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Publié par Michel Albigense

Le nationalisme européen est une des principales tendances du nationalisme révolutionnaire. Il abandonne l'idée de nation française pour celle de civilisation européenne. Le terme aurait été forgé par Hannah Arendt en 1954 pour une vision nationaliste fondée sur une identité paneuropéenne. Arendt a averti qu'un « nationalisme paneuropéen » pourrait découler de la culture du sentiment anti-américain en Europe. Un moment clé pour la partie française du nationalisme européen est la parution qui amène à la création de la revue Europe-Action dont les membre prendront le contrôle de la Fédération des Etudiants Nationalistes dont certains seront à l'origine du GRECE en 1968 et donc de la Nouvelle Droite.

1°) Fédération des ethnies dans la civilisation européenne vue comme une seule nation

Elle serait constituée de régions, ethnies et civilisation. Les partisans d'une Europe unitaire défendent l'idée d'une seule nation européenne et prônent la suppression des nations européennes existantes pour remplacer celles-ci par une nation européenne unitaire, comme le défendaient Jeune Europe de Jean Thiriart et l'Union Movement d'Oswald Mosley.

En voici les principaux mouvements en France et en Belgique :

La politique Europe une nation de l'Union movement (élaboration de 1936 à 1947 et 1958)

Mesures pratiques : « mécanisme de prix salariaux », « socialisme européen », une « organisation syndicale » des moyens de production pour l'industrie du continent (cf. Union movement). Dans son livre Europe : Faith and Plan, publié en 1958, Mosley développe ses idées d'un seul État-nation européen intégré avec un gouvernement européen.

Front européen de libération (FEL, 1949-1954)

créateur : Francis Parker Yockey. Autres dirigeants :  Guy Chesham et John Anthony Gannon
Historique : En 1947, deux ans seulement après la chute de l'Allemagne nazie, un expatrié américain vivant en Irlande du nom de Francis Parker Yockey a écrit Imperium, un livre massif qui a avancé une nouvelle stratégie pour le fascisme européen d'après-guerre. Yockey a insisté pour que les fascistes abandonnent leur point de vue nationaliste étroit et se battent plutôt pour un nouvel empire fasciste à l'échelle européenne, qu'il a surnommé « l'Imperium ». Vous avez ici la meilleure clé de lecture de Comprendre l'empire d'Alain Soral. En 1948, Yockey et ses plus proches collaborateurs quittèrent le mouvement syndical d'Oswald Mosley et fondèrent le Front de Libération Européen (FEL), un groupuscule britannique qui a duré jusqu'en 1954. Rejetant la possibilité de construire un mouvement fasciste de masse dans l'Europe d'après-guerre, l'ELF a défini sa tâche première comme idéologique: à savoir, l'avancement de l'Imperium »idée dans les rangs de« l'élite fasciste »européenne. Le FEL s'est rapidement heurtée à une vive opposition de Mosley à propos de l'identification controversée par Yockey des États-Unis, et non de l'Union soviétique, comme «l'ennemi principal» de l'Europe. Le FEL a également rencontré une résistance féroce de la part des fidèles d'Hitler à l'intérieur de la droite britannique comme Arnold Leese, qui a rejeté l'accent mis par le FEL sur la « culture » plutôt que sur la « race ». Malgré l'existence relativement brève de le FEL en tant que groupuscule, son introduction d'un nouveau type de pensée `` eurofasciste '' a récemment conduit à sa redécouverte par les néo-droitiers européens contemporains (cf. Alain de Benoist et consors) à la recherche d'une nouvelle stratégie politique après la fin de la guerre froide et l'émergence. des États-Unis en tant que seule « superpuissance » du monde.
Doctrine : « L'expulsion complète de tout ce qui est étranger à l’âme et du sol de l’Europe, la purification de l’âme européenne des scories du matérialisme et du rationalisme du xixe siècle avec leur culte de l'argent, leur démocratie libérale, leur dégénérescence sociale, leur parlementarisme, leur lutte des classes, leur féminisme, leur nationalisme vertical, leur capitalisme financier, leur étatisme borné, leur chauvinisme, le bolchevisme de Moscou et Washington, la syphilis éthique de Hollywood, et la lèpre spirituelle de New York. »
Descendance : Mouvement populaire européen d'Otto Strasser / Jeune Europe de Jean Thiriart.

