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Publié par Anthony Le Cazals

Ceci a des conséquences aussi en philosophie notamment au niveau de la dialectique matérialiste de Badiou. L’une des tâches que l’on pourrait se donner serait d’éliminer tous les vides qui compliquent la philosophie, notamment les pensées abstraites comme celles de Badiou. Ces vides ralentissent le cheminement de la pensée, là où précisément il faudrait l’accélérer par des intensités inouïes et franchir un cap. Ce cap, cet au-delà de l’intervalle vide  (le « gap » en physique anglophone) est marqué par une nouvelle subjectivité ou capacité d’énergie. Si l’on peut parler de « saut quantique » c’est là qu’il se situe. À travers ce saut, c’est une pensée collective qui est visée comme la mise en place d’une surhumanité, d’un au-delà de l’humanité. Sur l’autre versant, le ralentissement de la pensée chez Badiou sa fixation sur l’argument transcendantal et un possible principe du Bien, provient de la restriction de mouvement dans la pensée, de sa subordination au repos. Le repos étant premier, rappelons-le dans la physique aristotélicienne qui a valu jusqu’à Galilée. La pensée de Badiou fonctionne au coup par coup, au travers de points et non de lignes. Comme Leibniz, comme Kant, la pensée de Badiou, par ses abords compliqués, a tendance à se poser comme frein à la pensée (non-dialectique et intuitive). Un pensée de philistin cultivé NzDS°1-2 ?

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