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Publié par Les étudiants de Paris 8

Pour qu'on mette Muhamedin Kullashi à la porte de Paris 8.
Il a apporté sa caution au nationlaisme Kossovar au lieu de faire fuir le point de fuite, au lieu de dénoncer Hachim Thaçi, responsable de la mort de 470 personnes et à travers le groupe de Deneka d'un important trafic de drogue pour financer l'UCK.
Plusieurs reportages sont sortis à cet effet. Dans l'un d'entre eux il est expliqué comment Ibrahim Rugova a été doublé par Hachim Thaçi, l'espion français.

Muhamedin Kullashi fête ce soir la première fête nationale de son pays. Cet enseignant de philo à Paris-VIII vit dans une maison du quartier de la Mutualité.

 
 
 
C'était il y a un an, jour pour jour. Le 17 février 2008 était proclamée la naissance de l'Etat souverain et indépendant du Kosovo. Ce que la grande histoire retiendra comme l'une des grandes étapes de « l'apaisement des Balkans ». A Saint-Denis, dans une banale maison du quartier de la Mutualité, un homme écrit quelques pages de la petite histoire depuis longtemps déjà : c'est Muhamedin Kullashi, enseignant de philosophie à l'université de Paris-VIII. Dans quelques semaines, le chargé d'affaires deviendra le premier ambassadeur en France de la jeune république. Ce soir, dans les luxueux salons de l'hôtel Lutetia à Paris, il célébrera la première fête nationale kosovare en recevant « la crème » diplomatique et politique et tous ceux qui, dans la société civile, ont contribué à la naissance du Kosovo. « Que cette première fête nationale ait lieu à Paris, dans ce pays si impliqué dans le règlement du conflit de l'ex-Yougoslavie et son avenir, forcément c'est émouvant », se réjouit le professeur-diplomate.
Après cette soirée exceptionnelle en l'honneur du drapeau kosovar bleu et jaune choisi sur concours parmi 900 propositions, au son de l'hymne national, lui aussi créé et choisi sur concours, Muhamedin Kullashi devra faire quelques concessions à la discrétion de son train de vie. Installé à Saint-Denis depuis dix ans, dans une maison dont il paie encore les traites, il devra emménager dans le très chic XVIIe arrondissement, à deux pas des futurs locaux de l'ambassade, bientôt inaugurés sur l'avenue de la Grande-Armée. « Comme chargé d'affaires, j'ai déjà les prérogatives de chef de la mission diplomatique, sourit le futur ambassadeur. Jusqu'à présent, ma maison, ici, servait aussi de bureauâ?¦ » Le maître de conférences espère bien continuer de fréquenter les amphis de la faculté. « Ma vocation, c'est d'enseigner, insiste-t-il, alors j'essaierai de maintenir cet équilibre à l'université. On verra à l'usage. »
Le défi enthousiasme Muhamedin Kullashi, qui a mis le cap sur la France pour échapper au « nettoyage ethnique des institutions ». Il parlait déjà un français à faire pâlir un académicien, appris sur les bancs de l'université de Zagreb (Croatie). Il y enseignait déjà la philosophie lorsqu'il lui fallut choisir l'exil avec son épouse, Valdete, au début des années 1990. « Imaginez neuf cents enseignants virés, chassés de l'université du jour au lendemain », rappelle-t-il. Aujourd'hui l'ex-réfugié a la double nationalité franco-kosovare et rêve de concrétiser « l'espoir de la population des Balkans : la perspective d'intégrer l'Union européenne ».
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