Jeune Europe

Dirigeant : Jean Thiriart
Origine : Le nom est un détournement du nom du mouvement Giovine Europa, fonde en 1834 en Suisse, par le révolutionnaire italien et ancien carbonari Giuseppe Mazzini. Cet accaparement d'aura a déjà été tenté par les fascistes italiens puis par les services de propagande du III Reich.
Historique : Le 1er septembre 1961, Thiriart publie le Manifeste à la nation européenne. Il souhaite « une Europe unitaire, puissante, communautaire en réaction — et en dehors — contre le bloc soviétique et le bloc des États-Unis ». Le mouvement va soutenir activement l'OAS. L'idée est de se servir d'une Algérie française comme base arrière de la révolution européenne.  Pour une Quadricontinentale, européanisme et tiers-mondisme. Quadricontinentale: ce terme est construit explicitement à partir de celui de Tricontinentale, consacré par la Conférence de Solidarité avec les Peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique Latine, organisée en 1966 à la Havane par le régime cubain. Pour Thiriart, l'Europe doit se joindre à la Tricontinentale en formant une alliance quadricontinentale (Europe et Tiers-monde) contre l'impérialisme américain. Libérer l'Europe grâce au Tiers-monde. Thiriart envisage sérieusement l’hypothèse d'une insurrection armée anti-américaine en Europe. Il pense donc constituer des « Brigades européennes », un appareil politico-militaire, qu'il verrait s'entraîner et s'appuyer sur un poumon extérieur. C'est dans cet esprit que, en été 1966 et par l'intermédiaire de Chaucescu, Thiriart rencontre Zhou Enlaï à Bucarest, pendant que d'autre cadres visitent la Bulgarie, la Yougoslavie et la Roumanie5. Les retombées directes seront nulles, car les Chinois ne croient pas à la lutte armée en Europe. En revanche, les retombées politiques sont énormes pour Jeune Europe. Désormais, le tiers-mondisme de Jeune Europe est mondialement reconnu et « officialisé » par la Chine maoïste. L'organisation entretient des rapports de plus en plus réguliers avec les gouvernements nationalistes arabes (Irak, Algérie, Égypte). La section italienne du mouvement, Giovane Europa, parvient même à cosigner un tact avec le comité Imperia du Parti communiste d'Italie (marxiste-léniniste)Le projet des Brigades européennes semble prendre forme: en mariant l'argent arabe avec les compétences européennes, les volontaires européens pourraient commencer bientôt à mener des actions militaires contre Israël, puis, à l'occasion des prémisses d'une crise politique, ils seraient transférés sur un théâtre d'opération en Europe.
Journal : revue La Nation européenne.
Influencé par:  Otto Strasser.
Signe de reconnaissance : la croix celtique. Cependant, après une une tournée dans les pays arabes en 1969 par manque de moyens financiers, Jean Thiriart est conduit à dissoudre le mouvement.

Fédération d'action nationale et européenne (FANE, 1966-1987)

