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Publié par Paris 8 philo

Mille plateaux indique beaucoup de directions dont voici les principales : d’abord une société nous semble se définir moins par ses contradictions que par ses lignes de fuite, [ses échappées, les autonomies qu’elle autorise]. Il y a une autre direction dans Mille plateaux, qui ne consiste plus seulement à considérer les lignes de fuites plutôt que les contradictions, mais les minorités plutôt que les classes[, les collectifs plutôt que les communautés et les grands individus]. Enfin, une troisième direction, qui consiste à chercher un statut des machines de guerre [par rapport à l’appareil d’Etat sédentaire] qui ne se définirait pas du tout par la guerre mais par une certaine manière d’occuper, de remplir l’espace-temps. [Mais à la grande différence que le nomade (celui qui use de la machine de guerre) n’est pas un sédentaire, bien entendu, mais surtout n’est pas un migrant. C’est que le nomade au fond reste attacher à sa terre, produit des mouvements aberrants, si vous préférez il gigote, il se débat, il resiste comme le touaregs dans son désert]. P_233 (Deleuze Pourparlers, p 233)

 

Ceci n'est qu'une amorce d'étude, d'autres éléments viendront par la suite.

 

Second des deux volumes ayant pour sous-titre Capitalisme et schizophrénie dans la collaboration entre le philosophe Gilles Deleuze et Félix GuattariMille Plateaux, publié en 1980, est sans doute le livre politique de Deleuze et Guattari le plus important, grâce à sa conception originale du pluralisme. Ce n'est plus l'individu qui y est conçu comme fondement de l'organisation sociale : les subjectivités sociales ou Capacité d'énergie sont toujours au-dessus ou en-dessous du niveau de l'individu, composant et décomposant des collectivités de toutes sortes. Deleuze et Guattari ont exploré des territoires jusque là inconnus pas la pensée qui font de Mille Plateaux non une totalisation d'un savoir mais l'expérimentation autour de la pensée nomade ou rhizome dans l'entre-duex qu'ouvre la schizo-analyse. C'est dans cet ouvrage que se fais jour chez Deleuze l'idée de de se dépersonnaliser. Le processus de dépersonnalisation se manifeste à travers le concept un peu barbare de déterritorialisation. Ce processus de dépersonnalisation est le corrélat ou le pendant du processus de subjectivation qui jusque là occupait seul la philosophie comme l'a démontré Michel Foucault (se gouverner soi-même). Capitalisme et schizophrénie est donc une double critique de Marx et de Freud, le premier tome (Anti-Oedipe), s'étant davantage intéressé à Freud. Mille Plateaux permet ainsi de renouveler une grande part de la théorie politique, et en particulier de la pensée marxiste, un établissant le champ d'expérimentation où l'individu devient autonome et imperceptible. C'est l'idée que le Temps ou la création consiste en des lignes de fuite, des voies de libération, des affection de soipar soi où les individus dans un ensemble (agencement collectif ou constellation affective) se dépersonalisent l'un l'autre et se singularisent l'un par l'autre. C'est tout bonnement ce qui est arrive à Deleuze et Guattari

 
 
« On est devenu soi-même imperceptible et clandestin dans un voyage immobile. Plus rien ne peut se passer, ni s'être passé. Plus personne ne peut rien pour moi ni contre moi. Mes territoires sont hors de prise, et pas parce qu'ils sont imaginaires, au contraire : parce que je suis en train de les tracer. Finies les grandes ou les petites guerres, toujours à la traîne de quelque chose. Je n'ai plus aucun secret, à force d'avoir perdu le visage, forme et matière. Je ne suis plus qu'une ligne. Je suis devenu capable d'aimer, non pas d'un amour universel abstrait, mais celui que je vais choisir, et qui va me choisir, en aveugle, mon double, qui n'a pas plus de moi que moi. On s'est sauvé par amour et pour l'amour, en abandonnant l'amour et le moi. On n'est plus qu'une ligne abstraite, comme une flèche qui traverse le vide. Déterritorialisation absolue. On est devenu comme tout le monde, mais à la manière dont personne ne peut devenir comme tout le monde. On a peint le monde sur soi, et pas soi sur le monde. »

