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Publié par Andécave

Philippe Michel Buonarroti
Né Filippo, Michele, Guiseppe, Maria BUONARROTI à Pise le 11 novembre 1761
Théoricien et praticien du communisme révolutionnaire.
En 1778, il alla à l’université de Pise où l’enseignement était donné par des professeurs qui adhéraient au sensualisme de Locke et de Condillac et se réclamaient de Mably et de Rousseau. Il sortit de l’université avec un doctorat en droit, une prédilection pour Rousseau
Il entra, probablement en 1786, dans une loge maçonnique de Florence de rite écossais où des « Illuminés », disciples du Bavarois Adam Weishaupt, interprétaient le Discours sur l’Inégalité et le Contrat Social dans un sens subversif du droit de propriété et de l’héritage.
Buonarroti participa à l’expédition française en Sardaigne de janvier 1793, et, comme Bonaparte , se prononça contre Paoli dans les affaires corses.
Sa peine est commuée en détention, et il passe de longues années en prison, à Cherbourg jusqu'en avril 1800, puis, grâce à l'indulgence de Lucien Bonaparte à l'île d'Oléron (où il exerce les fonctions de maître d'école) et, enfin, à Sospel, dans les Alpes-Maritimes (1803-1806). C'est là qu'il a des contacts avec Pierre-Joseph Briot, révolutionnaire et membre des Bons cousins charbonniers du « rite du Grand Alexandre de la Confiance » qui est exporté en Italie et sert à la constitution de la carbonaria italienne.
Buonarotti, alors inspirateur des carbonari avant sa disparition en 1838, ne vit pas le plus grand achèvement pratique de son œuvre : la libération et réunification de l'Italie en partie menée par le "Bon Cousin" Garibaldi, par ailleurs illustre hiérophante de Memphis Misraïm : ce qui prouve, s'il en était besoin, l'étroite relation entre l'institution « belle et rebelle » de la maçonnerie et les carbonari, la première servant de vivier à la seconde.

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