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Publié par La Philosophie

La Vérité correspondance 5:00
C'est la correspondance entre les choses et ce qui est énoncé adequatio rei et intellectus. "Au sens de la vérité correspondance" dit Bitbol. Il s'agit de faire correspondre. C'est seulement en les énonçant qu'on peut dissocier les propriétés des choses face à l'énoncé qu'on veut leur faire correspondre. La conséquence à cela est le vertige de la redondance.
Prescrire à la pensée de penser ce qu'il y a indépendamment de toute pensée. Et oui il y a ce paradoxe qui veut c'est en terme de pensée qu'est appréhendé ce qu'il y a indépendamment de toute pensée
L'acte de connaître comme recueils de données auprès d'objets naturels préexistants
Le paradigme cognitiviste identifie la connaissance au traitement intrasystémque, symbolique et computationnel d'informations qui proviennent de l'Univers.
Le véritable sujet est le métasujet. Le sujet sensible le sujet doté d'intention donateur de sens se trouve repoussé hors du jeu représenté de la cognition vers la position d'un spectateur neutre généralement inaperçu de la confrontation entre les choses et le pseudo sujet réifié, entre le sujet naturalisé et la nature. Ici le seul authentique sujet n'est pas celui de la cognition, c'est-à-dire le sujet naturalisé ou objectivé c'est celui de la cognition de la cognition, le métasujet cognitiviste qui aperçoit les choses mais qui ne s’aperçoit pas lui-même. Critique : de là ressort la dimension d'authenticité.

 

On peut donner quatre épistémologie ou quatres visions ou perspectives de la connaissance
épistémologie idéaliste dogmatique ou docétisme logique On peut penser à Badiou et sa logique d'apparaître dans logique des mondes, pour cet antiphilosophe la philosophie ne saurait être liée à la connaissance et l'(anti)philosophie ne saurait comporter d'épistémologie.
épistémologie normative transcendantale (kantienne) ou antidocétisme : mise à l'écart par Newton des explications causales au profit des connexions légales. Rien des propriétés intérieures ou intrinsèques ne peut être l'objet d'une connaissance empirique. Selon Kant une pensée s'accorde nécessairement à son objet si la pensée sont en même les conditions de constitution de la pensée par liaison des phénomènes. Cette épistémologie passe par la généralisation non-triviale du concept de vérité-cohérence 24:30 ou convenance mutuelle (de l'objet, de la pensée et du monde).
épistémologie naturalisée relationnelle : on peut donner comme exemple l'épistémologie génétique de Piaget appuyée sur une ontogenèse s'accomplissant lors du développement de l'enfance, Le sujet constitue ses propres schèmes adaptatifs il faut assouplir . Il faut ajouter à cette épistémologie naturalisée sa variante énactive. Elle se place sur un plan médian, une voie moyenne entre une théorie idéaliste de la connaissance et une théorie réaliste sur un axe processuel central d'où coémerge le sujet et son monde. Cela revient à poser une ontologie phénoménologique de laquelle toute trace dualiste est effacée et la charge ontologique est retirée à tout objet scientifique, n'en déplaise à David Lapoujade. Conception réaliste du domaine d'application
Ce dépaysement philosophique comme l'appelle Bitbol se poursuit en fait dans une quatrième épistémologie.Il y a enfin un quatrième domaine que l'on nomme auto-efficacité ou auto-capacité et qui consiste à produire ses propre capacité de réalisation ou construction avec son propre retour du processus de création ou plus simplement de sa démarche qui dès lors n'est plus de conception, laquelle à la manière d'un Buren se gargarise avant tout du processus de création plus que de la pérennité du résultat obtenu - comme si le cycle communication, production, consommation et élimination était au travers du recyclage éternel. Dès lors les deux pôles de l'activité de connaître en sont ni le sujet ni le monde, termes qui ne sont que le symptômes de ce que l'épistémologie reste piégée dans l'antinomie du sujet et du monde.. Il n'y a ni sujet ni monde.

 

Dans cette vidéo, on assiste là à une dérivation de Badiou, une reprise de son antiphilosophie avec sa distinction en creux (inaperçue) et  habituelle entre Sujet/sujets, Pensée/pensée (4 des 5 conditions), Nombre/nombres, Vérité/vérités qui rend d'ailleurs impuissante la philosophie et la fait basculer dans l'antiphilosophie… (les philosophes se prenant pour des antiphilosophes, les institutions de philosophie basculent dans l'antiphilosophie et inversement). j'ai fait un petit texte là dessus sur le côté ruineux et désastreux de la Pensée de Badiou qui n'est pas un dire vrai, mais une fiction en déduction sous disposition du Temps et non de la Vérité ou dire vrai même s'il force la limite en pervers et produit des vérités de temps à autres en philosophie (antiphilosophie/dogmatisme ruineux) ou dans ses conditions (imposture). Je n'utilise que les concepts de Badiou retournés à l'endroit de lui-même, le lieu de l'extase de la conscience face à la compossibilité des vérités subjectives, infinies, génériques, immanentes et singulières… Badiou n'est pas sous condition de l'art et de la science mais du poème et du mathème ce qui est très peu platonicien mais lacanien, il n'est d'ailleurs pas arpenteur ou géomètre pour un sou. On me dit d'aller voir du côté de Canguilhem.

Je dis tout cela car pour Badiou il n'y a pas d'épistémologie valable alors que Bitbol, sous la médiation de Meillassoux, en produit une. Meillassoux sert entre mise entre une antiphilosohie nécessaire et la philosophie qui se veut une épisétmmologie transcendantale et .

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