« Mille plateaux indique beaucoup de directions dont voici les principales : d’abord une société nous semble se définir moins par ses contradictions que par ses lignes de fuite, [ses échappées, les autonomies qu’elle autorise]. Il y a une autre direction dans Mille plateaux, qui ne consiste plus seulement à considérer les lignes de fuites plutôt que les contradictions, mais les minorités plutôt que les classes [, les collectifs plutôt que les communautés et les grands individus]. Enfin, une troisième direction, qui consiste à chercher un statut des machines de guerre [par rapport à l’appareil d’Etat sédentaire] qui ne se définirait pas du tout par la guerre mais par une certaine manière d’occuper, de remplir l’espace-temps. [Mais à la grande différence que le nomade (celui qui use de la machine de guerre) n’est pas un sédentaire, bien entendu, mais surtout n’est pas un migrant. C’est que le nomade au fond reste attacher à sa terre, produit des mouvements aberrants, si vous préférez il gigote, il se débat, il resiste comme le touaregs dans son désert]. » DzP_233 (Deleuze, Pouprarlers, p. 233).


Dans cet ouvrage qui fait suite à L’Anti-Œdipe paru en 1972, Deleuze-Guattari remettent en question non seulement les fondements du structuralisme analytique et marxiste, mais aussi toutes les théories, qu’elles soient de la communication ou de l’information, qui visent à une systématisation.
Au système, ils substituent une sorte de patchwork qui distingue l’espace lisse de l’espace strié selon des multiplicités de devenirs, d’intensité qui interviennent à travers tous les régimes de signe.
De la même façon qu’ils avaient reconstruit une politique de Kafka dans laquelle son œuvre se donnait à lire comme une machine d’écriture aux ramifications multiples qui faisait apparaître une langue arrachée au sens, à la représentation et au pouvoir, de la même façon, dans Mille plateaux, Deleuze-Guattari retraversent tous les régimes de signe : la linguistique et l’écriture bien sûr mais aussi la musique, la philosophie, la psychiatrie, l’économie et l’histoire : celle des peuples et celle de l’appareil d’État.
Chacun de ces ensembles constitue un plateau c’est-à-dire “ une région continue d’intensités ” et tous ces plateaux qui s’enchevêtrent, dessinent des combinaisons, perpétuelles entre des forces majeures et mineures qui forment la trame de Mille plateaux.
En effet, il ne s’agit pas de distinguer entre majeur et mineur, mais de concevoir leur devenir, étant entendu qu’il n’y a de devenir que minoritaire. Et c’est un des grands intérêts de cet ouvrage que de ne jamais se poser en institution. Deleuze-Guattari ne s’intéressent qu’aux transformations du champ social à travers ses lignes de fuite qui concernent les éléments de l’art, de la science et de la politique.

‑‑‑‑‑ Table des matières ‑‑‑‑‑

1. Introduction : Rhizome. Racine, radicelle et rhizome – Problèmes des livres – L’Un et le Multiple – Arbre et rhizome – Les directions géographiques, Orient, Occident, Amérique – Les méfaits de l’arbre – Qu’est-ce qu’un plateau ?

2. 1914 - Un seul ou plusieurs loups ? Névrose et psychose – Pour une théorie des multiplicités – Les meutes – L’inconscient et le moléculaire

3. 10 000 av. J.-C. - La géologie de la morale. Les strates – La double articulation (segmentarité) – Ce qui fait l’unité d’une strate – Les milieux – Diversité d’une strate : formes et substances, épistrates et parastrates – Le contenu et l’expression – La diversité des strates – Molaire et moléculaire – Machine abstraite et agencement : leurs états comparés – Métastrates

4. 20 novembre 1923 - Postulats de la linguistique. Le mot d’ordre – Le discours indirect – Mots d’ordre, actes et transformations incorporelles – Les dates – Contenu et expression : les variables dans les deux cas – Les aspects de l’agencement – Constantes, variables et variation continue – La musique – Le style – Majeur et mineur – Le devenir – Mort et fuite, figure et métamorphose

