Archives

Publié par Michel Albigense

Définition du nationalisme révolutionnaire

Les nationalistes révolutionnaires sont considérés comme des "fascistes" par leurs opposants de gauche2 et comme des "marxistes" ou des fascistes de gauche par leurs opposants de droite, cependant, les NR rejettent l'internationalisme marxiste, leur idéologie diffère également du Fascisme historique

Les trois branches et les deux tendance du nationalisme révolutionnaire

Le nationalisme révolutionnaire comporte au moins trois branches et deux tendances :

Les trois tendances sont la révolution conservatrice (Ernst Jünger, etc. ...), le national-bolchévisme qui se transformera petit à petit en eurasisme et le strasserisme. Les deux premiers courants ne sont pas ouvertement antisémites, le dernier courant ne fait pas de l'antisémitisme son axe central bien qu'il s'inscrive au sein du national-socialisme jusqu'en 1945.

Des deux tendances qui s'y font jour, l'une est clairement en continuité des thèses de François Duprat, prônant une « troisième voie », entre capitalisme et communisme, rejetant dos à dos les USA et le bloc soviétique. La seconde issu du strasserisme puis du national-bolchévisme prône l'eurasisme d'une Europe s'alliant avec la Russie et ses alliés asiatiques face à l'atlantisme.

Premier clivage

Le nationalisme révolutionnaire est aussi clivé entre un retour à la nation française et les deux formes de paneuropéansime que sont la confédération européenne des nations et la fédérations des éthnies régionales au sein d'une nation européenne intégrée à un gouvernement européen. Les nationalistes  révolutionnaire rejette tout autant l'Organisation des Nations Unies qu'il juge cosmopolites et internationalistes. Reste le projet d'un fédéralisme des civilisations au sein d'un Etat mondial prôné par Ernst Jünger et repris par Alain de Benoist.

Second clivage au sein de l'extrême droite nationale révolutionnaire

Le second clivage que nous évoquions auparavant est celui sur lequel il faut appuyer. Il apparaît de manière tranchée en 2014, quand les nationalistes révolutionnaires européens se divisent au sujet de la Guerre du Donbass. Certains, comme l'Action serbe, Forza Nuova, l'Unité nationale russe ainsi que d'anciens de la Troisième voie, prennent parti pour les séparatistes pro-russes de la Novorossia d'autres pour l'Ukraine comme le Bastion social (émergence des identiaires), Groupe Union Défense ou la Casa Pound... Ainsi, de nombreux nationalistes révolutionnaires sont motivés par un choix pro-russe du fait que la plupart adhère à l'Eurasisme, d'autres motivés par la création d'un empire européen et les autres motivés par un anti-atlantisme et un antiaméricanisme farouche ainsi que par solidarité avec les nationalistes russes en défendant des thèmes irrédentistes russes. Les nationalistes révolutionnaires pro-russes considèrent aussi le gouvernement ukrainien comme le jouet des américains alors que les nationalistes révolutionnaires pro-ukrainiens sont en faveur des Ukrainiens car ils craignent un néo-soviétisme, sont en opposition à l'impérialisme novorusse et voient dans le règne prolongé de Vladimir Poutine un régime antinational.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article