est en rien un freudo-marxiste même s'il aimera par moment - avant mars 2009 et parfois en 2018, toujours son déni pervers - se réclamer du spontanéisme marcusien, qu'il récuse explicitement pour le dogmatisme platonicien au sortir de sa crise puis qu'il approfondi dans sa stratégie nouvelle, son éthique propre qui est celle d'un néo-conservateur à demi-voilé mais qui s'ignore à peine.

 

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Laia Brazil 12/05/2020 05:15

C'est la merde