5. 587 av. J.-C.- Sur quelques régimes de signes. Le régime signifiant despotique – Le régime subjectif passionnel – Les deux délires et le problème de la psychiatrie – Histoire ancienne du peuple juif – La ligne de fuite et le prophète – Visage, détournement, trahison – Le Livre – Système de la subjectivité : conscience et passion, les Doubles – Scène de ménage et scène de bureau – La redondance – Les figures de la déterritorialisation – Machine abstraite et diagramme – Génératif, transformationnel, diagrammatique et machinique

6. 28 novembre 1947 - Comment se faire un corps sans organes ? Corps sans organes et ondes, intensités – L’œuf – Masochisme, Amour courtois, Tao – Strates et plan de consistance – Antonin Artaud – Art de la prudence – Problème des trois Corps – Désir, plan, sélection et composition

7. Année Zéro - Visagéité. Mur blanc, trou noir – Machine abstraite de visagéité – Corps, tête et visage – Visage et paysage – Le roman courtois – Théorèmes de déterritorialisation – Fonctions sociales du visage – Le visage et le Christ – Les deux figures du visage : face et profil, le détournement – Défaire le visage

8. 1874 - Trois nouvelles ou « qu’est-ce qui s’est passé ? ». Nouvelle et conte : le secret – Les trois lignes – Coupure, fêlure, rupture – Le couple, le double et le clandestin

9. 1933 - Micropolitique et segmentarité. Segmentarité, primitive et civilisée – Molaire et moléculaire – Le fascisme et le totalitarisme – Ligne à segments, flux à quanta – Gabriel Tarde – Masses et classes – Machine abstraite : la mutation et le surcodage – Qu’est-ce qu’un centre de pouvoir ? – Les trois lignes et les dangers de chacune – Peur, clarté, pouvoir et mort

10. 1730 - Devenir-intense, devenir-animal, devenir imperceptible. Le devenir – Trois aspects de la sorcellerie : les multiplicités ; l’Anomal ou l’Outsider ; les transformations – Individuation et Heccéité : 5 heures du soir – Longitude, latitude et plan de consistance – Les deux plans, ou les deux conceptions du plan – Devenir-femme, devenir-enfant, devenir-animal, devenir-moléculaire : zones de voisinage – Devenir imperceptible – La perception moléculaire – Le secret – Majorité, minorité, minoritaire – Caractère minoritaire et dissymétrique du devenir : double-devenir – Point et ligne, mémoire et devenir – Devenir et bloc – Opposition des systèmes ponctuels et des systèmes multilinéaires – La musique, la peinture et les devenirs – La ritournelle – Suite des théorèmes de déterritorialisation – Le devenir contre l’imitation

11. 1837 - De la ritournelle. Dans le noir, chez soi, vers le monde – Milieux et rythme – La pancarte et le territoire – L’expression comme style : visages rythmiques, paysages mélodiques – Le chant des oiseaux – Territorialité, agencements et inter-agencements – Le territoire et la terre, le Natal – Problème de la consistance – Agencement machinique et machine abstraite – Le classicisme et les milieux – Le romantisme, le territoire, la terre et le peuple – Art moderne et cosmos – Forme et substance, forces et matériau – La musique et les ritournelles, la grande et la petite ritournelle

12. 1227 - Traité de nomadologie : la machine de guerre. Les deux pôles de l’État – Irréductibilité et extériorité de la machine de guerre – L’homme de guerre – Mineur et majeur : les sciences mineures – Corps et esprit de corps – La pensée, l’État et la nomadologie – Premier aspect : machine de guerre et espace nomade – La religion – Orient, Occident et État – Deuxième aspect : machine de guerre et composition des hommes, nombre nomade – Troisième aspect machine de guerre et affects nomades – Action libre et travail – Nature des agencements : outils et signes, armes et bijoux – La métallurgie, l’itinérance et le nomadisme – Phylum machinique et lignées technologiques – Espace lisse, espace strié, espace troué – La machine de guerre et la guerre : complexité du rapport

