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Publié par Gilles Andecq-Havre

Les valeurs du judaïsme libéral sont (telles que figurant sur Wikipédia)

  • Le peuple d'Israël a été élu, et doit se concevoir comme la force motrice de l'humanité selon la prophétie d’Isaïe : « Je t’ai placé comme une lumière pour les nations ». Le peuple élu est chargé d'une mission auprès de tous les êtres humains, en pratiquant activement la tsedaka à l’échelle de la société et en œuvrant pour la rédemption du monde (tikkoun olam), qui amènera l’ère messianique. Le judaïsme réformé ne croit pas en un Messie personnalisé.
  • La Bible hébraïque et le Talmud sont des textes fondateurs, mais s'ils sont d'inspiration divine, ils sont de rédaction humaine, et pratiquer la lecture critique est admis.
  • L'histoire du judaïsme montre une évolution de la tradition dans le temps et la Halakha (loi juive) doit donc être adaptée aux normes et valeurs de l'époque, ce qui signifie, au XXIe siècle, la prise en compte de la raison et de l’éthique actuelles, ainsi que de la liberté de conscience individuelle. Il en ressort que si la valeur spirituelle et morale qui sous-tend les mitzvot (commandements) reste fondamentale, l'aspect rituel ne l'est pas toujours car le rite est un moyen et non une fin en soi. Chacun choisit donc sa pratique et sa croyance. Cependant, tout en laissant au croyant beaucoup de latitude dans les modalités concrètes du rituel, le mouvement réformé contemporain insiste sur l'importance des rites marquant la vie juive qu'avaient voulu abolir les anciens mouvements réformés radicaux : chabbat, fêtes juives, usage liturgique de l'hébreu, rites de passage.

Ces rites se distinguent cependant toujours de ceux du judaïsme orthodoxe :

  • La cacheroute (lois sur les interdits de bouche et de couche) n’exige pas de changement de vaisselle et ne doit pas entraîner l’isolement des juifs la pratiquant.
  • La liturgie contient toujours, en parallèle à l'hébreu, de nombreux passages dans la langue du pays, et supprimé les passages considérés en contradiction avec la vie moderne, par exemple la bénédiction « Loué sois-Tu... qui ne m'as pas fait femme. »5
    Distinction considérable du modèle orthodoxe, les offices de prière réformés font usage d’instruments de musique et de choristes pour entraîner la congrégation.
  • Le judaïsme réformé est égalitaire, ayant aboli la séparation des hommes et des femmes lors des offices. Les femmes peuvent faire partie d'un minian. Les rites de passage (excepté la circoncision) sont les mêmes pour les deux sexes. Il n'est pas rare que des femmes occupent le poste de rabbin, portent le talit et les tefiline, traditionnellement réservés aux hommes, ou soient appelées à lecture de la Torah.
  • Le judaïsme réformé n'accepte généralement pas les mariages mixtes, mais facilite grandement la conversion du futur conjoint, après un enseignement religieux que le conjoint juif doit également suivre. Aux États-Unis, certains rabbins réformés célèbrent les mariages mixtes si le couple promet de mener une vie juive et d'élever leurs enfants dans cette religion, et acceptent les conjoints non juifs comme membres de la synagogue, ou même comme titulaires de certaines fonctions pendant les offices.
  • Le guett (divorce selon la loi juive) est accordé de façon égalitaire : la femme et l’homme signent tous deux le certificat, et il est accordé dès que le divorce civil a été enregistré, alors que le judaïsme orthodoxe requiert la répudiation de la femme au moyen d'un acte qu'il a écrit. Les mouvements réformés ont en outre prévu des dispositions légales permettant aux femmes d’obtenir le guett.
  • Le mouvement réformé accepte généralement le principe du double lignage non exclusif, considérant comme Juifs les enfants dont seul le père est Juif et qui ont reçu une éducation juive, alors que pour les orthodoxes l'appartenance religieuse est rigoureusement fonction de la mère.
  • Les demandes de conversion sont reçues pourvu que le postulant fasse preuve de sincérité et suive un enseignement religieux complet d’environ deux ans.
  • Le mouvement réformé, prônant originellement l'adhésion totale à la nation allemande et le rejet du sionisme, a reconsidéré sa position après la Seconde Guerre mondiale et la Shoah. Bien que ne faisant pas activement la promotion de l'immigration en Israël, il assiste ceux qui désirent la faire. Il soutient le processus de paix.

 

Une figure du judaïsme libéral en France est Daniel Farhi

Daniel Farhi défend l’idée qu'il y a des points où la loi juive (Halakha) doit continuer à être modifiée, en attendant le retour éventuel du sanhédrin (tribunal de rabbins), pour pouvoir être applicable dans le monde moderne et ainsi perdurer.
Il reçoit sa smikha (ordination rabbinique) en février 1966, au séminaire rabbinique (réformé) de la rue Servandoni à Paris des mains du rabbi Solomon B. Freehof . Il est rabbin de l’Union libérale israélite de France de 1967 à 1977,succédant ainsi au rabbin André Zaoui dont il est le disciple. Le 2 juin 1977, il fonde le Mouvement juif libéral de France (MJLF), avec le président Roger Benarosh et Colette Kessler directrice de l'enseignement, puis en février 1981, il crée la revue Tenou'a, qui est tout à la fois une revue communautaire et une revue de pensée juive libérale.

Ila écrit deux Livres de prières (Siddour Taher Libénou, Mahzor Anénou) une Anthologie du judaisme libéral  avec Pierre Haiat, une livre d'entretien aux éditions Albin Michel, Profession Rabbin,

 

 

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