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Publié par Gilles Andecq

 

« La gauche était ma famille, elle m'a beaucoup apporté et je lui dois beaucoup. Elle le reste, mais elle m'a désormais appris à avancer par moi-même, à ne plus compter sur elle. » p. 148.

« L'arrivée de la gauche au pouvoir en juin 2012 m'a fait passer de l'enfance à l'âge adulte. Je croyais en la politique, je considérais qu'elle était engagement et courage, qu'il était possible par l'action de transformer les choses, de changer de vie. Ces espoirs se sont évanouis, la part de rêve a disparu. Dix ans d'attente, de combat pour rien. » p. 148.

« C'est l'une des différences fondamentales entre les gauches française et allemande. La seconde a accepté au moins à deux reprises de prendre le réel à bras-le-corps. En 1959 au congrès de Bad Godesberg, elle a abandonné la référence au marxisme pour accepter l'économie de marché. En 2003, sous l'égide de Gerhard Schröder, elle s'est résolue à des réformes structurelles, notamment sur le marché du travail qui aujourd'hui encore semblerait inacceptable en France. » p. 141

« Certains [comme Alain Minc] cherchent à discréditer cette valeur fondamentale qu'est l'égalité en la faisant passer pour ce qu'elle n'est pas de l' « égalitarisme » ou de l'« assistanat ». Ceux-là oppose l'« égalité » à la « méritocratie », comme si la première n'était pas la condition sine qua non de la seconde. Le mérite sans égalité des chances n'est que rente et darwinisme social. Ce contre quoi la politique doit se battre  ». p. 113. Donc on peut voir qu'il confond égalité avec égalité des chances. Lui-même se contredit quand il dit que « la montée sans précédent de l'individualisme a de puissants moteurs. Elle se nourrit à a fois de l'idéologie libertaire, soixante-huitarde, et l'idéologie libérale, qui consacre l'individu roi (et consommateur). Elle est soutenue par des instruments nouveaux, les nouvelles technologies et les réseaux sociaux, qui permettent à tous de s'exprimer devant tous à tout moment et sur tout. C'est le règne de l'égalitarisme, la fin de la verticalité et le triomphe des systèmes transversaux.  » p. 91.

« L'étatisme et le corporatisme sont, assurent les auteurs, les deux terreaux qui alimentent la défiance. Cette société de défiance doit se réformer, retrouver les bienfaits de la coopération et du crédit accordé à l'autre, qu'il s'agisse d'un individu ou d'une institution. Rien ne sera possible sans un accord sur des valeurs communes fortes telles que l'égalité, la solidarité, la récompense du mérite, la croyance en un avenir.  » p. 142.

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