13. 7 000 av. J.-C. - Appareil de capture. L’État paléolithique – Groupes primitifs, villes, États et organisations mondiales – Anticiper, conjurer – Sens du mot « le dernier » (marginalisme) – L’échange et le stock – La capture : propriété foncière (rente), fiscalité (impôt), travaux publics (profit) – Problèmes de la violence – Les formes d’État, et les trois âges du Droit – Le capitalisme et l’État – Assujettissement et asservissement – L’axiomatique et ses problèmes

14. 1440 - Le lisse et le strié. Modèle technologique (textile) – Modèle musical – Modèle maritime – Modèle mathématique (les multiplicités) – Modèle physique – Modèle esthétique (l’art nomade)

15. Conclusion : Règles concrètes et machines abstraites
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sancho 02/11/2006 21:48

Il faudrait se demander ce que recouvrent exactement ces "lignes de fuite", ces "machines de guerre", ces nomades qui hantent leur propre terre. Deleuze paraissant à beaucoup quasiment sacré, aucune déconstruction de sa pensée n'est jamais tentée. Or le fil qui court dans toutes ses pensées est très gros et n'est qu'un immense bluff.
"Ligne de fuite", c'est le Dehors dedans. Les "machines de guerre" sont des machines qui menacent de leur Dehors tout dedans (dedans cette fois au sens d'une pensée qui maîtrise ses postulats et ses concepts), les "nomades" c'est encore des êtres qui hantent toute intériorité comme un Dehors.
C'est toujours le même schéma : un Dehors qui est dans un dedans et y propage trouble, vibration, fuite, flou, hauteur de vue, sens, événement, singularité. Ce schéma est si souvent utilisé par Deleuze qu'il faut soupçonner quelque chose quant à sa genèse (il y a le même phénomène chez Derrida avec les "spectres" et la "différance" et d'autres concepts). Que faut-il donc soupçonner : un secret. Un secret est systématiquement gardé sur la nature de ce Dehors. Il est gardé par peur de la trivialité (apparente) que ferait ressortir ici tout aveu. Mais on peut le dire ce secret (qui est à bien des égards le secret de fabrication de toute philosophie).
Le Dehors, c'est l'émotion toute vibrante que produit son existence pour Deleuze. Autrement dit, c'est la vibration de l'existence en première personne. La raison pour laquelle cette vibration est celle d'un Dehors (comme chez Blanchot qui est susceptible de la même psychanalyse) tient à l'émotion d'une intrusion. Toute existence en première personne s'éprouve comme intrusion impensable au monde, mais en même temps croit qu'un tel choc de sa venue impensable n'est pas dicible (avouable).
Cette peur, cette retenue est typique de tout système philosophique, de toute métaphysique. Il ne reste plus qu'à parler de la seule insertion (déconcertante) de ce Dehors dans le dedans du monde.
 Autrement dit, on se trompe quand on fait de la pensée de Deleuze une pensée de l'immanence ou un monisme ontologique : c'est un dualisme déguisé et inavoué : l'existence en première personne et le monde parcouru par la vibration que j'y propage par mon intrusion. Le pluriel chez Deleuze est aussi très trompeur : les événements, les singularités, ne sont événement et singularité que répercutant (sans jamais y renvoyer explicitement) la seule vibration d'exister.
Autrement dit encore, le concept de la philosophie de Deleuze, c'est "Gilles Deleuze". Mais aussi la vibration qui s'y propage, c'est "Gilles Deleuze" (L'idée que tout le sens d'une oeuvre n'est que la vibration d'un nom propre est présente aussi chez Derrida dans Glas, voir à ce sujet l'analyse de Kambouchner). Il faudrait enfin se frotter les yeux. Il faudrait se réveiller de ce rêve trouble qu'est la philosophie (et cesser une bonne fois pour toutes ce culte qu'on rend aux philosophes).        

