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Publié par La Philosophie

Lors de la première cohabitation (1986-1988), Henri VI d'Orléans (1908-1999), « comte de Paris », héritier royal du trône de France, se prononce à plusieurs reprises en faveur de François Mitterrand, il avait d'ailleurs publié un livre en 1937, Le prolétariat à partir duquel on l'avait surnommé le Prince rouge, qui est une vieille connaissance : jeune étudiant, le futur président de la République avait fait le voyage du Manoir d'Anjou, près de Bruxelles (résidence des Orléans en exil), durant les années 1930. Henri d'Orléans lui est également reconnaissant de lui avoir manifesté une réelle considération, lors des cérémonies du Millénaire capétien (1987), comme l'a souligné le préfet Cyrille Schott31, ancien conseiller technique à l'Élysée (qui fut chargé de superviser les cérémonies du Millénaire capétien et servit de relai entre les deux hommes). La confiance qu'Henri VI d'Orléans (1908-1999), « comte de Paris », accorde à la Nouvelle Action Royaliste de Bertrand Renouvin, dans les années 1980 et 1990, ne fait que conforter ce mouvement dans ses convictions. La nomination de Bertrand Renouvin au Conseil économique et social (CESE) par François Mitterrand permet à la Nouvelle Action Royaliste d'accroître encore son audience. Peut-être est-ce dû à ce que l'influence du disciple de Mitterrand, Charles Pasqua, n'avait pas réussi à faire entrer le Front National au gouvernement Chirac comme jadis le florentin avait fait rentrer les communistes au gouvernement pour que les responsabilité leur donne le baiser de la mort. Soit on retrouve là une vieille lubie et sympathie de Mitterrand pour Maurras soit il s'agit d'un calcul cynique pour diviser l'extrême droite.

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