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Publié par Les étudiants de Paris 8

Jérémie Assous

Jérémie Assous

Jérémie Assous

Jérémie Assous

Jérémie Assous

Avocat proche de certains Gilets Jaunes

Parcours
Son père, juif tunisien, aîné d’une famille nombreuse débarquée en 1959 à Marseille, qui démarre tôt les petits boulots par nécessité, et comble son regret de n’avoir pas fait d’études en accumulant «une bibliothèque fantastique». Littérature, histoire, philosophie : avec sa femme, professeure d’histoire-géo, ils enseignent à leurs quatre enfants la passion des livres et l’esprit critique (8). Formé par Jacques Vergès et François Gibault, Jérémie Assous s’est installé à son compte en 2003. Il a remporté d’importants succès en droit du travail, initiant des décisions jurisprudentielles fondatrices, et est l’un des cofondateurs des plateformes actioncivile.com et demanderjustice.com, qui favorisent considérablement l’accès à la justice (1). Avocat de droit pénal, de droit pénal, de contentieux commerciaux, de droit de la propriété intellectuelle et de droit de la presse (2). Jérémie Assous a notamment été à l'origine de la requalification des contrats de participants aux émissions de « téléréalité » en contrat de travail. Du fait du nombre de plaignants (plus de 300), ce contentieux a souvent été qualifié de “class action” (3).

Contact
Assous Avocats
50, avenue de Wagram 75017, Paris
Tél. +33 (0) 1 47 34 67 72
Fax. +33 (0) 1 40 54 77 67
contact@ja-avocats.com et ja@ja-avocats.com

 


Engagement politique et activisme :


Faits
En Février 2014, il lance, avec son associé Jérémy Oinino, un site Internet, actioncivile.com, qui permet de regrouper les plaintes de consommateurs s’estimant victimes de pratiques frauduleuses ou anticoncurrentielles (4).
Jérémie Assous est désigné par Jeremy Oinino pour défendre ses intérêts et ceux de la société Demander Justice, dans son combat contre le Conseil national des barreaux et l’Ordre des avocats de Paris qui lui reprochaient d’exercer illégalement la profession d’avocat à travers le fonctionnement de ses sites Internet, www.demanderjustice.com et www.saisirprudhomme.com. Le Tribunal de grande instance de Paris, le (5), puis la Cour d'appel de Paris le ont relaxé Jeremy Oinino (6).
Le samedi 8 décembre, Julien Coupat est interpellé dans la matinée à Paris, dans le cadre de l'acte IV des manifestations des gilets jaunes. Il a été entendu pour « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations » (7).

Propos
Sur l'interpellation de Julien Coupat en décembre 2018 : « Ils ont immobilisé son véhicule à cinq voitures, convaincus qu'ils allaient trouver un certain nombre d'éléments de matériel illicite, qui auraient justifié de manière rétroactive leur enquête. Or, il n'y avait qu'un gilet jaune, un masque et des bombes de peinture» (3) « N’importe quelle personne qui a un gilet jaune dans sa voiture peut se faire arrêter pour groupement », a ironisé Me Jérémie Assous auprès de l’AFP.
Sur les pratiques frauduleuses commerciales : « Les entreprises auront toujours le choix entre négocier ou faire face à une avalanche de procès devant tous les tribunaux de France. Avec Internet, le rapport de force devient enfin ­favorable aux consommateurs »

Propos démentis par la réalité
 

Ses références (A quoi sert l'autorité sinon de bride ?)
 

Son réseau :
Notamment l'avocat au barreau de Lille Eric Dupond-Moretti et les avocats au barreau de Paris Thierry Levy, Hervé Temime, Pierre Haïk, Jacqueline Laffont, Hayat Djabeur, Antoine Vey et Gérard Haas (3).

Avis
Sur actioncivile.com. Pour Pierre Haïk : « C’est une grande innovation, une bonne idée, même si nous ne sommes pas liés contractuellement avec eux. » Pour Thierry Lévy : « Je n’ai pas donné un ­accord de principe. Ce sera du cas par cas. C’est une très bonne initiative, une expérience qui mérite d’être tentée. Compte tenu de la taille des entreprises, les individus peuvent aujourd’hui se sentir ­impuissants à faire valoir leurs droits. » Pour le ­bâtonnier de Paris Pierre-Olivier Sur ou l’avocat du barreau Alexandre Varaut : « En soi, c’est une action intéressante, commente ce dernier. Mais il sera bien difficile pour eux de ne pas être poursuivis pour chantage. »  Pour Nicolas Lecoq-Vallon, avocat d'UFC Que Choisir : « Quand on veut faire plier un grand groupe, l’effet de masse ne suffit pas, assure-t-il. Il faut aussi être juridiquement très solide. De plus, atomiser les contentieux dans toute la France est compliqué. Ça peut coûter beaucoup d’argent. » Le juriste fait remmarquer que la collecte de plaignants sur Internet peut être assimilée à du « démarchage illicite »(4).

Sources
1. Présentation sur le site Assous Avocats.
2. Thinkerview, 4 mai 2018.
3. Présentation sur le site Actioncivile.
4. Paris Match, L’affaire qui risque de coûter 16 milliards aux banques, 5-7 février 2014, par François Labrouillère et David Le Bailly.
5. France Inter, La relaxe de demanderjustice.com va-t-elle ouvrir la voie ?, 14 mars 2014
6. Article Wikipedia, consulté le 6 avril 2019.
7. France Info
Gilets jaunes : la garde à vue de Julien Coupat prolongée de 24 heures, 8 décembre 2018.
8. Libération, Lex machine, 10 mars 2011, par Ondine Millot.
 

 

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