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Publié par Anthony Le Cazals

« Le premier attentat on  n'est pas pris, car persnne ni l'adverse ne sait pas qui on est, c'est notre premier attentat. Généralement on est pris au deuxième ou troisième attentat, parce que comme on est jeune et qu'on n'a pas appris le métier de réssistance. On ne sait pas qu'il ne faut pas lire les affiches, parce que [...] la Gestapo surveillent ceux qui lisent les affiches et les suit jusqu'à chez eux. Je sais cela parce que j'ai un oncle qui est entré dans la résistance à l'âge de dix-sept ans et qui m'a dit il y a un métier à apprendre. Ce qui fait qu'après le premier ou deuxième attentat, ce qui n'est pas le cas de la majorité, ce qui est la cas de la minorité, on traverse la guerre parce qu'on appris le métier de résistant alors là on est difficile à prendre mais la plupart des réssitants se faisaient prendre non pas au premier attentat mais au deuxième ou au troisième. » Résistance par l'attentat donc anti-pétainiste par définition. Boris Cyrulnik, Hommage à Germaine Tillion, la résilience dans les situations extrêmes, 27 mai 2015.

 

« - C'est seulement en termes de négation qu'on a conceptualisé la résistance. Telle que vous la comprenez, cependant, la résistance n'est pas uniquement une négation : elle est processus de création ; créer et recréer, transformer la situation, participer activement au processus, c'est cela résister. - Oui, c'est ainsi que je définirais les choses. Dire non, constitue la forme minimale de résistance. Mais naturellement, à certains moments, c'est très important. il faut dire non et faire de ce non une forme de résistance décisive. » Michel Foucault, Dits et Écrits, IV, p. 741.

 

« C’est surtout le complot qui nous fait délirer. Il nous libère de la lourde tâche consistant à nous confronter en solitaires avec la vérité. Quelle merveille si, pendant que nous sommes ici à discuter, quelqu’un, dans la cave, est en train d’échafauder un plan pour se débarrasser de nous. C’est facile, c’est simple, c’est la  résistance. Nous perdrons certains compagnons puis nous nous organiserons pour nous débarrasser de nos ennemis à notre tour, ou bien nous les tuerons les uns après les autres, qu’en penses-tu? » Pasolini : « Nous sommes tous en danger », 1er novembre 1975, dernier entretien de Pasolini la veille de sa mort.

 

« Notre héritage n'est précédé d'aucun testament. » René Char, Feuillets d'Hypnos, 1946.

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