Paris 8 philo 12/11/2006 22:37

Une réponse plus ample ne saurait tarder dans le posts suivant on est peu passé ces derniers jours et cette réponse ne s'est pas inscrite il y a quelques jours !
Sancho, pourquoi mettre en avant la catégorie d'imposteurs, imposteurs qu'il ne reste plus qu'à mettre au pilori ? Je ne comprends pas tout ce ressentiment à la manière des prescriptions criminelles de Platon contre les Sophistes et les artistes. Le premier des professeurs qui fonda son école serait alors le premier des imposteurs : Platon. Le combat contre les impostures paraît intenable dès lors que l'on professe plus qu'on ne pratique. Reste que comme tu l'as dit à Anaximandrake Socrate n'était pas Platon. Alors Sancho pourquoi ne pas parler de l'Apologie ou des mémoriales de Wénophon. Platon fut le premier qui inscrivit le mortifère amour de la sagesse et de la sérenniré plutôt que l'amour du tragique et son ivresse. La pensée théorique ou discursive n'est en rien la pensée untuitive ou tragique qui chez les premiers grecs passait par l'oralité avec en fond culturel la musicalité de la tragédie. Au fond il faut faire une distinction entre le génie inventif (ingéinum de Diderot) et le génie dissuasif (daimon de Socrate assez proche du malin genie de Descartes). Plus j'avance et je me rends compte que l'ivresse socratique est détestable, je lui préfère l'existence tragique et l'ivresse dyonisiaque. Socrate est celui qui a ruiné le grand genre de la tragédie, qui était une source inouie d'ivresse, de délire chez les grecs vers pliens d'initiatives.
Quant à Deleuze, Il y a certes une métaphysique chez le Seul Deleuze quand il parle de plan d'immanence (parce que en tant que surface métaphysique, le plan d'immanence découpe toujours entre les énoncés et les états de chose). Mais les lignes de fuite correspondent au fond à des échappées, à une réconquête perpétuelle de sa propre liberté, celle qu'autorise toute situation. C'est ce que renforce par son propre effort, le mouvement aberrant du nomade ou l'affirmation d'une autonome collective et non communautaire comme chez Palton. La distinction Dedans-Dehors n'est pas des plus pertinentes lorsqu'uon s'attaque à Deleuze et Guattari, car comme le dit Nietzsche dans Humain trop humain il n'y ni Dedans ni Dehors et que de ce point de vue là on est vec Mille-Plateaux le plus au dehors qu'il soit possible. Le Dehors étant tout ce qui est autre que le réel désigné par la Dialectique, le Dehors de la philosophie (en tant que pensée théorique ou dialectique).
Je sais très bien que tu t'es ennuyé à la lecture de certains livres de Deleuze, moi aussi surtout les derniers. Je ne savais pas dans quel fil de pensée ils s'inscrivaient. Au fond le corps intensif avait perdu de son intensité (corps-sans-organe était rétombé). Mais Deleuze n'a jamais commis d'imposture, il fallait être là dans les années 70. Certes il professait tout autant qu'il pynsait mais toute sa perte d'inspiration finale, il l'a dit simplement au debut d'Image-mouvement qauand il dit qu'un philosophe rrive d'abord caché, puis a sa période d'acmé, celle où il est prolifique, puis enfin celle où il se répète. A la fin de son Nietzsche il indique la tâche à fournir pour ceux qui ne cèderait pas aux sirènes de Badiou et Sancho réunis (petit boutade au passage)