Membres notables : Mark Fredriksen (président, employé de banque, ancien commando parachutiste, ex-OAS), Didier Renaud (trésorier), Jean-Robert Debbaudt, Henri-Robert Petit (président d'honneur de la FANE, ancien chef de cabinet de Darquier de Pellepoix sous le gouvernement de Vichy), Christian Bonniol, accusé d'avoir hébergé un néo-nazi en cavale (Axel Kühl), Jean-Yves Pellay, militant infiltré de confession juive, ancien légionnaire, puis mercenaire au Liban en 1982. Colonel, il est mort dans les rangs de l’armée croate comme engagé volontaire, Hubert Kohler, Arsène Crespin, Michel Caignet (pédophile notoire, fondateur de Gaie France), Pascal Coletta (braqueurs au sein d'un gang de néonazis allemands), Jean-Pierre Dutrieux (Candidat FN), Michel Faci (Ex GNRB, ex-PNFE, proche du présidentiable Jean Lasalle), Georges-Alain Gateau (candidat FN), Luc Michel, (PCN), Philippe Pontigny, Frédéric Vicher et Philippe Cabassud (deux interpellés lors de l'enquête sur l'attentat de la rue Copernic), Paul Durand, ancien policier (1977-1980) dénoncé.
Le 8 avril 1966, la « Fédération d'action nationale et européenne (FANE) pour une  Europe populaire, unitaire et blanche » est fondée, fusionnant trois groupes : Action-Occident ; les Cercles Charlemagne, dont les membres sont aussi majoritairement issus d'Occident, en rupture avec lui à la suite de la mise à l'écart de Pierre Sidos ; le Comité de soutien à l'Europe réelle (CSER) — section française du Mouvement social belge de l'ancien rexiste et Waffen-SS Jean-Robert Debbaudt (adhérent du Nouvel ordre européen du Suisse Gaston-Armand Amaudruz) —, animé par Hubert Kohler, dit Roland Dursanne, Didier Renaud et Arsène Crespin. 
Axes : Antisionisme et tiers-mondisme, soutien au révisionnisme, passage du nationalisme révolutionnaire au national-socialisme.
Journaux : Notre Europe.
Antagonismes : Mouvement Nationaliste Révolutionnaire
Signes de reconnaissance : port d'uniformes, salut romain, célébration de l'anniversaire d'Adolf Hitler, slogans « Ouvrier fasciste, rejoins nos rangs! », « le succès de demain dépend de la réhabilitation des hommes d'hier ».
Dissolution : en Conseil des ministres du 30 septembre 1980, puis à nouveau le 23 janvier 85, et une troisième fois le 16 septembre 87, suite à des vices de forme, au motif des « manifestations violentes organisées par ce mouvement dont l’un des buts exprimés est l’installation d’un nouveau régime nazi, l’organisation paramilitaire de cette association et ses incitations à la discrimination raciale ».
Descendance et reconstitution : à travers les FNE (Faisceaux nationalistes européens), dont Michel Caignet était le premier trésorier et Mark Frédériksen le premier président, et le Centre de culture européenne dont Caignet est aujourd’hui encore le président et Frédériksen le trésorier. 
En janvier 1994, les Faisceaux nationalistes européens fusionnent avec le PNFE (voir plus bas).
Michel Caignet. Il fut d’abord chargé de l’organisation des "solstices", à la fois rassemblement politique et fête païenne dans la tradition SS. Il organisa une réunion clandestine de l’internationale noire : le "Premier conseil fasciste" se tint à Paris le 26 janvier 1980, malgré la mobilisation d’un millier de CRS. Il organisa le 22 juin 1980 une cérémonie du solstice en uniforme nazi, au château de Fougères (Poule-les-Echarmeaux), propriété du comte Philippe de Sailly-Candeau. Il organisa la cérémonie du Centenaire de la naissance d'Adolf Hitler. Sa mission consistait "à lutter sans réserve (...) aux côtés de ses camarades européens pour la sauvegarde et la renaissance de la race blanche et pour l’instauration du socialisme national". Il fit ensuite le fondateur de la revue Gaie France Magazine qui devait d'abord s'appeler Gaie Europe et véhicula à travers celle-ci l'idéologie néonazie à un public homosexuel et pédophile.

 

Avec l'assassinat de François Duprat, le 18 mars 1978, les GNRB disparaissent. Les militants de tendance « néonazie » relancent la FANE et son journal Notre Europe, tandis que les adeptes de la « troisième voie » rejoignent Jean-Gilles Malliarakis pour fonder, le 11 février 1979 le Mouvement nationaliste révolutionnaire (voir plus bas).

Front européen de libération (FEL, 1990-2002) dont en France Nouvelle Résistance puis Unité radicale

Le second Front européen de libération est fondé en 1990 par Marco Battara, Christian Bouchet et Juan Antonio Llopart. Il possède, à un moment ou à un autre, des sections dans une dizaine de pays européens (sa section française fut successivement Nouvelle Résistance puis Unité radicale). Dissous en 2002,
Axes : nationalisme révolutionnaire, nationalisme européen, anti-impérialisme, anticommunisme, antiaméricanisme, antisionisme.
Scission : en 1998 vers le Parti communautaire national-européen.
Dissolution : en 2002 suite à l'atttentat de Maxime Brunerie contre Jacques Chirac.
Descendance : en 2002, il donne naissance au Réseau géopolitique européen.

Parti communautaire national-européen (PCN, 1984-)

Dirigeants : Luc Michel, Fabrice Béaur
Axes : National-blochévisme, 
Est rejoint par la scission de 1998 d'une partie de la section française du Front européen de libération (Nouvelle Résistance - région Ile-de-France dont Fabrice Béaur)

Le Réseau radical (2002-2006) puis Les Nôtres

Bureau politique : Jacques Bordes, Christian Bouchet et Giorgio Damiani. Membre notable : l'essayiste antisémite Hervé Ryssen
Axes : anticapitalisme, orientation sociale et solidariste, antiaméricanisme, antisionisme et eurasisme.
Signe de reconnaisance : le trident.

Les Identitaires

Mouvance animée par des motivations fédéralistes (région-nation-civilisation), 
axes : personnalisme (ni individualisme, ni collectivisme), archéo-futurisme, anti-consumérisme et anti-hédonisme.
Divers dissidents du GRECE, tels Guillaume Faye, Jean Haudry, Dominique Venner, Robert Steuckers ou Pierre Vial, ont contribué à la naissance de la mouvance identitaire.

Terre et Peuple 

Association culturelle lié aux précédents et animée par l'universitaire Pierre Vial, qui possède beaucoup de boutiques.

