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Publié par La Philosophie

Ce que j'écris ici ni Lacoue-Labarthe, ni Loraux ni Salem ne pourrait le remettre en cause. Ce socle a été validé par les deux derniers même si je ne leur ai exprimé aussi directement. Mon propos pourrait passer pour celui d'un médiateur mais il montre l'ancrage anti-libéral (et anti-égalitaire) de Marx et de Nietzsche. marx reprendra la formule de Louis Blanc dans sa Critique du programme de Gotha : de chacun suivant ses capacités à chacun suivants ses besoins. Chacun doit participer selon ses possibilités et chacun doit recevoir selon ses nécessités . la nécessité qu'on retrouve dans l'amoralisme de Spinoza n'est point une idée des Lumières, elle en est l’achoppement.

Il faut comprendre que les socialistes, les jacobins et mème les individualistes et les girondins comme Stirner et Onfray, sont des libéraux dans la politique et dans l'éducation - pas forcément dans l'économie où les idées de libre-échange et de réduction de l'état au fonction régalienne s'imposent davantage pour le courant libéral.

mais allons-y...

La révolution libérale est critiquée tant par Marx que par Nietzsche, dans le renversement des valeurs qui ne s'est jamais vraiment opéré. Les deux sont les deux grands dialecticiens du XIXe siècle - ce que remarque Lacoue-Labarthe dans une certaine mesure puisqu'il est le premier à les associer - , les deux sont contre le progrès (libéral), les deux abandonnent ou rejettent concept d'aliénation, les deux sont ouvertement contre les socialistes, les deux sont contre les idées des Lumières, les deux ont un rapport ambigus aux idées, puisqu'ils ne parviennent complètement à se mettre en orbite, Nietzsche est un idéliste déçu quand Marx finira par défendre l'usage que fait Hegel des idées quand on les déprécient trop.

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