Si tu veux decalquer une dialectique sur la pensée de Deleuze-Guattari, libre à toi, mais j'expérimente tous les jours ce que Deleuze et Guattari ont écrit au travers de leur schzo-analyse. Aidé de Mr Loraux,, reprenant quelques idées piquées à J.T. Dessanti on s'est déjà déjà occupé de Mr Badiou, de l'impossibilité qu'il désigne comme vide, et du renoncement qui caractérise la fin de son trajet philosophique. Si la pensée tragique, la pensée intuitive, a recours u concept c'est pour pouvoir inscrire la vie, si des personnes, des inconscients en fait, rembrayent sur Deleuze pourquoi les en empêcher cher Sancho. A la fin de sa vie deleuze c'est sûr fixe un peut trop les choses (La Question qu'est-ce que la philosophie ? a ce tort là, mais dans les année 70 la quesiton de Deleuze et Guattari était comment ça marche ?). Alors tu peux calquer ta dialectique du Dedans et du Dehors mais elle est bien abstraite à mes yeux car si on embraye sur la pensée tragique plutôt que la pensée théorique. la distinction entre le Dedans et le Dehors n'a pas lieu. Cette pensée tragique est celle des premiers philosophes Grecs (Thalès, Ahangore, Heraclite surtout, Pythagore  ... tout ceux que l'on nommait les physiciens mais qui ont eu le tort de ne pas fondé d'école et de produire un enseignment essentiellement oral, contrairement à Platon. Scopenhauer le dit aussi lui-même en distinguant la République des génies (avant Socrate) et la République des sages (après Socrate et la ruine qu'il fit suir à la tragédie en influençant et Euripide et Platon). Ces premiers philosophes ou plutôt penseurs amoureux du tragique (plus que de la sagesse et de l'exitence sereine à l'écart de la société) ne se sont en rien occuper de science, il faut attendre socrate pour cela et l'apparition de l'hmme théorique). Voilà, tu as tout loisir de continuer ta route sancho, mais quelle est la dimension politique de ta pensée, je n'ai nullment envie de me faire gouverner par Platon, je ne crois nullement au Bien, ni aux vertus qui sont le ciment de toute communauté. Ne cherche pas ici d'attitude philosophique car là encore tu y trouverait de l'imposture. Dis-toi sancho, et j'en aurai fini avec mon ton hautain, qu'il y a eu un avant Platon, que des penseurs y ont engagé leur existence et que comme Aristote ou Plotin l'alexandrin le disait d'Heraclite, Badiou le dit aussi de certains textes qui sont sur ce Blog : cela est obscur. Simplement il faut savoir abordé les cohses avec une certaine intensité et abandonné la dialectique, dans le cas de la pensée du Dehors, de Nietsche ou d'Héraclite, il fut avoir de l'orielle plus qu'une bonne vision. Savoir ce qui sonne juste ou un peu creux, plutôt que de discerner le Bien et le Mal.
Les "machines de guerre", les "lignes de fuite" sont des concepts anarchistes ou autonomes d'ordre politique, ce que doit réprouver tout bon platonicien. Quelle dimension politique peut-on lire dans l'entêteùent ou l' "ivresse" socratique. Suit ton chemin Sancho, si tel est ta route, mais il n"y a là rien de caché, si ce n'est la grande sensibilité de Deleuze, son trou dans les poumons, ses années d'errance avant sa rencontre avec Nietsche, la mort de son frère résistant. Mais je ne vois pas ce que cela a d'intérêt, il ne va pas baragouiner toute sa vie oh mon dfieu oh j'ai mal, surtout quand ce n'était pas le cas. Sur ce site on a descendu en flèche certains aspects de la pensée de Deleuze, quand il s'attachait trop au Virtuel, à l'Un (en bon spinioziste). Tu peux y voir du Deux en bon dialecticien mais tu projette là ta propre pensée. Deleuze s'est nourri de davanage de choses que de lui-même, mais je suis sûr que tu trouveras à dire que le Dedans est la somme de tout ce passé, de cette archive. Mais bon j'ai pas tout compris à ce que tu as écrit. Le début de cette vidéo te donnerai raison quant  à la pensée du seul Deleuze, http://paris4philo.over-blog.org/article-4389822.html mais c'est oublier les bifurcations que lui a fait opéré Guattari. En tout j'espère que bientôt tu t'attaqueras à Nietzsche, le penseur amoureux du tragique qui a un dialogue très fort avec le fantôme de Socrate. Au sujet des fantômes ceci te fera beaucoup marrer http://paris4philo.over-blog.org/article-4449427.html.
J'ai sans doute été un peu brusqe dans mes propos, j'espère que tu m'en excusera d'avance. Mais plutôt que de parler d'imposteur mieux vaut parler de flambeurs comme les appelaient J. T. Dessanti.