Belgique : Mouvement Nation
dirigeant ; vice- président Salvatore Russo et Cédric Hermy (depuis le 13 octobre 2019). Membres notables :  Robert Steuckers à une époque, Olivier Frapchot, secrétaire général.
axes : identitarisme, nationalisme, solidarisme, rejet de l'islamisation, partisans de la "remigration", antisionisme pro-Hezbollah.
rejoint le 12 janvier 2019 par le parti d'extrême droite Nouvelle Wallonie Alternative (NWA, identitaires wallons) et le 19 septembre par le Nieuw-Solidaristisch Alternatief! (NS-A, identitaires flammands)

Belgique : Synergies européennes (1993-)
dirigeants : Robert Steuckers, Gilbert Sincyr.
axes : nationalisme anticapitaliste paneuropéen
Robert Steuckers, membre du GRECE à 17 ans (1973-1993), puis du Vlaam Block, puis cadre du mouvement Nation, principal théoricien du Parti des Forces Nouvelles dans les années 80 et 90, il dirige la revue Orientations (1980-1991). En 1989, Robert Steuckers estime que « la nouvelle droite se trouve confrontée à un défi : rénover son discours, s’annexer de nouvelles pistes intellectuelles (Michel Foucault, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Georges Gusdorf, Charles Péguy, etc.), opérer une greffe entre ces nouveaux adstrats et son corpus existant ».  Selon Jean-Yves Camus, Steuckers reproche à l'encontre du GRECE le manque de travaux et publications liés au réel, à la géopolitique et aux sciences juridiques, savoirs qui sont de première nécessité pour suggérer une organisation politique concrète de l'espace culturel européen ; mais surtout aux « grécistes  » de manquer d'intérêt pour les travaux publiés dans le monde germanophone et pour la culture de la Mitteleuropa de manière générale. 
Gilbert Sincyr est ingénieur et historien. De 1958 à 1961, il a servi en Algérie dans le commando de chasse Maurice, sous les ordres du colonel Bigeard (1 citation), puis dans le Renseignement militaire. Aux côtés du général Salan, il fit parti de ceux qui refusèrent l'abandon de leurs camarades Harkis, aux couteaux du FLN. Ecologiste convaincu, dès 1977 il rejoignait le Groupe Paul - Emile Victor et la Fondation Cousteau. Ancien animateur de la Nouvelle Droite, et Président européen de la Fédération des Activités Culturelles Européennes, il a toujours défendu le droit des peuples à l'identité et à la culture.

2°) Confédération européenne des nations

Les partisans d'une confédération européenne reconnaissent les nations européennes existantes, vision défendue par l'Eurodroite aujourd'hui dissoute.

Mouvement Nationaliste Révolutionnaire (1979-1985) puis Troisième Voie (1985-1991)

Dirigeant : Jean-Gilles Malliarakis (Gilles de Kassos dans la revue Eléments)
Il affirme clairement que l’ethnie française ne saurait être une question raciale mais sociologique, raison pour laquelle il refuse la notion d'Europe des ethnies, selon l'ethno-différencialisme défendu par la Nouvelle Droite qu'Alain de Benoist abandonnera, lui préférant une Europe des nations.
axes : nationalisme-révolutionnaire, solidarisme, corporatisme, antiaméricanisme et antisovietisme (opposé au « condominium américano-soviétique » sur l'Europe ou « système de Yalta »)
Fusion en 1985 avec des dissidents du Parti des Forces Nouvelles (PFN) entraîne la création de Troisième Voie.
Dissolution-éclatement, en juillet 1991, après le rapprochement de Jean-Gilles Malliarakis avec le FN (il rejoindra ensuite les clubs Idées-Action d'Alain Madelin).

Parti des forces nationalistes

C'est la nouvelle dénomination du courant contre-révolutionnaire du Parti des Forces Nouvelles (PFN) après 1986, prône quant à lui une union confédérale des nations européennes « de Lisbonne à Moscou et de Rome à Oslo » sur la base de valeurs communes issues d'un triple héritage grec, romain et chrétien en définissant des principes fondamentaux de vie en société largement inspirés de la doctrine sociale de l'Église ainsi que du corporatisme.

 

Journal du parti :Tribune nationaliste, créé en octobre 1985 et interdit en décembre 1990

3°) Entreprises d'extrême droite qui sont issues du paneuropéanisme
Patrouille de l'événement, domiciliée à Paris, succursale à Fréjus, dirigée par Minh Tran Long ou Minh Arnaud (ex-FANE). Travaille pour le Rassemblement National - même domiciliation que Jeanne et Riw
Loftus Overseas Management, domiciliée à Hong Kong, dirigée par Yann Tran Long (ex-FANE)

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